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Actualités

Atmo noue un partenariat avec Shanghai pour mutualiser les pratiques et trouver des solutions innovantes pour l’air Montag 3 Dezember 2018

Signature accord SEMC ATMo Auvergne-Rhône-Alpes

Mercredi 28 novembre, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, par la présence de son président Eric Fournier, et de son homologue du Shanghai Environmental Monitoring Center (SEMC), par la présence de Mme Wang Xiangming, ont signé un accord de partenariat portant sur la mise en commun des pratiques et des nouveaux moyens de surveillance de l’air. Cette signature s’est déroulée à Pollutec, sur le stand de la Région Auvergne-Rhône-Alpes qui entretient depuis plus de 30 ans des relations privilégiées avec la Municipalité de Shanghai. Un nouveau mémorandum de coopération, notamment centré sur la thématique environnement, a d’ailleurs été signé en février 2017 entre les deux collectivités.  

 

Mettre en valeur le savoir-faire régional des acteurs publics et privés dans le domaine de l’air 

 

L’objectif de cet accord entre Atmo et le SEMC est de fournir un cadre institutionnel pour construire les bases de futurs partenariats publics-privés pour l’émergence de solutions innovantes en faveur de la qualité de l’air sur leurs territoires respectifs. Il fait suite à la participation d’Atmo à la mission régionale « environnement » (entreprises et institutions), conduite par la Région Auvergne-Rhône-Alpes et le pôle de compétitivité chimie-environnement AXELERA à Shanghai en novembre 2017. 

 

Des enjeux de qualité de l’air qui ne connaissent pas de frontières 

  

Pollutec 2018 - Accord SEMC Shangaï et ATMO Auvergne-Rhône-Alpes

La municipalité de Shanghai tout comme les grandes métropoles de la région Auvergne-Rhône-Alpes sont confrontées à des problématiques environnementales locales et globales notamment de pollution de l’air et le changement climatique.  Les efforts menés par tous les acteurs sur ces territoires commencent à porter leurs fruits, notamment au niveau de la qualité de l’air. Selon une récente étude publiée par l’Université de Chicago, les concentrations en PM2.5 ont diminué de plus de 30 % entre 2013 et 2017 en Chine notamment dans des mégalopoles comme Shanghai. En Auvergne-Rhône-Alpes aussi la qualité de l’air s’améliore avec une baisse des concentrations de PM2.5 de moitié (-55%) sur les dix dernières années.

 

Mais la bataille pour l’air n’est pas encore totalement gagnée de part et d’autre des frontières. Il faut poursuivre les actions de réduction des émissions polluantes liées à nos activités (chauffage, transports, industrie, etc.). Mais aussi faire évoluer la surveillance et amplifier la communication et l’information.

La collaboration entre les organismes de surveillance de l’air de la région Auvergne-Rhône-Alpes et de la municipalité de Shanghai est une formidable opportunité de mutualisation, de partages d’expériences et de connaissances. Elle portera notamment sur : les méthodologies de calcul des émissions de polluants atmosphériques, les outils et méthodes de modélisation de l’air, la prévision quotidienne, le recours aux nouvelles technologies de surveillance comme les micro capteurs ou les drones par exemple. 

 

En tant que Président d’Atmo je me réjouis de cette collaboration et des accords commerciaux, des développements technologiques entre des entreprises régionales et de Shanghai qui vont voir le jour où sont déjà en cours. Eric Fournier 

 

 

Évaluation de la qualité de l'air dans le cadre du projet d’aménagement de l’A480 et de l’échangeur du Rondeau dans la traversée de Grenoble Mittwoch 28 November 2018

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Dans le cadre du projet d’aménagement de l’A480 et de l’échangeur du Rondeau dans la traversée de Grenoble, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes vous présente des éléments d’information sur l’évolution de la qualité de l’air.

Chaque année notre observatoire publie le bilan de la qualité de l’air qui permet de qualifier la situation générale des différents territoires de la Région au regard de la réglementation. Dans le cadre de projet d’aménagement conséquent, comme celui de l’A480, ce bilan annuel doit être complété pour comprendre les enjeux spécifiques liés au projet. A cette fin, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a accompagné la démarche d’évaluation de la qualité de l’air des études Air/Santé du projet d’aménagement. 

Nous proposons ci-dessous une synthèse des éléments clés d’analyse des enjeux de qualité de l’air liés à cette infrastructure routière.

Le projet en bref

Le projet, sous maîtrise d’ouvrage d’AREA pour l’autoroute A480 et de l’Etat pour la RN87, inclut notamment la mise à 2x3 voies de l’A480 sur un linéaire de sept kilomètres en rive droite du Drac, l’aménagement de cinq échangeurs autoroutiers et la création d’une tranchée couverte d’environ 300 m.

La situation générale dans l’agglomération grenobloise et l’impact des transports routiers

Les principaux polluants à enjeux dans l’agglomération grenobloise sont le dioxyde d’azote, polluant gazeux très lié au trafic routier (environ 3 900 habitants de l’agglomération grenobloise sont exposés à un dépassement de la valeur réglementaire annuelle), et les particules en suspension (PM10 et PM2,5 ; plus de 90% des habitants de l’agglomération sont exposés à un dépassement du seuil préconisé par l’OMS, bien que les valeurs réglementaires soient elles respectées ces dernières années).Dans l’agglomération grenobloise, les transports routiers sont responsables de 52% des émissions d’oxyde d’azote et 28% des émissions de particules PM10. Ils sont en outre responsables de la surexposition des populations résidant à proximité immédiate des grandes voiries routières.

 
La réduction de l’exposition de la population à la pollution atmosphérique demande d’agir sur les émissions des transports routiers, en combinaison avec des actions sur les autres secteurs émetteurs.
 
 
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Spatialisation des principaux polluants de l'air dans le coeur de l'agglomération grenobloise - Source : Atmo Auvergne-Rhône-Alpes

 

Le « contournement » de l’agglomération grenobloise (A48, A480 et RN87) est une zone à enjeux « air » marqués mais dont les impacts tendent progressivement à diminuer

Le « contournement » de l’agglomération grenobloise est une infrastructure routière qui contribue de manière importante aux trafics et aux émissions de polluants atmosphériques de l’agglomération. En effet, ces voiries routières représentent plus de 20% des émissions de polluants atmosphériques liés aux transports routiers de l’agglomération.

Les habitants de la zone de proximité du « contournement » tendent à être plutôt plus exposés que la population moyenne de l’agglomération. Par exemple, alors qu’à l’échelle de l’agglomération 1% de la population est exposé à un dépassement de la valeur réglementaire concernant le NO2, cette valeur s’élève à 11% dans la zone de proximité des voiries du « contournement ». Il convient de préciser que les populations résidant à proximité des grands axes du centre-ville sont exposées à des niveaux de NO2 et de particules fines du même ordre que les riverains du « contournement ».

Les niveaux d’exposition en bordure du « contournement » dépassent les seuils de référence (valeur réglementaire dans le cas du NO2 et seuil OMS dans le cas des PM), mais ils tendent progressivement à diminuer. Cela est notamment lié à l’amélioration technologique tendancielle du parc de véhicules circulant.

 
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  Evaluation des niveaux de polluants atmosphériques au niveau du Rondeau - Source : Atmo Auvergne-Rhône-Alpes

 
 
 
Le « contournement » de l’agglomération grenobloise est une infrastructure routière qui doit faire l’objet d’une vigilance particulière en raison des enjeux marqués d’exposition des populations riveraines à la pollution atmosphérique.
 

Les paramètres clés de maîtrise de l’exposition des population riveraines des grandes infrastructure routières

Deux grandes familles d’actions doivent être combinées pour réduire l’exposition des populations riveraines des grandes infrastructures routières : la réduction des émissions à la sources et la protection des populations.

La réduction des émissions de polluants atmosphériques liées à l’infrastructure routière. 

L’amélioration technologique tendancielle du parc de véhicules permet la réduction progressive de l’exposition des populations riveraines du « contournement ». Les projections dans le futur indiquent que cette tendance devrait se poursuivre, toutefois, il est essentiel pour que cela se réalise effectivement que le « gain technologique » ne soit pas contrebalancé par une augmentation de trafic.

La maîtrise des volumes de trafic afin de limiter les rejets liés aux moteurs et également à l’abrasion. 

La fluidité du trafic est un paramètre qui joue positivement sur les émissions de polluants par les transports routiers. 

La réduction de la vitesse de circulation de 90 km/h à 70 km/h a également un effet positif sur la réduction des émissions de polluants (de l’ordre de 5% en première approche). Cette mesure contribuerait à la réduction de l’exposition de populations qui compte parmi les plus exposées de l’agglomération.

Ainsi, si le projet d’aménagement ne conduit pas à une augmentation des volumes de trafic, la réduction de l’exposition des population riveraines liée à l’amélioration technologique du parc roulant pourra se poursuivre à l’avenir. Par ailleurs, la fluidité du trafic routier et la réduction de la vitesse de circulation à 70 km/h sont des mesures complémentaires, dont l’effet sur les émissions de polluants, contribue à la réduction de l’exposition des populations riveraines qui compte parmi les plus exposées de l’agglomération.
 

La protection des populations riveraines

Les zones de proximité routière fortement exposées demandent une attention particulière en matière de protection des populations : des mesures d’urbanisme ou d’aménagement peuvent contribuer à réduire localement l’exposition des populations. Cette question est un enjeu général d’urbanisme et n’est pas spécifiquement liée au projet d’aménagement du Rondeau et de l’A480 (à l’exception des cas où l’aménagement induit un rapprochement de la voirie avec les bâtiments existants).

Il est possible d’identifier deux principes d’actions :

- Eviter l’installation de nouvelles populations (ou à plus forte raison d’équipements accueillant des personnes sensibles) dans la zone d’influence de l’infrastructure. Le projet de Plan Local d’Urbanisme intercommunal de la Métropole intègre des dispositions contribuant à la prise en compte de la qualité de l’air dans le développement de l’urbanisme.

- Favoriser les aménagements de proximité susceptibles de réduire/limiter l’exposition des populations riveraines (en particulier s’il s’agit d’équipement sensible ; voir par exemple : les fiches CEREMA http://www.cerema.fr/qualite-de-l-air-et-plan-local-d-urbanisme-5-a2184....). Ce type d’aménagement doit être étudié et conçu au cas par cas en fonction des spécificités de chaque situation.

Les zones de proximité routière fortement exposées à la pollution demandent une attention particulière en matière de protection des populations : des mesures d’urbanisme ou d’aménagement peuvent contribuer à réduire localement l’exposition des populations.

Un enjeu de suivi des niveaux de trafic et de pollution de l’air en lien avec le projet d’aménagement

Compte tenu de la sensibilité de la zone du projet d’aménagement en matière d’exposition à la pollution atmosphérique, il est important que les niveaux de trafic et de polluants atmosphériques fassent l’objet d’un suivi détaillé afin de s’assurer que les projections réalisées se vérifient et que la situation de la qualité de l’air continue de s’améliorer. La « phase travaux », peut en outre être à l’origine d’émissions de polluants atmosphériques (particules notamment) et un suivi de ces paramètres est pertinent.

convAIRgence : un fonds de dotation pour imaginer l'air de demain en Auvergne-Rhône-Alpes Freitag 23 November 2018

Logo convAirgence - Imaginons l'air de demain

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, avec le soutien de la Fimea (Fédération Interprofessionnelle des Métiers de l’Environnement Atmosphérique), et du pôle de compétitivité chimie-environnement Axelera ont lancé début novembre un fonds de dotation pour l'air d'Auvergne-Rhône-Alpes, convAIRgence. L'ambition affichée est de financer des projets d’innovation et de communication digitale, pour aller au-delà de la mission de surveillance obligatoire de l’air. C'est à cette condition qu’ensemble nous imaginerons des manières de vivre et de communiquer différentes afin de préserver notre bien commun : l’air. 

Co-construire ensemble et trouver de nouvelles solutions

La qualité de l’air, enjeu sanitaire et sociétal, est au cœur des préoccupations des citoyens. Elle mobilise des acteurs issus de tous horizons, notamment les acteurs économiques et académiques pour l’émergence de solutions innovantes et le partage des données. 

Le fonds de dotation convAIRgence a été créé dans le but de favoriser l’émergence de projets technologiques et de communication innovants au service de l’air de demain.

Le fonds de dotation convAIRgence se déploie autour de trois missions :

apprendre et partager

 

APPRENDRE & PARTAGER :

Le fonds de dotation souhaite contribuer à mieux faire connaître la qualité de l’air dans toutes ses dimensions. Il permettra également de favoriser le partage des connaissances pour tous.

 

 

Fédérer et impulser

 

FEDERER & IMPULSER : 

Il s'agit, à travers le fonds de dotation, de fédérer tous les acteurs autour de projets concrets et de démontrer que l'émergence de nouveaux partenariats est possible, afin de garantir la préservation de la qualité de l'air.

 

co-créer et agir

 

CO-CREER & AGIR / 

ConvAIRgence permet de favoriser les prises de conscience de chacun et offrir à tous ceux qui le souhaitent la possibilité de devenir acteur d'une meilleure qualité de l'air.

 

 

Double défi à relever pour convAIRgence

Les soutiens financiers apportés au fonds de dotation convAIRgence sont destinés à la mise en place de deux programmes d’actions : l’un orienté vers l’innovation en faveur d’une amélioration des technologies de surveillance ; l’autre portant sur la communication digitale comme moyen de sensibilisation des populations. 

L'innovation

Afin d’anticiper les problématiques sanitaires, il est important de rendre les connaissances accessibles aux populations. Et ceci passe par l’innovation et l’utilisation de nouvelles technologies. Elle pourrait se traduire par le déploiement d’un observatoire des polluants émergents, ou par le développement de surveillance en mobilité. 

La communication

L’air que nous respirons est difficile à percevoir. C’est donc un frein à la prise de conscience. Ce programme d’action vise à proposer aux citoyens des services d’information augmentant leur réceptivité à la qualité de l’air. Elle pourrait se traduire par la création de vidéos immersives utilisant les technologies de réalité augmentée ou virtuelle pour « voir » l’air qui entoure les populations ou bien la mise en œuvre d’applications pour visualiser la contribution de chacun à la pollution. 

CONVAIRGENCE DEJA EN ACTION 
Depuis sa création en mai 2018, 4 projets d’actions ont déjà émergé grâce au fonds de dotation convAIRgence. Des financements supplémentaires sont espérés afin de les concrétiser. Parmi ces projets, on peut citer : 
• Une expérimentation de mesures de la qualité de l’air intérieur aux abords et dans des établissements recevant un public sensible (crèche) sur l’agglomération lyonnaise. Il s’agit de récolter des mesures plus fines compte-tenu de l’enjeu sanitaire pour les très jeunes enfants. 
• Une expérimentation de mesures à l’aide de drones dans une zone géographique sensible et à la topographie contraignante (vallée de l’Arve). 

Le fonds de dotation convAIRgence entend atteindre un objectif d’1.15 M€ au total pour les 2 programmes d’actions d’ici 3 ans.

Pour plus d'information sur le fonds de dotation convAIRgence

 

BB_Clean : Un projet européen pour promouvoir les bonnes pratiques d’utilisation de la biomasse permettant un chauffage individuel utilisant une énergie locale et durable Dienstag 20 November 2018

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BB_Clean (Biomass Burning - combustion de biomasse propre) est un projet de coopération européenne regroupant 8 partenaires de 5 pays alpins. Ils œuvrent ensemble pour mettre en place des politiques transnationales, dans le but de favoriser le développement et l’utilisation des énergies durables tout en diminuant les émissions de polluants atmosphériques (particulièrement les particules fines). Pour ce faire, le projet encourage les bonnes pratiques d’utilisation d’un chauffage individuel au bois..

En effet, dans certaines localités alpines, le chauffage au bois représente une très grande part du besoin de chaleur. Il apparaît donc essentiel de permettre aux habitants d’avoir une meilleure utilisation des ressources locales, afin d’augmenter leur autonomie énergétique tout en limitant les impacts sur l’environnement.

Le projet BB_Clean a ainsi pour ambition d’élaborer des approches innovantes et interactives, libres de droits, destinées aux citoyens et aux décideurs locaux. Ceci afin de les accompagner vers une utilisation du chauffage au bois limitant les impacts sur la qualité de l’air.

Enfin, le projet permettra aussi la conception d’outils réglementaire transnationaux destinés à limiter les effets du chauffage au bois dans les vallées alpines.

Aller plus loin sur le projet BB_Clean :

Le bilan national 2017 de la qualité de l’air extérieur est disponible Freitag 26 Oktober 2018

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Le bilan 2017 de la qualité de l’air extérieur vient d’être publié ministère de la transition écologique et solidaire.

 

Il vient renforcer la tendance de l’amélioration de la qualité de l’air liée à la diminution des émissions de polluants. Cette baisse est le fruit de plusieurs stratégies et plans d’action, déployées dans divers secteurs d’activité ces dernières années.

Néanmoins, des dépassements des normes réglementaires de qualité de l’air en lien étroit avec la protection de la santé humaine subsistent. Ces dépassements s’atténuent aujourd’hui et affectent moins de régions. Ils concernent avant tout les particules de diamètre inférieur à 10 µm et le dioxyde d’azote, principalement à proximité du trafic routier, ainsi que l’ozone.

 

Réaction au rapport du GIEC sur les conséquences d’un réchauffement planétaire de 1,5°C Freitag 26 Oktober 2018

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Dans son rapport rendu public courant octobre, le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) met en lumière les conséquences d’un réchauffement planétaire de 1,5°C. En effet, le rapport caractérise l’importance de limiter rapidement les émissions de gaz à effet de serre et l’élévation des températures, dans le but d’atténuer les impacts et risques majeurs qui pèsent sur la biodiversité et les humains, en particulier concernant les accès à l’eau, à la nourriture et à l’énergie.

Ce rapport met également en lumière les interactions étroites entre pollution de l'air et changement climatique. La fédération Atmo France, qui réunit l'ensemble des observatoires régionaux de qualité de l'air, a souhaité apporter son éclairage sur ces enjeux croisés.

La réaction d’Atmo France au contenu du rapport 

La fédération des associations de surveillance de la qualité de l’air (Atmo France), dont Atmo Auvergne-Rhône-Alpes est membre, constate que le rapport du GIEC établit un lien entre la réduction de la pollution de l’air et le réchauffement climatique. Contribuer à améliorer la qualité de l’air conduit donc à améliorer la santé humaine, tout comme la qualité de l’environnement.

La limitation du réchauffement à 1,5°C demande une réduction des émissions anthropiques de gaz à effet de serre de 45% entre 2010 et 2030 et des actions drastiques en matière de transition énergétique, de politiques d’aménagement, de mobilité, du bâtiment, et des systèmes industriels et agricoles de production. Les forêts et les sols contribueront de façon considérable aux politiques d’atténuation des changements climatiques en tant qu’outils de séquestration de carbone.

Améliorer la qualité de l’air pour répondre aux enjeux climatiques

Le GIEC pointe également l’importance de la gestion intégrée des enjeux climatiques et de qualité de l’air, et corrobore ainsi les orientations de l’Europe et du Programme des Nations unies pour l’Environnement (PNUE). Des stratégies de lutte communes, comme la réduction de la consommation énergétique (plutôt que la substitution d’une énergie par une autre), ont déjà été mises en avant pour permettre des co-bénéfices climat/qualité de l’air. Dans son nouveau rapport, le Groupement enchérit et met en avant l’effet de co-bénéfice d’une réduction des SLCPs (Short-Lived Climate Pollutants), dont beaucoup sont des polluants surveillés, notamment pour leurs effets sur la santé.

D’après les évaluations de la coalition « Climate and Clean Air Coalition to Reduce Short-Lived Climate Pollutants » du PNUE, une gestion intégrée encourage synergies et co-bénéfices. La diminution des composés à vies courtes (SLCPs)permettrait ainsi d’éviter chaque année 2,4 millions de décès prématurés liés à la pollution de l’air extérieur d’ici 2030 mais aussi près de 32 millions de tonnes de récoltes perdues, et ralentirait le réchauffement climatique de 0,5°C d’ici 2050.

Une diminution en masse des émissions de ces polluants ayant à la fois des conséquences sur la qualité de l’air et sur le réchauffement, comme le méthane, le carbone suie, l’ozone ou les oxydes d’azote est donc essentielle aux politiques climatiques pour les prochaines années. Cette gestion requiert cependant un niveau élevé de coopération internationale des États, ainsi qu’un investissement important des collectivités territoriales, de la société civile et des acteurs privés.

Première conférence mondiale sur la pollution de l'air et la santé organisée par l'OMS Donnerstag 25 Oktober 2018

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Du 30 octobre au 1er novembre, l'Organisation Mondiale de la Santé tient sa première conférence mondiale sur la pollution de l'air et la santé à Genève (Suisse) . Les attentes sont grandes : il s'agit du premier événement mondial dédié à la pollution de l'air et à la santé. Les ambitions sont également clairement affichées : améliorer la qualité de l'air, combattre les changements climatiques, sauver des vies.

Des enjeux de santé publique

Le constat dressé en préambule à la conférence est alarmant : environ 91% des habitants de notre planète respirent un air pollué. La pollution de l'air est actuellement responsable d'environ 7 millions de décès par an. Elle est ainsi devenue l'un des facteurs principaux de mortalité non contagieux au monde.

Fort de ce constat, la conférence a pour but de mettre en lumière les nombreuses solutions économiquement abordables déjà existantes. Ces dernières, une fois en place, permettent de réduire les principales émissions polluantes, et ce dans de nombreux domaines : agriculture, gestion des déchets, énergie, logement, transport. Ces solutions, attentives à la santé, permettent de réduire les pollutions de l'air et du climat et encouragent la mise en oeuvre des objectifs du développement durable pour la santé, l'énergie et les villes.

Les ambitions de cette première conférence mondiale pollution de l'air et santé

Cette conférence réunit l'ensemble des acteurs et des partenaires mondiaux, nationaux et locaux, avec pour but de partager les savoirs / savoir-faire et de rassembler les énergies autour d'une meilleure qualité de l'air en faveur de la santé partout dans le monde. L'événement permettra également de dresser un bilan sur plusieurs volets : données scientifiques sur les répercussions de la pollution de l’air sur la santé ; méthodes de suivi de la pollution et des expositions ayant une incidence sur la santé ; et outils pour l’évaluation et la mise en œuvre d’interventions efficaces. L'ambition de la conférence est de faire du secteur de la santé la locomotive du changement, en étroite collaboration avec d'autres secteurs. 

Les détails sur la conférence OMS pollution de l'air et santé

Le conseil départemental de l'Isère prend soin de son air intérieur Donnerstag 18 Oktober 2018

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La qualité de l’air intérieur peut dangereusement influer sur la santé des citoyens qui passent en moyenne 85 % de leur temps dans des environnements clos. Si aucun effort n’est réalisé pour préserver la qualité de l’air intérieur, des maladies comme l’asthme, les allergies respiratoires, l’irritation du nez et des voies respiratoires peuvent apparaître. Certaines substances peuvent également avoir un effet cancérigène, d’ailleurs on compterait 20 000 décès liés à une mauvaise qualité de l’air intérieur (OQAI) et le nombre de pathologies respiratoires est en hausse constante.
Il reste cependant difficile de suivre la qualité de l’air dans les espaces publics, c’est pourquoi en collaboration avec divers partenaires et en s’appuyant sur les expériences déjà menées, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes peut aider les collectivités qui s’engagent dans des démarches proactives à travailler sur les enjeux sanitaires liés à la qualité de l’air intérieur, comme a pu le faire le Conseil Général de l’Isère en 2017-2018.

L’accompagnement du Conseil Départemental de l'Isère dans la mise en œuvre de la réglementation sur la qualité de l’air intérieur suit son chemin. Les travaux 2017-2018 ont consisté à :

  • Réaliser un inventaire des outils et méthodologies existants concernant la prise en compte de la qualité de l’air dans les projets de rénovation afin de produire des préconisations associées à chacune des phases. Le Conseil Départemental de l'Isère a désormais des pistes de travail pour prendre en compte dès la phase travaux la problématique qualité de l'air intérieur.
     
  • Former des référents pour mettre en œuvre les outils de diagnostics (appareils pour la mesure et outil web d’autodiagnostique) sur 3 territoires de l’Isère à la fois en accompagnement des structure petite enfance (crèches) et en collège
     
  • Améliorer l’outil numérique « Un vent’AIR » qui est désormais opérationnel. Les gestionnaires d’Etablissement Reçevant du Public ont donc à leur disposition un outil en ligne gratuit permettant de répondre aux obligations réglementaires (diagnostic qualité de l'air intérieur et bilan aération/ventilation).

La mise en pratique des outils lors de l’expérimentation a permis d’identifier parfois des pistes d’améliorations de l’air intérieur. Cette expérimentation sera étendue à l’échelle de l’ensemble du département en 2018-2019 dans le cadre de l’accompagnement par la Protection Maternelle et Infantile des structures petite enfance.
 

Accompagnement adapté par Atmo Auvergne-Rhône-Alpes : 

- Animation de session d’information et de sensibilisation
- Déclinaison de pratiques favorables à la qualité de l’air intérieur
- Réalisation de campagnes ciblées sur les objectifs des structures
- Recherche des sources de pollution
- Evaluation des solutions correctives

Participez au challenge national d’écoconduite interentreprises Geco Air du 5 au 19 novembre Mittwoch 17 Oktober 2018

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Vous êtes une entreprise ou une collectivité et vous souhaitez mobiliser vos salariés autour des enjeux de l’air et du climat ? N’attendez plus et inscrivez votre organisation dès à présent au challenge national d’écoconduite qui se tiendra partout en France du 5 au 19 novembreCe challenge digital, ludique et gratuit permet de sensibiliser aux enjeux de l'air et du climat et offre la possibilité d'agir concrètement en faveur de l'environnement.

 

Qu'est ce que le challenge écoconduite  ?

Le challenge s’appuie sur l’application smartphone gratuite Geco Air, développée par l’Ifpen avec le soutien de l’Ademe et permettant à l’utilisateur d’évaluer l’impact de l’ensemble de ses déplacements sur la qualité de l’air et le climat. Cette application détecte automatiquement les trajets et attribue un score mobilité délivré chaque jour et après chaque trajet. L'application aide aussi l'automobiliste à améliorer sa façon de conduire par des conseils simples, pratiques et personnalisés après chaque trajet.

Pour cette 5ème édition, la première d’envergure nationale, les observatoires de surveillance de l’air Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, Airparif et Atmo Sud ainsi que leur fédération Atmo France, s’associent à l’évènement. Ce challenge a reçu le soutien de Jean-Luc Fugit, Président du Conseil National de l’Air.

 

Comment participer au challenge écoconduite ?

  • Sur Internet : rendez-vous sur gecoair.fr pour inscrire votre organisation.

 

  • Depuis votre smartphone :

  1. Téléchargez l’application Geco Air et enregistrez-vous,

  2. Rejoignez votre entreprise via l’onglet Classement,

  3. L’application détecte automatiquement les trajets, pas besoin de la lancer !

 

Plusieurs métropoles de la région Auvergne-Rhône-Alpes sont d’ores et déjà partenaires notamment les Métropoles de Lyon et Saint-Etienne.

A l'issue du challenge, des trophées et lots seront remis aux meilleures entreprises et aux meilleurs éco-conducteurs.

 

Le saviez-vous ? 
Chacun à son échelle, peut réduire ses émissions polluantes (oxydes d’azote, particules fines, CO2 notamment) liées à ses déplacements : en adaptant son style de conduite (plus souple) et en privilégiant les modes de transport doux (vélo, transports en commun).
Le niveau d’émissions polluantes d’un véhicule dépend, outre de la technologie, du style de conduite et du type de trajet.
En effet, pour un même parcours et un même véhicule, les émissions polluantes peuvent varier d’un facteur de 1 à 4.

 

L’écomobilité accessible à tous, c’est gratuit et possible au quotidien grâce à l’application Geco air. Encouragez vos salariés à devenir écomobilistes !

PACT'AIR : un accord transfrontalier unique en Europe pour la qualité de l’air du Grand Genève Dienstag 16 Oktober 2018

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Depuis 2017, le Grand Genève et tous ses partenaires suisses et français*, travaillent sur la mise en oeuvre d'un protocole d’accord sur la qualité de l'air franco-valdo-genevoise. Il s'agit de partager les bonnes pratiques en adoptant ce qui se fait de mieux de chaque côté de la frontière. Signé officiellement lors des Assises européennes de la transition énergétique le 30 janvier 2018, ce plan doit permettre d’atteindre les objectifs ambitieux qui ont été fixés par le Projet de territoire 2016-2030, à savoir une diminution de 18 % des particules fines (PM10) et de 50 % des oxydes d’azote (NOx) sur la période 2005-2030.

 
*République française, République et canton de Genève, Canton de Vaud, conseil régional du District de Nyon, Ville de Genève, Région Auvergne-Rhône-Alpes, Pôle métropolitain du Genevois français, Département de l’Ain, Département de la Haute-Savoie, l’ADEME, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes.
 

14 actions pour mieux respirer dans le Grand Genève articulées autour de 3 axes stratégiques :

  • l’amélioration durable de la qualité de l’air ;
  • la capacité d’une réaction coordonnée des deux côtés de la frontière en cas de pic de pollution ;
  • la création d’outils communs de diagnostic, de modélisation et de communication.

L'accord prévoit par exemple la mise en oeuvre de la circulation différenciée en cas de pic de pollution à l'échelle du franco-genevois, l’expérimentation d’une voie réservée au covoiturage à la douane de Thônex-Vallard, ou l’identification et la surveillance côté français des installations de chauffage au bois non performantes.

 

 

« PACT’AIR est soutenu par le programme européen de coopération transfrontalière Interreg France-Suisse 2014-2020 et a bénéficié à ce titre d’un soutien financier du Fonds européen de développement régional (FEDER) et de la confédération suisse. »

La sensibilisation des publics par des outils pédagogiques et ludiques

Pour accompagner la mise en oeuvre de ce plan d'actions, une information objective et adaptée à chaque public se met en place.

 

Animation en ligne Pact'Air
  • Une animation décrypte le contexte de la qualité de l'air dans le Grand Genève et oriente les élus locaux et la population vers des liens utiles 
     

 

 

 

 

 

  • EXP'AIR : une animation interactive et originale propose aux collégiens de 4ème/3ème de partir sur les traces des polluants coupables
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Une victime, des suspects qui n'en n'ont pas l'air... une enquête pour des EXP'AIRS !

Plongés dans un décor reproduisant une scène de crime, les collégiens munis d'une tablette, mènent l'enquête en récoltant des indices visuels et sonores. Au bout d'une demi-heure de jeu d'enquête, les binômes doivent désigner un coupable et présenter leur verdict au reste de la classe. Plus qu'approfondir leur connaissance sur les gaz polluants, leurs sources et leur mode opératoire, les élèves doivent ensuite s'engager sur une mesure ou un changement de comportement que la classe jugera efficace ou non !...

La sensibilisation des collégiens de l'Ain et Haute-Savoie a commencé en mars 2018 et remporte un franc succès auprès des élèves comme de leurs enseignants. Plusieurs interventions dans les collèges de l'Ain et de Haute-Savoie sont programmées sur la période scolaire 2018-2019 : au total + de 1 000 collégiens sensibilisés.

Pour accompagner les enseignants et leur permettre d'intégrer l'animation à leur programme prédagogique, le Pôle métropolitain du Genevois français et ATMO Auvergne-Rhône-Alpes ont édité un livret pédagogique.

Télécharger le guide d'information Exp'air

Cette animation est mutualisable et reproductible : pour tout renseignement, merci de contacter laure.fabiani@genevoisfrancais.org

 


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