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Actualités

Episode de pollution en lien avec les brûlages agricoles de lutte contre le gel Dienstag 6 April 2021

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Dans la nuit du mercredi 7 au jeudi 8 avril 2021, une élévation ponctuelle des taux de particules en suspension, et dans une moindre mesure du dioxyde d'azote, a été enregistrée sur plusieurs sites permanents du dispositif de surveillance de la qualité de l'air en vallée du Rhône et dans le bassin lyonnais.

 

Brûlage pour protéger les vergers du gel

Dans la nuit, alors que les températures deviennent négatives, annonçant les effets dévastateurs du gel sur la production arboricole et viticole de la vallée du Rhône, et du bassin lyonnais dans une moindre mesure, des actions de protection ont été mises en œuvre dans les vergers et les vignes.

L'une des mesures, destinée à réchauffer l'air, consiste à mettre en place des "bougies". Ce sont des torches installées au pied des arbres ou des ceps de vigne. Ce brûlage à l'air libre occasionne une surémission de polluants : associé à la stabilité des masses d'air à ce moment-là, jusqu’en milieu de matinée, il est à l'origine de l'élévation notable des taux de particules dans l'air ambiant.

Le phénomène a déjà été observé les années précédentes, il est spectaculaire et a été d'une particulière intensité cette année, conduisant la mise en place d'une vigilance jaune pour la pollution atmopshérique sur la vallée du Rhône et le bassin lyonnais nord-Isère.

Un phénomène de plus grande ampleur que les années précédentes

Les relevés des 80 sites permanents de surveillance de la région Auvergne-Rhône-Alpes permettent de constater que le phénomène concerne toute la vallée du Rhône depuis le nord du vaucluse jusqu'au bassin lyonnais. Les secteurs de Valence et Romans-sur-Isère ayant été particulièrement impactés.

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Un épisode de courte durée mais des teneurs intenses

Des maximas horaires en poussières PM10 de 297 µg/m3 ont été enregistrés en fin de nuit , mais les concentrations retrouvaient leur niveau de fond attendu à cette période à la mi-journée (autour de 10 µg/m3), à la faveur d'un ensoleillement généreux et de la levée d’un léger vent de sud. En 2019, par comparaison, le niveau horaire maximal en milieu urbain de fond à Valence s’établissait à 88 µg/m3.

Compte tenu de l'importance des concentrations, et malgré la baisse, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a déclenché une vigilance jaune estimant que le seuil d'information et de recommandations de 50 µg/m3 a été dépassé le jeudi 8 avril sur la vallée du Rhône et le bassin lyonnais, engendrant le déclenchement d'une procédure préfectorale en cas d'épisode de pollution.

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Rendez-vous pour la Clermont Innovation Week Donnerstag 1 April 2021

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A l'occasion de la Clermont Innovation Week, et en association avec le Pôle de compétitivité Axelera,  Atmo Auvergne-Rhône-Alpes animera une conférence le mardi 6 avril de 11h30 à midi pour présenter les services numériques existants pour accompagner les citoyens dans les changements de comportements en faveur de la qualité de l’air.

"Devenez acteur de la qualité de l’air !" 

– Air To Go : avec cette application, réduisez votre exposition à la pollution, en partant à la recherche de la meilleure qualité de l’air sur le territoire Auvergne-Rhône-Alpes grâce aux données de prévision quotidienne les plus précises de l’observatoire Atmo Auvergne-Rhône-Alpes

– Captothèque : explorez la qualité de l’air grâce à un micro-capteur mobile de mesures ou en contribuant aux échanges autour des mesures

– Air Attitude: engagez-vous dans l’action en faveur de la qualité de l’air et découvrez l’impact de votre action sur la plateforme Web dédiée au partage d’initiatives en faveur de la qualité de l’air sur votre territoire.

Inscrivez-vous dès à présent à cette visioconférence

La Clermont Innovation Week, c’est quoi ??
Dix jours durant lesquels tous ceux qui font de la Métropole clermontoise un territoire d’innovation se mobilisent au travers d’une programmation d’événements variés, inédits, pointus, funs voire complètement décalés, consacrés à l’innovation sous toutes ses formes !
L’innovation n’est pas que technologique, numérique ou organisationnelle, elle est aussi sociale, sociétale et verte… L’innovation est une des clés du monde de demain !
Les manifestations #CIW21 vous inspireront, bousculeront vos idées reçues pour expérimenter, débattre, satisfaire votre soif de connaissance et de créativité via des expositions, des conférences, des portes ouvertes, des rencontres inédites, des ateliers, des démonstrations et bien d’autres encore…
Entre amis, en famille ou dans le cadre de votre entreprise, venez découvrir cette nouvelle édition du 30 mars au 9 avril 2021 !

Consultez le programme de la Clermont Innovation Week

Comment faire agir les 15-25 ans de la région Auvergne-Rhône-Alpes face à la pollution ? Dienstag 23 März 2021

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Atmo Auvergne-Rhône-Alpes participe à une campagne de marketing social sur la thématique Prévention & Pollution, organisée par Léon Bérard avec l’aide des experts du Département Prévention Cancer Environnement du CLB, de l’équipe pédagogique et éducative de la SEPR.

Alors que 40 % des cancers pourraient être évités en modifiant notre environnement et nos comportements, comment sensibiliser les jeunes sur les facteurs de risques de cancer et leur donner envie d'agir sur leur santé ?

Pour répondre à cette question, l’équipe Prévention Cancer Environnement du Centre Léon Bérard a réalisé un sondage du 17 février au 22 mars 2020 auprès de jeunes âgés de 15 à 25 ans de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Les jeunes ont été interrogés sur leur perception des facteurs de risque de cancer, leur intérêt relatif à la prévention santé ainsi que sur leurs usages en termes de communication sur les réseaux sociaux.

1497 jeunes ont répondu à ce sondage.
89,38% veulent en savoir plus sur les facteurs de risque de cancer et plus particulièrement sur l’alimentation, la pollution et l’activité physique.

Suite à ces résultats, le centre Léon Bérard a construit une campagne de prévention santé sur Instagram, adaptée aux intérêts des jeunes répondants, en co-construction avec des jeunes apprenants de la SEPR.

Ce projet s’inscrit dans le cadre des ateliers de co-construction d’outils de prévention santé, réalisés par le département Prévention Cancer Environnement du Centre Léon Bérard (CLB), avec les jeunes apprenants de la SEPR, premier centre de formation de la région, depuis février 2020. Le but de ces ateliers est de créer des outils de prévention santé, avec et pour les 15-25 ans, afin de les rendre acteurs de leur santé.

Les ateliers de co-construction de 2021 ont pour finalité la création, avec 3 jeunes volontaires de la SEPR (membres de l’association Eco SEPR) d’une campagne de marketing social sur la thématique Prévention & Pollution, avec l’aide des experts du Département Prévention Cancer Environnement du CLB, de l’équipe pédagogique et éducative de la SEPR et d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes.

Cette campagne est soutenue par la région Auvergne-Rhône-Alpes et a pour vocation d’être relayée auprès des bénéficiaires du Pass’Région, âgés de 15 à 25 ans

Cette campagne intitulée #preventionpollution sera diffusée essentiellement sur Instagram, depuis les comptes du Centre Léon Bérard et de l’association Eco SEPR du 29 mars au 23 avril 2021. Elle sera également relayée sur les comptes de la SEPR et du Pass’Région qui s’adresse aux jeunes âgés de 15 à 25 ans de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

La campagne #preventionpollution vise à sensibiliser les 15-25 ans de la région Auvergne-Rhône-Alpes sur la thématique Prévention & Pollution et à modifier leurs comportements face à la pollution. Les publications, alliant informations et défis, seront réalisées par 2 « teams » :

#respiremieux 

Le Centre Léon Bérard mettra en avant des mesures de particules fines réalisées par les jeunes grâce à des capteurs prêtés par Atmo Auvergne-Rhône-Alpes ainsi que des recommandations sur la thématique Pollution & Santé pour respirer mieux.

#consommemieux

Les jeunes volontaires de la SEPR parleront des modes alternatifs de consommation en lien avec la pollution et proposeront des solutions pour consommer mieux (friperie, atelier pour faire sa propre lessive, compost …).

Pour suivre la campagne, rendez-vous du 29 mars au 23 avril 2021 sur les comptes Instagram @centreleonberard , @eco.sepr et @passregion

Atmo France s'adresse aux candidat.e.s des prochaines élections régionales et départementales Mittwoch 17 März 2021

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À l’approche des élections régionales et départementales 2021, Atmo France souhaite donner aux candidat·e·s des éléments de compréhension sur la problématique de la qualité de l’air de leurs territoires afin qu’ils·elles puissent l’intégrer dans leurs programmes et leurs futures actions en tant qu’élu·e·s.

L'air, une vraie opportunité

En effet, l’amélioration de la qualité de l’air est une opportunité pour les politiques publiques qui souhaitent concilier plusieurs thématiques (santé, mobilité, énergie, industrie, agriculture, climat, aménagement, environnement…). Elle est à la fois : un atout pour l’attractivité économique et touristique du territoire, garante d’un cadre de vie de qualité, une action concrète en faveur du climat et contre le réchauffement climatique et une problématique présente sur l’ensemble du territoire (campagne, ville, montagne, mer) qui concerne chacun.

En tant que cheffes de file sur l’air, les régions et les départements contribuent, avec les services de l’État, à la mise en oeuvre sur leur territoire de mesures visant à améliorer la qualité de l’air.

Place à l'action 

En tant que candidat·e·s, les possibilités d’agir pour une meilleure qualité de l’air qui permette une réduction du réchauffement climatique, favorable à la santé et dans une démarche de transition écologique sont nombreuses. Vous avez l’opportunité d’améliorer durablement la qualité de l’air pour tou·te·s.

Vous souhaitez :

  • Connaître la qualité de l’air de votre territoire et réaliser un diagnostic ?
  • Bénéficier de conseils pour réduire l’exposition aux sources locales d’émissions de pollution avec des actions concrètes tant sur la mobilité, l’aménagement, le chauffage que sur les zones à faibles émissions et l’air intérieur ?
  • Être appuyé pour définir, élaborer et évaluer vos plans de planification ?

Rapprochez-vous d'Atmo Auvergne-Rhône-Alpes
Téléchargez la plaquette qui vous est dédiée

 

 

10 années de surveillance des particules ultrafines Mittwoch 10 März 2021

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En raison de leur impact suspecté pour la santé, et bien que non encore réglementées, les particules ultrafines (PUF) suscitent de plus en plus d’intérêt et constituent une préoccupation majeure de veille environnementale, à tel point, que l’Anses¹ les classe parmi les 13 nouveaux polluants prioritaires pour la surveillance de la qualité de l’air et recommande pour cela, le renforcement et la pérennisation de leur surveillance. Atmo assure une veille de ce polluant émergent depuis 2011. Les données ainsi recueillies depuis 10 ans apportent un éclairage tant au niveau régional que national sur la contribution du trafic routier et du chauffage au bois aux émissions de PUF.

Des particules dangereuses pour la santé et aux origines variées.

Les particules ultrafines (PUF) sont les particules actuellement les plus petites que l'on puisse mesurer et observer. Leur taille est inférieure à 1 micron, (100 nanomètres) ce qui correspond à la taille d'un virus ou d'une molécule d'ADN. Elles sont émises dans l'environnement à la fois par des sources humaines (procédés de combustion, usures des matériaux, fumées de soudure ou de cigarettes, etc.) et naturelles (feux de forêts, éruptions volcaniques, cosmos, etc.).

En raison de leur très petite taille et donc de leur capacité à pénétrer très profondément dans l’organisme, les PUF sont particulièrement incriminées dans la survenue de troubles cardio-respiratoires (inflammations respiratoires, aggravation des allergies, cancers…) selon l’Organisation Mondiale de la Santé².

Une surveillance spécifique

Afin d’assurer sa mission de veille, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a mis en place un Observatoire des PUF depuis 2011 grâce au soutien financier de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Aujourd’hui, cet Observatoire est constitué de 3 appareils de mesure : 2 UFP 3031 situés sur les sites de mesure représentatifs de la pollution urbaine de fond « Grenoble Les Frênes » et « Lyon Centre » et un appareil CPC également sur le site de mesure de « Lyon Centre ». Ce parc d’instruments permet à la fois d’assurer un suivi en continu des niveaux de PUF totaux, mais également de connaître leur répartition granulométrique (répartition des PUF par taille afin de mieux comprendre l’influence des différentes sources en fonction des sites et des saisons). De manière prospective, et pour approfondir notre connaissance de cette famille de polluants, ces appareils de mesures sont régulièrement déployés sur d’autres sites de mesure notamment à proximité immédiate du trafic routier.

Des technologies de mesure adaptées : Si la mesure en masse permet une bonne caractérisation des particules grossières, fines et très fines (comprises entre 0,1 µm et 10µm), elle est moins pertinente pour évaluer les particules ultrafines. Pour la mesure de ces dernières, la caractérisation du nombre de particules (mesure par comptage) ainsi que la distribution de leur nombre en fonction de la taille (distribution granulométrique) sont donc davantage utilisées.

La technologie CPC (Condensation Particle Counter) permet la mesure du total du nombre de particules (information unique) dans une gamme de taille comprise entre 7 nm et 1 µm de diamètre.

L’UFP 3031 permet la distinction granulométrique des PUF en 6 classes de taille : 20-30 nm; 30-50 nm; 50-70 nm; 70-100 nm; 100-200 nm; 200-800 nm.

Premiers résultats et perspectives nationales.

Nos expérimentations successives ont montré que plus le site est influencé par le trafic routier, plus les fractions fines de PUF ont une contribution importante. A l’inverse, sur les sites davantage influencés par la combustion du bois, tel que « Grenoble les Frênes », les fractions les plus grossières (supérieures à 100 nm) ont une plus grande part. Ces résultats se confirment au fil des années.

Ces mesures sont mises en perspective à l’échelle nationale à travers la participation d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes au groupe de travail national sur la surveillance des PUF, dans le cadre des travaux du LCSQA³. Ce groupe de travail a également permis de mettre en place une stratégie nationale de surveillance des PUF à laquelle 6 observatoires régionaux dont Atmo Auvergne-Rhône-Alpes contribuent. Il permet aussi d’assurer une veille technologique partagée afin d’identifier et de recommander les appareils les plus adaptés pour répondre à la fois à la fiabilité métrologique et aux contraintes normatives associées à cette thématique.

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¹ Anses : Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail. 

² Projet REVIHAAP 

³ Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l’Air 

Reprise de la saison des allergies polliniques – Informez-vous ! Montag 1 März 2021

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À l'approche du printemps, c’est la reprise de la saison pollinique, elle dure généralement entre 8 et 9 mois par an. Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, en partenariat avec le RNSA, met tout en œuvre pour informer sur les risques allergiques, et a donc débuté les analyses de pollens dans l’air pour différents sites de la région. Elle diffuse les indices polliniques depuis le 6 février et jusqu’à octobre.

Indispensables pour le développement des végétaux, les pollens anémophiles, transportés via le milieu aérien d’une fleur à une autre, peuvent impacter la santé des individus. Dès le milieu de l’hiver, plus ou moins tôt suivant les conditions météorologiques, les grains de pollens refont leur apparition. Selon les pollen et selon les personnes, les symptômes allergiques sont plus ou moins forts, Ils peuvent être responsables d’allergies chez 10 à 20 % de la population.

Les pollens d’arbres sont les premiers à apparaitre entre l’hiver et le printemps, Actuellement, dans la région, ce sont surtout les pollens d'aulne et de cyprès qui sont les plus présents dans l'air avec un risque associé de niveau moyen à élevé. Les pollens de frêne montent aussi en puissance avec un risque d'allergie faible à localement moyen. Les pollens de peuplier sont responsables d'un risque d'allergie de niveau faible tout comme les pollens de noisetier qui arrivent en fin de floraison.

Et pas de répit en vue, puisque suivront à partir de fin mars les pollens de bouleau dont le pouvoir allergisant est plus important. Ce sera ensuite le tour des pollens d’herbacées, dont les graminées. Puis dès l’été, et en particulier au mois d’août, une surveillance accrue sera effectuée pour l’ambroisie (plante sauvage envahissante), dont le fort pouvoir allergisant des pollens suscite une vraie préoccupation de santé publique en Auvergne-Rhône-Alpes. Des plans départementaux de lutte contre cette plante sont d’ailleurs en place.

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes participe activement à la surveillance de cette pollution biologique de l’air en effectuant des relevés et des comptages de pollens sur trois sites (Clermont-Ferrand, Grenoble et Roussillon), les autres sites étant opérés par le RNSA.

Chaque semaine, les comptages de grains de pollens dans l’air pour chaque espèce, sont traduits en risque allergique, en fonction de la météo attendue et s’échelonnent de 0 (pas de risque allergique) à 5 (très fort risque allergique) : https://www.atmo-auvergnerhonealpes.fr/allergie-pollen/indice-pollinique 

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Les bons gestes à adopter 

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Comment s’informer ?

En partenariat avec le Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA), qui fournit les prévisions de risque allergique, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes diffuse les informations polliniques chaque semaine auprès de tous via le site internet et les bulletins d’information.

  • Consulter la carte régionale du risque allergique aux pollens à partir de la page d’accueil du site ou rendez-vous directement à la rubrique « Episodes polliniques ».
  • Vous pouvez également recevoir, en même temps que les informations de qualité de l’air, les indices polliniques dans les bulletins périodiques (« Bulletin quotidien de l'air ») : abonnez-vous !

Evaluation de la qualité de l'air autour des axes A43 et RD1006 sur le territoire de la CAPI Mittwoch 24 Februar 2021

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Dans le cadre de son programme d’actions relatif aux plans urbanisme et transport, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a accompagné la CAPI (Communauté d'Agglomération Porte de l'Isère) dans sa démarche d’évaluation de la qualité de l’air autour des deux axes de circulation structurants du territoire.

Mise en place de campagnes de mesures entre fin 2019 et mi 2020.  

Les mesures se sont déroulées sur une période de 8 semaines répartie en 2 campagnes intégrant une saison chaude et une saison froide, l’une en décembre 2019/ janvier 2020 et la seconde en juillet-Août 2020.  

Deux remorques laboratoires équipées d’analyseurs automatiques ont été installées aux abords de l’A43 et de la RD1006 permettant de mesurer les particules PM10 et PM2,5 et le dioxyde d’azote (en mesure horaire).
Sept autres sites ont été équipés de tubes passifs afin d’évaluer les concentrations en NO2. Ces tubes passifs ont été disposés en situation trafic, afin de compléter l’analyse autour des axes majeurs d’intérêt, mais également en situation urbaine afin d’évaluer les concentrations en NO2 en situation de fond urbain. 

Principales conclusions 

L’étude met en évidence que les niveaux de concentrations mesurées sur les sites mobiles implantés en bordure de la RD1006 et l’A43 sont caractéristiques de ceux d’une zone urbaine. Les concentrations sont relativement comparables à la station trafic de Lyon Jean Jaurès (site trafic en zone urbaine dense), mais elles demeurent cependant moins élevées que celles mesurées en bordure d’axes routiers majeurs comme l’A7 ou le périphérique lyonnais.  

Les sites urbains de fond échantillonnés présentent quant à eux des concentrations moyennes en NO2 bien plus faibles, en cohérence avec les sources d’émissions de ce polluant.  

Pour les PM10, à l’échelle annuelle, la zone de la CAPI présente des moyennes respectant les valeurs limites réglementaires à l’échelle annuelle et journalière. Pour les PM2,5, les moyennes calculées grâce aux mesures réalisées au droit des deux remorques laboratoires respectent le seuil recommandé par l’OMS. 

Consulter le rapport d'étude

LE POINT SUR
Le Dioxyde d’azote – Marqueur de la pollution routière
 Le dioxyde d’azote (NO2) est formé dans l’atmosphère à partir du monoxyde d'azote (NO) qui se dégage essentiellement lors de la combustion de combustibles fossiles : il constitue l’un des principaux traceurs de la pollution urbaine, en particulier automobile. Les concentrations maximales en NO2 se trouvent ainsi à proximité immédiate des axes.  ​A partir de l’analyse de prélèvements recueillis perpendiculairement à un axe routier, des études ont toutefois démontré que les concentrations décroissent rapidement au fur et à mesure que l’on s’éloigne des axes de circulation : les concentrations sont divisées environ par 4 à 100 mètres de l’axe, par 8 à 200 mètres. À 300 mètres de l’axe, les concentrations de polluants représentent moins de 10% des concentrations de l’axe et sont souvent comparables aux niveaux de fond. 
Evolution de la concentration en dioxyde en fonction de l'éloignement à une autoroute
 

[Concertation publique] Participez au projet Inspire jusqu'au 31 mars sur la métropole clermontoise Mittwoch 24 Februar 2021

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Conduit par Clermont Auvergne Métropole et le Syndicat Mixte des Transports en Commun de l’Agglomération Clermontoise (SMTC-AC), le projet InspiRe concerne tout le territoire métropolitain.

Dans la perspective d’une réorganisation complète du réseau, il prévoit :

  • la création de 2 lignes de bus à haut niveau de service (BHNS), soit environ 27 km et 64 stations,
  • le développement de nouvelles pistes cyclables,
  • la restructuration du réseau de bus,
  • le réaménagement et l’embellissement du paysage urbain.
  • Le tout dans un environnement paysager verdoyant et apaisé, plus favorable aux déplacements doux, à pied ou à vélo.
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InspiRe est entré dans une phase de concertation publique du 11 janvier au 31 mars.

C'est l'occasion pour tous les habitants de :

  • Comprendre et bien appréhender les enjeux du projet, son contenu, ses caractéristiques et ses conditions de réalisation.
  • D’exprimer et de partager votre avis sur le projet.

 

Pour en savoir plus sur le projet et participer

https://inspire-clermontmetropole.fr/

Actualité du 14/12/2020 sur le site de Clermont Auvergne Métropole

Pour connaître les dates de réunion d'information organisés sur le territoire, en visio-conférence

https://inspire-clermontmetropole.fr/actualites/reunions-publiques-toutes-les-dates/ 

Ces réunions sont ouvertes à vous tous, sans limitation et sans inscription.

 

Au delà de son nom évocateur, ce projet ambitionne une amélioration de la qualité de l'air sur le territoire. Atmo Auvergne-Rhône-Alpes sera aux cotés de ses partenaires pour apporter son expertise. "

 

 

Captothèque : réouverture des inscriptions sur Grenoble et Clermont-Ferrand ! Mittwoch 24 Februar 2021

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A Grenoble et Clermont-Ferrand, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes réouvre les inscriptions sur son service de mesure citoyenne de qualité de l’air : la Captothèque !

Depuis septembre 2020, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes met à disposition un service de prêt gratuit de micro-capteurs de mesure de la qualité de l’air sur 3 métropoles d’Auvergne-Rhône-Alpes, à savoir Lyon, Clermont-Ferrand et Grenoble.
Ce sont ainsi plus de 300 personnes qui ont pu emprunter gratuitement un micro-capteur pour explorer l’air qu’ils respirent.

 

Aujourd’hui, l’observatoire régional réouvre les inscriptions sur la Métro de Grenoble et sur Clermont-Auvergne-Métropole, partenaires du projet. 

Les participants peuvents visualiser leurs données de mesures sur la plateforme Captothèque

Envie de participer ou d'en savoir plus ? Inscrivez-vous vite sur Captotheque.fr !

30 places sont disponibles sur Clermont-Ferrand et près de 50 places sont disponibles Grenobles-Alpes-Métropoles ! Pour s'incrire, il suffit d'être résident de ces métropoles et disposer un smartphone Android, de version 6 ou supérieur, le service n’étant pour le moment disponible que sur smartphone Android.

 

La captothèque, ce sont plus 2 000 utilisateurs, avec  300 citoyens qui ont déjà pu emprunter un micro-capteur, ayant générés plus de 1500h de mesures !

 

 

Les citoyens volontaires pourront ainsi profiter d'un prêt de micro-capteur dans les prochaines semaines pour mesurer librement, pendant 15 jours, la qualité de l’air de leur territoire. Les données de mesures seront visualisables en temps réel sur la plateforme.

15 jours après un épisode historique, une nouvelle pollution due aux poussières désertiques affecte la région Sonntag 21 Februar 2021

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Tous les centres de prévisions spécialisés indiquaient que la poussière du Sahara frapperait l'Europe en cette fin de week-end et ce début de semaine. Un impact sur la qualité de l’air est-il décelable dans notre région ? A quoi peut-on s’attendre dans les jours à venir ? On fait le point sur la situation. 

Épisode en cours 

Depuis la fin de semaine dernière, la France métropolitaine est soumise à un flux de sud. Dans ce contexte, des masses d’air chargées en particules minérales venant des zones désertiques d’Afrique affectent notre région comme cela avait été le cas de manière exceptionnelle au début du mois de février. Dans notre région, la partie ouest a été touchée en premier, après un passage sur le massif pyrénéen et la mer Méditerranée dimanche. L'est de la région est désormais à son tour impacté par cet épisode.

Dans l'atmosphère, ce phénomène d'import de particules désertiques se traduit par une élévation marquée des taux de particules PM10, les particules PM2,5, davantage représentatives des activités humaines et notamment des combustions, ne connaissant pas la même progression. 

Lors de l'épisode similaire de début février, des concentrations exceptionnelles de particules PM10 avaient été enregistrées, supérieures à 150 µg/m3 en moyenne journalière, soit environ 2 fois le seuil d'alerte. Pour l'épisode actuel, les concentrations prévues, bien que non négligeables, pourraient être supérieures au seuil d'information (50 µg/m3) mais sans atteindre le seuil d'alerte (80 µg/m3). 

Lundi 22 février : l'épisode de poussières désertiques aborde la région. La qualité de l'air a été mauvaise sur les bassins lyonnais et stéphanois et les secteurs avoisinants. Le nord-est de l'Allier a également été touché. Par ailleurs, elle a été moyenne à dégradée.

Mardi 23 février : La qualité de l'air fut mauvaise sur une grande partie de Rhône-Alpes en raison de l'épisode de poussières désertiques. Par ailleurs, elle fut moyenne à dégradée.

 

Mercredi 24 février : La qualité de l'air a été mauvaise sur quasiment toute la région.

 

Jeudi 25 février : La qualité de l’air s’est avérée mauvaise sur une large partie de la région, en lien avec des concentrations de particules élevées. Les masses d’air transportant des poussières désertiques étaient toujours présentes au-dessus de la région et sur une grande partie du territoire national.

 

Vendredi 26 février : Le vent de sud qui transportait les masses d’air chargées en particules s’estompe et devrait laisser place à un flux de nord, progressivement, en cours de journée. La qualité de l’air devrait donc s’améliorer, et sera qualifiée de moyenne à mauvaise selon les secteurs.

 

Samedi 27 février : Le vent de nord sera bien en place et soutenu, favorable à la dispersion des particules. La qualité de l’air devrait s’améliorer franchement pour devenir majoritairement bonne.

 

Dimanche 28 : La qualité de l’air sera globalement bonne, mais redeviendra moyenne autour de certaines agglomérations.

En vous abonnant aux bulletins d'informations par mail, vous serez les premiers informés en cas de dégradation de la situation. Il vous suffit de renseigner votre adresse, choisir le bulletin de vigilance pollution et définir une zone géographique. 

 

Comment un désert situé à des milliers de kilomètres peut-il contribuer à un épisode de pollution local ?

Dans certaines conditions des dépressions se forment et entrainent des vents violents mettant en suspension des grains de sable. Ceux-ci pulvérisent les argiles en percutant les sols, ce qui remet de grandes quantités de particules en suspension

Ces épisodes ne sont pas forcément visibles, les particules étant généralement transportées en altitude, entre 1 et 4-5 kilomètres. Mais lorsque ces masses d’air parviennent au sol, les concentrations de poussières en suspension peuvent alors être importantes. 

"Les poussieres désertiques aggravent-t-elles la pollution de l'air ?

Ces poussières désertiques sont des particules grossières, de quelques microns à une dizaine de microns de diamètre. Du fait de leur diamètre important, ces particules ont moins de facilité à pénétrer dans les organismes que les particules plus petites issues de phénomènes de combustion (chauffage au bois ou des émissions automobiles).

Toutefois, leur quantité peut engendrer des effets sanitaires. Il est donc conseillé à toutes les personnes ressentant une gêne respiratoire de consulter un professionnel de santé. 

Évolution de la situation 

Une vigillance pollution est mise en place sur toute la région Auvergne-Rhône-Alpes, excepté dans le Cantal (15), la Haute-Loire (43) et l'Ouest Ardèche (07).​

Je me protège 

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Voici les gestes à adopter en cas d’épisode de pollution :

Pour en savoir plus sur les effets des épisodes de pollutions : « Effets sur la santé »  

J'agis pour réduire mes émissions de polluants 

Deux leviers principaux pour réduire la pollution : le chauffage au bois et les transports routiers. 

Le chauffage au bois et les transports sont deux sources principales de pollution en Auvergne-Rhône-Alpes. En moyenne sur l’année ils contribuent généralement pour moitié aux épisodes de pollution hivernaux. C’est donc sur ces deux secteurs qu’il faut agir pour retrouver un air de bonne qualité. 

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Comment limiter les émissions du chauffage au bois ? 
Les bonnes pratiques ne manquent pas pour concilier qualité de l’air et chauffage au bois : 

  • Limiter l’utilisation du chauffage d’appoint et/ou peu performant comme les foyers ouverts 
  • Utiliser un combustible de qualité et sec 
  • Ne pas trop chauffer, 20°C suffit ! 

Pour en savoir plus : "Chauffage au bois et qualité de l'air" 

 

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Les transports routiers : une source de pollution majeure en centre-ville des agglomérations et aux abords des grands axes routiers. 

Le secteur des transports demeure le principal émetteur de NOx en Auvergne-Rhône-Alpes (environ 55 %), dont la quasi-totalité des émissions sont imputables aux véhicules Diesel. Il contribue également mais dans une moindre mesure aux émissions de particules (de l’ordre de 20 %). En épisode, il constitue une source de pollution locale importante et a une incidence directe sur la santé des populations riveraines des grands axes routiers ou habitant en centre-ville des agglomérations. 

Pour en savoir plus : Transport et mobilité 

Vous êtes vous procuré la vignette crit'air ?  
Le certificat qualité de l’air est un document sécurisé qui permet de classer les véhicules en fonction de leurs émissions polluantes.  
Il est obligatoire 
- pour circuler lorsque le préfet instaure la circulation différenciée lors de certains épisodes de pollution 
- ou pour certains types de véhcules (véhicules utilitaires légers et poids lourds) pour circuler dans les zones à circulation restreinte instaurées par certaines collectivités (par exemple : Lyon et Grenoble).
Si vous devez vous procurer une vignette crit'air la démarche s'effectue en ligne. La vignette coûte 3,62 euros et est expédiée par voie postale à l'adresse figurant sur le certificat d'immatriculation, sous 10 jours.  

Je reste informé(e) 

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Pour être informé tout au long de l'année, et recevoir des alertes en cas d'épisode de pollution :  

 


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