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Actualités

Recrutement Technicien(ne) supérieur(e) de Maintenance (CDI) lundi 19 février 2018

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Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, association agréée pour la surveillance de la qualité de l’air en Auvergne-Rhône-Alpes, recherche  un(e) Technicien(ne) supérieur(e) de Maintenance en CDI.

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes est une Association Agréée de Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA) assurant des missions d’intérêt général réglementaires ou d’amélioration de connaissances sur la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Son mode de fonctionnement quadripartite regroupant l’Etat, les Collectivités Territoriales, les acteurs économiques et les représentants de la société civile garantit la transparence et l’indépendance de l’information délivrée. L’association emploie actuellement 85 personnes réparties sur 6 établissements assurant une production de données reposant sur de la métrologie et de la modélisation, et un ensemble de services supports (administratif, communication, informatique, qualité).

Le candidat renforcera la présence et la capacité d’intervention technique d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes sur un territoire centré sur la Haute-Savoie. Les missions principales consisteront, en collaboration avec l’équipe du Bourget-du-Lac, à installer, suivre et entretenir les équipements fixes et mobiles de mesures automatiques et de prélèvement de la pollution atmosphérique.

 

P O S T E :

Rattaché(e) hiérarchiquement et fonctionnellement au service technique (20 personnes), vous prendrez principalement en charge :

➢ L’installation, la vérification et la maintenance des instruments de mesure et de prélèvements ;

➢ La participation aux campagnes de mesure dans le cadre de projets ;

➢ La logistique des échantillons d’air (prélèvements, transfert au laboratoire, transmissions des données de prélèvement) ;

➢ Le reporting des travaux réalisés en conformité avec les exigences d’assurance qualité.

 

P R O F I L :

✓ Formation DUT mesures physiques ou BTS CIRA

✓ Une expérience réussie de 6 à 10 ans dans la fonction maintenance de matériels de mesures (grandeurs physiques électrotechniques, électroniques ou automatismes)

✓ Permis B indispensable, et BE souhaitable (traction de remorques)

✓ Après une période formation interne, il est attendu une forte autonomie du candidat pour évoluer sur son territoire d’intervention

✓ Connaissances :

  • Et pratique quotidienne des outils bureautiques (Environnement Office365, travail à distance)
  • Des principes d’assurance qualité ISO 9000
  • Serait un plus : normes et référentiels de mesures de la pollution atmosphérique, bases en chimie.

✓ En cohérence avec la volonté d’agir en faveur de l’amélioration de qualité de l’air, l’association et son équipe sont engagés dans une démarche de responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Une fibre environnementale forte du candidat serait également un plus.

✓ Aptitudes :

  • Bonne capacité de reporting et esprit d’équipe
  • Réactivité, rigueur et persévérance
  • Volonté d’aboutir et sens de l’initiative

 

C O N D I T I O N S :

✓ CDI avec statut non cadre. Temps de travail annualisé sur la base de 1607 heures (14 RTT+6 semaines de congés).

✓ Poste avec une dominante « terrain » : déplacements quotidiens compatibles avec une vie familiale, équipement informatique permettant le travail à distance, véhicule de service, téléphone de fonction.

✓ Après formation, intégration au groupe d’astreinte (environ 4 semaines par an).

✓ Poste rattaché à l’établissement du Bourget-du-Lac (73). Départ en intervention possible depuis le domicile.

✓ Rémunération annuelle sur 13 mois de 31 K€. Tickets restaurant. Mutuelle et Comité d’entreprise.

Envoyer CV et lettre de motivation
A l’attention de la Responsable des ressources humaines : serviceRH@atmo-aura.fr

 

- télécharger la fiche de poste -

 

Conférence de presse du Préfet de la Drôme sur la nouvelle gestion des pics de pollution mercredi 14 février 2018

Conférence Presse Arrêté Préfectoraux Drôme 2018

C’est sous un grand soleil et avec un air de bonne qualité qu’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a organisé une visite de la station de mesure de Valence urbaine centre, située sur le square Lesdiguiere, le 13 février 2018, pour la conférence de presse du Préfet de la Drôme, Eric Spitz, concernant la nouvelle gestion des épisodes pollués.

La station d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes est représentative des niveaux de pollution urbains sur Valence. Elle mesure en temps réel les différents polluants réglementés (dioxyde d’azote, particules fines, ozone). Elle alimente également les outils cartographiques d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, indispensables à la prévision quotidienne de la qualité de l’air. Chaque jour entre 9h et 12h, le prévisionniste établit ainsi la prévision de la qualité de l’air pour le jour J, J+1, et J+2, et évalue le risque d’être en épisode pollué.

La conférence de presse a été l’occasion pour le Préfet de rappeler les changements dans la gestion des pics de pollution. Le dispositif renouvelé permet ainsi :

  • d’anticiper les épisodes de pollution : alors qu’auparavant les mesures d’urgence étaient mises en œuvre au 4ème jour de dépassement du seuil d’information et de recommandation avec le nouveau dispositif, elles seront déclenchées dès le 2ème jour de l’épisode, améliorant ainsi la réactivité,
  • de maintenir des mesures d’urgence en cas de fluctuation des niveaux de polluants en deçà des seuils réglementaires lorsque les conditions météorologiques restent stables,
  • de renforcer la coordination locale et d’élargir la prise de décision aux principaux acteurs impliqués,
  • d’être plus exhaustif sur les différents types de pollution. La notion de persistance qui existait pour les particules (PM10) et les oxydes d’azote (NO2) a été étendue à l’ozone (O3).

Ce nouvel Arrêté Préfectoral introduit également la circulation différenciée (en remplacement de la circulation alternée) basée sur les vignettes Crit’Air. Chacun est d’ores et déjà encouragé à s’équiper d’un certificat afin de pouvoir circuler les jours de mise en œuvre de la mesure.

Cette nouvelle gestion des épisodes pollués a pour objectif de mieux contenir les épisodes de pollution, afin de garantir la santé des drômois. Même si la qualité de l’air s’améliore depuis une quinzaine d’année, rappelons que, fin janvier, la France a été convoquée avec neuf Etats membres, par le commissaire européen à l'environnement pour non respect des valeurs limites réglementaires. En 2016 sur la Drôme, 1 000 personnes restent soumises à un dépassement réglementaire du NO2, et 57 % sont exposés à des concentrations supérieures à la valeur recommandée par l’OMS. Les actions doivent être poursuivies pour préserver la santé des habitants. Atmo Auvergne Rhône-Alpes accompagne les collectivités en ce sens.

Collectivités : Appel à manifestation d’intérêt « Expérimentation AirQ+ » lundi 12 février 2018

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L’ADEME et Santé publique France lancent un appel à manifestation d’intérêt nommé « Expérimentation du logiciel AirQ+ ». Cet Appel à projet vise à accompagner 14 collectivités françaises dans la réalisation d’évaluations quantitatives d’impact sanitaire de la pollution atmosphérique (EQIS-PA) liées à leur territoire.

Cet appel à projet s’adresse aux collectivités (communautés de commune, communauté d’agglomération, métropole) en milieu urbain, péri-urbain ou rural, ayant des problèmes de qualité de l’air sur leur territoire. La réalisation d’une évaluation d’impact sanitaire, dont les objectifs sont de quantifier les impacts et bénéfices sanitaires (et même économiques) qui pourraient découler d’une baisse des niveaux de pollution, peut permettre à la collectivité de mettre en place diverses mesures afin de protéger la santé de la population.

Les 14 collectivités sélectionnées recevront l’aide d’un bureau d’étude qui les accompagnera dans la récupération des données nécessaires à l’étude et les guidera pour la prise en main du logiciel AirQ+ (logiciel spécifique développé par l’OMS et adapté pour le territoire national par Santé publique France). De plus, l’agence nationale de santé publique appuiera les collectivités distinguées pour l’interprétation des résultats obtenus. La contrepartie pour les collectivités concerne le retour d’expérience en tant qu’utilisateurs du logiciel AirQ+.

Les collectivités qui le souhaitent ont jusqu’ au vendredi 30 mars 2018 15h pour déposer un dossier !

 

Run for Them : Atmo Auvergne-Rhône-Alpes s’engage pour la course du souffle vendredi 9 février 2018

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L’association Savoir Oser la Solidarité organise le 11 mars 2018, une course caritative à Grenoble, La Run for Them, dont les profits seront reversés à la Fondation du Souffle qui œuvre pour la lutte contre les maladies respiratoires. Parce que la qualité de l'air est vitale, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes s’associe à cette démarche dans le cadre de la Responsabilité Sociétale des Entreprises avec le projet Solid’air et s’implique dans cet évènement de diverses manières.

Run For Them, c’est quoi ?

Fondé en 2013 par École spéciale des travaux publics, du bâtiment et de l’industrie, La Run For Them est aujourd’hui un réseau de plusieurs grandes écoles supérieures qui a pour vocation de sensibiliser les populations aux maladies respiratoires par la pratique de la course à pied.

Dans ce cadre, l’antenne de l’association humanitaire de Grenoble Ecole de Management (GEM) organise sa propre course, dont la deuxième édition aura lieu le 11 mars 2018 au parc de l’Ile d’Amour à Meylan.

La Run for Them-GEM souhaite permettre à la région grenobloise de courir pour la lutte contre les maladies respiratoires et ainsi la sensibiliser à cette cause. Dans cette démarche solidaire, l’intégralité des bénéfices générés est reversé à son partenaire La Fondation du Souffle dont les missions sont de susciter et soutenir le développement de projets de recherche dans le combat contre les maladies respiratoires.

Course Run for Them

 

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes s’est engagé dans une démarche de développement durable appelée Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) qui traduit la volonté de la structure d’aller au-delà des exigences réglementaires et légales. La prise en compte des préoccupations de la société dans les activités de l’observatoire régional et en particulier au travers l’engagement sociétal a conduit Atmo Auvergne-Rhône-Alpes à s’associer à cet évènement sportif et caritatif. 

 

Parce que l’air que nous respirons a une incidence sur notre santé, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes sera donc présent le 11 mars prochain pour vous aider à respirer un air de bonne qualité :

  • En proposant de l’information sur la pollution atmosphérique, les bons gestes à adopter pour protéger votre santé, mais également par la diffusion de la qualité de l’air sur les sites Internet des partenaires et pendant la course,
  • En mettant à disposition des micro-capteurs afin de sensibiliser les participants pendant la course,
  • En proposant une conférence sur la qualité de l’air à Grenoble Ecole de Management (GEM),
  • Par la participation de plusieurs salariés à la course !

 

La Run for Them Grenoble :
Quand? le dimanche 11 mars 2018
Quelle distance ? 15, 10 ou 1km enfants
Où ? Au parc de l'Ile d'Amour, à Meylan dès 9h40
Comment S'inscrire ? Directement en ligne sur http://www.runforthem.fr

Vacances d'hiver : quelle qualité de l'air en montagne ? mercredi 7 février 2018

qualité de l'air en montagne

Voilà une évidence que l’on oublie souvent : à chaque instant nous respirons. Ainsi, partout, tout le temps, nous sommes connectés à l’air. Mais le connaissons-nous vraiment ? Aujourd'hui, explorons la connection entre l'air, la montagne et ses pratiquants.

Une multitude de Français – et a fortiori d’auverhonalpins – ont un souvenir lié à la montagne : le ski, la neige, le chalet, le feu de bois, la tartiflette, le vin chaud, les raquettes, le tire-fesses, la première étoile, les gamelles, les sauts, les randos, le tout schuss et peut-être même, à la fin de la journée, le chocolat chaud ou le verre de chartreuse entre copains.

La région Auvergne-Rhône-Alpes jouit certainement d’un des meilleurs terrains de jeu vallonnés au monde, s’étirant du Massif des Alpes au Massif central. Elle bénéficie de paysages variés et d’espaces naturels remarquables, mais aussi d’une activité économique soutenue et diversifiée.

Certains de ses ambassadeurs sont même devenus des héros bien au-delà des cimes : Candide Thovex, Tessa Worley, Kilian Jornett, Aurélien Ducroz ou encore les flying frenchies… Ils influencent aujourd’hui autant la culture globale que la culture spécifique du montagnard.

 

Candide Thovex, le rider surdoué de la Clusaz, littéralement au-delà des sommets alpins dans la publicité « Ski the world » pour … une marque de voiture allemande.

Ceci explique en partie l’affluence des vacanciers qui se déplacent chaque hiver, principalement pendant les vacances, pour profiter des loisirs qu’offre la montagne. Malheureusement, comme dans beaucoup d’autres secteurs touristiques, une pratique intensive peut, si on n'y prend pas garde, dégrader le milieu naturel , nuisant ainsi sur le long terme à la source même de notre plaisir. 

Ce constat est particulièrement vrai pour la montagne.

Par exemple, dans certains fonds de vallée, les populations connaissent fréquemment une qualité de l’air médiocre voire dégradée. Cela inquiète les riverains concernés mais également les acteurs du tourisme (offices de tourisme, guides, stations de ski, etc.) et les vacanciers eux-mêmes craignant que cette dégradation de la qualité de l’air rime avec une altération plus générale de la montagne.

Quel est l’état de la situation ? L’air est-il toujours aussi pur en montagne ?  Et si oui, comment le préserver ?

Voici des éléments de réponse.
 

Au bon air de la montagne

D’après l’Observatoire Régional du Tourisme, près de 20% de l’ensemble des séjours touristiques effectués en Auvergne-Rhône-Alpes incluent au moins une pratique liée à la montagne (ski alpin, snowboard, randonnée, alpinisme etc.). Pendant la saison hivernale 2015/2016, les 173 stations de la région ont par exemple compté 39 millions de journées skieur.

C’est le département de la Savoie qui est plébiscité : plus de la moitié d’entre vous choisissent les stations savoyardes, un tiers préfère la Haute-Savoie, un dixième l’Isère et le Puy-de-Dôme, l’Allier et le Cantal se partageant les autres skieurs.

Bien sûr, c’est le ski qui reste loin devant la motivation principale des vacanciers. Mais les attentes concernant les séjours au ski sont de plus en plus multiples et dans celles-ci, l’environnement tient une place grandissante :  85 % des vacanciers se disent aujourd’hui préoccupés par les enjeux liés à l’évolution climatique et même 22 % des « non-glisseurs » viennent quand même, pour l’air pur de la montagne !

En 2015, près de 878 000 personnes ont emprunté le Téléphérique de l’Aiguille du Midi à Chamonix Mont-Blanc. Seul le Musée des Confluences fait mieux dans la région, à quelques entrées près.

La qualité de l’air en station

En station, cette affluence concentrée sur les mois hivernaux a, dans différentes proportions, des répercussions sur la qualité de l’air. D’abord par le transport : l’accès à nos régions montagneuses se fait quasi exclusivement en voiture, comme plus de 80% des activités touristiques dans notre région. Mais sur les terrains escarpés et sinueux des montagnes, l’utilisation en masse de la voiture génère davantage de consommation de carburant et engendre des embouteillages sur les axes lors des pics de fréquentation.

En conséquence, les niveaux de concentrations en NO2, le polluant principalement émis par l‘automobile, sont plus élevés le long des routes d’accès aux stations de ski. Cependant, les travaux menés par notre observatoire soulignent que les concentrations les plus importantes sont situées très proches des principaux axes de circulation et que les niveaux sont généralement en dessous de la valeur limite annuelle réglementaire fixée à 40 μg/m3.

Le trafic routier a donc un impact sur les voies d’accès principales (où peu d'habitants résident) mais limité en dehors.

Ensuite, ce sont les conditions de chauffage qui sont problématiques : le chauffage au bois mal maitrisé apparaît comme étant une source majoritaire de particules PM10. Par exemple, lors d’un jour type d’hiver avec une température moyenne de 0°C, situation courante et propice aux épisodes de pollution aux particules, la seule contribution du chauffage au bois non performant atteint 72% des émissions totales de particules.
 

Les concentrations de polluants primaires respectent la réglementation française et sont inférieurs à ce que l'on peut rencontrer dans les grandes agglomérations

Ainsi, les concentrations de particules sont souvent plus importantes dans les centres des petites stations de ski, ou l’utilisation du chauffage au bois est plus importante. Mais pas de panique ! Les concentrations de polluants primaires (NO2 et PM10) respectent la réglementation française et sont inférieures à ce que l’on peut rencontrer dans les grandes agglomérations ou les fonds de vallée fortement urbanisés.

L’altitude joue également un rôle. Les zones d’altitude où l’air circule mieux sont moins touchées par la pollution que les fonds de vallée.

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En montagne, comme ailleurs, plus vous vous éloignez des sources de pollution, meilleure est la qualité de l’air

 

Ainsi, sur les pistes, en hiver, la présence de particules et de dioxyde d’azote est très faible. Plus vous vous éloignez des sources de pollution, meilleure est la qualité de l’air, même si la pollution n’est jamais inexistante. L’exposition à la pollution des vacanciers est donc bien plus faible que celle des habitants de la vallée.

La qualité de l’air en vallée

Plus largement, ce sont les vallées, les zones urbaines de montagne et leurs habitants qui se trouvent impactés par une qualité de l’air qui peut être dégradée. Cette constatation dépend des valeurs de référence retenues : en 2016 par exemple, aucun habitant des zones urbaines enclavées* n’a été exposé à la valeur limite annuelle réglementaire française pour les particules PM10, soit 40µg/m3.

En revanche, au regard de la valeur cible recommandée par l’OMS, près de 395 000 personnes ont été exposées à de trop fortes concentrations moyennes de particules PM10 (au-dessus de 20 µg/m3). Soit 30% de la population.

*​Grand Annecy, Annemasse Agglo, Métropole de Grenoble, Vallée de l’Arve, Chambéry Métropole

Normes nationales et recommandation OMS, quelles différences ?

Il existe un cadre réglementaire français relatif à la protection de l'air qui définit les critères nationaux de qualité de l'air. Ce corpus législatif transpose au niveau national les directives européennes. C’est ainsi, par exemple, que la valeur reglémentaire limite annuelle d’exposition au particules PM10 est définie à 40µg/m3.

Au-delà de la réglementation, l’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS) recommande des niveaux d'exposition (concentrations et durées) au-dessous desquels il n'a pas été observé d'effets nuisibles sur la santé humaine ou sur la végétation. Toujours plus basse que la recommandation, ces valeurs recommandées sont fondées sur des études épidémiologiques et toxicologiques.

L’activité humaine, première source de pollution

Comme partout ailleurs, les activités humaines émettrices de polluant sont le principal facteur de la dégradation de la qualité de l’air sur ces territoires, notamment par les particules PM10. Pour ce polluant, sur une année entière, c’est encore le chauffage individuel qui représente la plus grande contribution (53 %), suivi par l’industrie (18 %) et le transport routier (17 %). 

 

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De plus, la topographie particulière de ces territoires, avec un relief accidenté, accentue des phénomènes météorologiques et atmosphériques complexes. L’inversion de température par exemple, bien connue des populations alpines, est un de ces phénomènes particuliers influant fortement sur la qualité de l’air.

Relief et météo, des facteurs aggravants

Les grandes inversions de températures interviennent lorsque le bas de la vallée est plus froid que le haut, ou encore lorsque vient s’installer en hauteur une masse d’air plus chaude et stable. C'est comme un couvercle que l’on viendrait poser au-dessus de la vallée. L’air chargé des émissions hivernales liées aux activités humaines est bloqué par les montagnes et ce couvercle. Il circule alors dans un espace fermé et la pollution ne se disperse pas ou peu.

 

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Entre les montagnes et le couvercle formé par l’inversion, la vallée est prise au piège.

Ainsi lors d’inversion de température, les concentrations moyennes des particules mesurées dans les vallées dépassent régulièrement le seuil réglementaire, amplifiant les épisodes de pollution. Nombre d’études (voir par exemple ici) ont été faites pour comprendre ces mécanismes et leur corrélation avec les pics de particule PM10 observés. Ces inversions sont généralement peu élevées en altitude ; ce qui a pour conséquence que la pollution est confinée dans le fond de vallée et que les pistes de ski en altitude ont une qualité de l'air préservée. L’enjeu est l’amélioration des outils de surveillance, pour mieux anticiper les situations de crise.

L’optimisme est pourtant de mise

Même si des périodes sensibles subsistent, la qualité de l’air s’améliore régulièrement depuis plusieurs années, à la fois en vallée et dans les stations de ski. Preuve que les efforts et que les actions menés aux niveaux Européen, national, régional et local commencent à porter leur fruit.
 

De la nécessité de protéger ce que nous aimons

Les stations de ski et les professionnels de la montagne font donc face à des enjeux environnementaux, comme la préservation d’une bonne qualité de l’air.  De façon plus médiatique encore que l’air, le réchauffement climatique apparait comme un risque. Car si le climat se réchauffe globalement, qu’en sera-t-il de l’enneigement de nos montagnes dans les années à venir ?

Air et Climat, même combat

Qualité de l’air et réchauffement climatique sont liés et la présence de l’ozone en montagne en est la preuve. Ce composé particulier, qui n’est pas émis directement par une source, naît de mécanismes complexes dus à l’action du soleil sur les polluants primaires.

Dans la troposphère, là où nous respirons, l’ozone est présent en faible quantité. Lorsque sa concentration augmente, il est considéré comme un polluant dit « secondaire » car il se forme par réaction chimique entre des gaz précurseurs (NOx, COV et CO) et le niveau d’ensoleillement. Ainsi ce composé, ne supportant pas la présence d'autres polluants dans l'atmosphère, peut être présent en altitude.

 

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Col de Balme, Vallée de Chamonix - Photo : Flicker / richd777

Les niveaux d’ozone n’ont que très peu diminués sur les 10 dernières années et les territoires d’altitudes risquent d’être toujours concernés par la présence de ce composé dans les prochaines années.

Les fortes concentrations relevées résultent d’une pollution émanant des centres urbains, et d’un réchauffement global du climat. Les espaces naturels d’altitude sont les victimes de cette pollution estivale. L’air de nos montagnes constitue donc un excellent indicateur de l’état de santé de notre planète.

 

L’air de nos montagnes constitue un excellent indicateur de l’état de santé de notre planète.

 

Montagne et qualité de l’air, l’harmonie au sommet

Ainsi une démarche générale de sensibilisation et d’action, de la part de tous les acteurs, sur tous les sujets touchants à la protection de l’environnement, est nécessaire pour préserver les territoires d’altitude et résorber la pollution de fond dans les vallées.  Un équilibre est donc à trouver.

Une multitude d’institutions, de représentants de la puissance publique, d’associations, de citoyens ou d’entreprises du secteur s’appliquent déjà et depuis longtemps à construire cet équilibre. Ainsi, nous donnerons la semaine prochaine la parole à l’association Mountain Riders, spécialisée dans le développement durable en montagne, qui nous proposera des solutions pour aborder la montagne de façon durable. 

Ouverture de l'appel à projet [R] Challenge - Vos solutions numériques pour améliorer la qualité de l'air mercredi 31 janvier 2018

[R] Challenge - Appel à candidature

Initié en septembre 2017 par la Métropole de Lyon, en partenariat avec Atmo Auvergne-Rhône-Alpes et la Caisse des Dépôts, la démarche [R] CHALLENGE, vise à accompagner les projets numériques innovants dont l’objectif est d’apporter de réelles solutions environnementales et sociétales pour la qualité de l’air. Seconde étape de cette démarche, l’appel à projets est ouvert depuis le 30 janvier 2018.

[R] Challenge , c’est quoi ?

Le [R] Challenge est Appel à projets d’expérimentation de solutions numériques dédiées à l’amélioration de la qualité de l’air sur le territoire de la Métropole de Lyon. Son but est d'aboutir l’émergence de solutions, services et produits numériques qui répondent aux enjeux d’amélioration de la qualité de l’air sur le territoire.

 

« C’est un dispositif ambitieux visant à soutenir l’émergence de services numériques innovants permettant de lutter contre la pollution atmosphérique et préserver le cadre de vie des habitants. »

 

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes coorganise le Challenge avec la Métropole de Lyon et la Caisse des Dépôts en fournissant des données de qualité de l’air et l'expertise indispensables au développement et à la recherche de solutions innovantes.

 [R]Challenge s’articule afin de répondre à 3 enjeux majeurs :

  • L’évolution des comportements des citoyens
  • Le développement des capacités de monitoring urbain
  • Le développement de technologies pour réduire les émissions

 

[R]Challenge - enjeux

 

Après le lancement de la démarche, c’est maintenant à votre tour de jouer ! Du 30 janvier au 15 mars 2018, déposez votre candidature pour bénéficier d’un accompagnement d’experts et accéder à des ressources d’expérimentations sur le territoire de la métropole de Lyon.

 

Comment participer ?

[R] Challenge - Appel à candidature

 

Rien de plus simple, vous pouvez accéder directement à l’appel à projet et au dossier de candidature dans les ressources associées sur la colonne à droite de cet article ou vous pouvez vous rendre sur le site Internet du [R] Challenge.

Mise en place d’une surveillance métrologique de la qualité de l’air dans l’agglomération de Vichy lundi 29 janvier 2018

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Dans le cadre de sa démarche globale, Vichy Communauté a souhaité appréhender les niveaux moyens de qualité de l'air auxquels ses habitants sont exposés. Cette unité urbaine majeure de l’Allier de plus de 66 000 habitants n’ayant jamais fait l’objet de mesures de qualité de l’air, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a décidé d’étendre son réseau à l’agglomération de Vichy en même temps que la mise en place d’une évaluation cartographique par modélisation.

En 2016, des mesures préliminaires ont été réalisées, en parallèle, sur deux emplacements à Vichy : Ecole Sévigné Lafaye (rue des écoles) et Centre Universitaire Roland (rue du 4 septembre), afin de déterminer le meilleur site de mesure permanent pour l’installation d’une station fixe.  
Après analyse des résultats, le site « Centre Universitaire Roland » a été choisi en concertation avec la ville et l’agglomération en intégrant les contraintes techniques afin d’assurer la pérennisation du site.
La nouvelle station fixe « Vichy », opérationnelle depuis le 26 janvier dernier, donne la possibilité d’appréhender les niveaux moyens de particules fines (PM10), de dioxyde d’azote (NO2) et d’ozone (O3) auxquels peut être soumise la population et permet, en plus des informations cartographiques quotidiennes, de calculer l’indice de la qualité de l’air (IQA) sur l’agglomération de Vichy.

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes remercie la ville de Vichy et Vichy Communauté pour leur participation à la bonne réalisation de ce projet.

 

 

Royat : Remplacement de la station de mesures vendredi 12 janvier 2018

Station Royat périurbaine

Depuis plusieurs années, la station fixe « Royat », située dans le groupe scolaire Jules Ferry sur la commune de Royat, fournit des informations importantes sur la qualité de l’air de la périphérie clermontoise.

Afin de mieux répondre aux normes techniques, le déplacement de cette station a été décidé. De plus, l’installation d’une station  indépendante, plutôt que l’aménagement d’un local comme c'était le cas auparavant, pourra permettre d’effectuer des mesures complémentaires d’autres polluants.

En partenariat avec la ville de Royat, plusieurs emplacements ont été étudiés et le site du stade Johanny Bernard a été retenu. Il se trouve directement en face du groupe scolaire, le long de l’avenue Pasteur.

Après une longue période de travaux, la nouvelle station fixe « Royat Périurbaine » a vu le jour le jeudi 11 janvier 2018. Cette nouvelle station continue d’appréhender les niveaux moyens de dioxyde d’azote (NO2) et d’ozone (O3) auxquels peut être soumise la population et continue également de participer au calcul de l’indice ATMO de l’agglomération clermontoise.

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes remercie la ville de Royat pour sa participation à la bonne réalisation de ce projet.

 

Voeux - Qualité de l'air, et si on continuait en 2018 ? lundi 8 janvier 2018

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Pour améliorer la qualité de l'air, non, vous ne pouvez pas TOUT faire. Mais ensemble on peut essayer de faire le maximum. Surtout que ça marche !

En 2017 par exemple, la région Auvergne-Rhône-Alpes a respecté pour la première fois la réglementation en particules PM10. Alors puisque ça marche, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes s'engage à continuer à vous accompagner pour protéger votre air et vous souhaite une très belle année 2018.

 

 

Le Président, le Conseil d'administration et toute l'équipe d'Atmo Auvergne-Rhône-Alpes vous transmettent leurs meilleurs voeux.

 

 

Valence : changement de station pour la surveillance liée au trafic de l’A7 mardi 2 janvier 2018

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Depuis 2002, la station de mesures « A7 Valence » située en bordure de l’autoroute A7 sur la commune de Bourg-lès-Valence permet d’évaluer les niveaux maximums pouvant être respirés par la population localisée aux abords routiers.

Depuis son installation, elle a systématiquement dépassé la valeur limite annuelle pour le dioxyde d’azote. A ce titre, cette mesure est obligatoire et ne peut pas être arrêtée.

La construction d’un mur antibruit début 2017, juste devant la station, a impacté son micro-environnement et perturbé l'objectif de surveillance, à savoir quantifier les niveaux maximums liés aux émissions du trafic. L’effet d’écran du mur antibruit a gêné les prélèvements d’air et les concentrations mesurées ont été artificiellement minimisées.

Pour assurer une surveillance fidèle et conforme, plusieurs emplacements ont été étudiés afin de suppléer la station mise en défaut : 

  • Le site « A7 Valence Ouest » (rue Julien Keyser) situé au droit de l’A7 à quelques centaines de mètres au Sud du site « A7 Valence »,
  • Le site « Corsaire » (rue corsaire) situé à l’Est de l’A7 et juste en face du site « A7 Valence ».

En complément, les sites « Avenue de Romans » et « Fouques Duparc » situés dans la ville de Valence, à proximité d’axes routiers majeurs ont également été investigués afin d’évaluer un éventuel écart des niveaux maximums entre la proximité d’une autoroute et de boulevards urbains importants

La comparaison entre ces sites a permis de déterminer celui qui présente les concentrations les plus représentatives du niveau maximum d’exposition auquel la population, située en proximité d’une infrastructure routière, est susceptible d’être exposée :

Le site « Corsaire » a été retenu et devient la nouvelle station fixe « A7 Valence Est ».

Cette nouvelle station, opérationnelle depuis le 28 décembre 2017 prend donc le relais de la surveillance en proximité trafic de l’agglomération valentinoise et permet de continuer à appréhender les niveaux maximums de particules fines (PM10et PM2,5) et de dioxyde d’azote (NO2) auxquels peut être soumis le public.

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes remercie la commune de Bourg-Lès-Valence ainsi que Vinci Autoroute pour leur participation à la bonne réalisation de ce projet.


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