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Actualités

Sortie d'un indice européen de la qualité de l’air par l'Agence Européenne de l'Environnement mercoledì 22 novembre 2017

Indice Européen @AEE

A l’occasion du Clean Air Forum qui s’est tenu à Paris les 16 et 17 novembre dernier, l’Agence Européenne pour l’Environnement a sorti un indice européen de qualité de l’air. Cet indice s’accompagne de la mise en ligne d'un portail au niveau européen qui affiche des informations sur la qualité de l’air, notamment sur plusieurs villes de France.

Cet indice européen est un indice expérimental qui doit encore faire l’objet d’améliorations. En France, les observatoires régionaux de qualité de l’air ont été sollicités par le Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l’Air (LCSQA) qui dépend du Ministère chargé de l’Ecologie  sur les problèmes de disparités d’informations existantes entre l’état de la qualité de l’air diffusé en région et les résultats de cet indice sur certaines villes françaises.
La France se saisit du dossier pour faire évoluer l’indice et assurer ainsi la cohérence avec l’information plus fine diffusée au niveau local par les observatoires régionaux.

Au niveau national, les observatoires régionaux de surveillance restent les organismes de référence pour l’information sur la qualité de l’air que l’on respire localement ; ce système européen apporte des informations complémentaires à celles qu’ils fournissent sur leurs outils. Les observatoires régionaux et leur fédération nationale – Atmo France -  seront vigilants sur les données qui seront affichées sur ce portail européen et sur son évolution.

#TousConnectés | Vigilance pollution de l’air : comment se préparer ? mercoledì 15 novembre 2017

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Voilà une évidence que l’on oublie souvent : à chaque instant nous respirons. Ainsi, partout, tout le temps, nous sommes connectés à l’air. Mais le connaissons-nous vraiment ? Avec la série d'articles #TousConnectés, nous allons tenter d'en savoir un petit peu plus.

Il est 7h30, le réveil a peut-être été difficile, le jour est déjà levé et vous voilà prêts pour commencer une nouvelle journée.
En sortant de la maison, une sensation alors oubliée vous transperce le visage : le froid.

Il va falloir s'y faire : l'hiver est là ! 

La saison hivernale apporte son lot de changements dans notre quotidien : horaires, habillement, alimentation, loisirs, déplacements, chauffage... Cela impacte aussi la qualité de l'air : par exemple, les émissions de polluants liés au chauffage ou à nos déplacements motorisés augmentent. Les conditions météorologiques, froides, peu ventées et sèches, favorisent la stagnation de ces polluants dans l'air.

Quand ce cocktail est réuni... les niveaux de pollution s’emballent, et conduisent parfois à un épisode de pollution.

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Souviens-toi l'hiver dernier ...

 

Ces épisodes peuvent s'installer longuement au-dessus de nos villes, nos plaines ou nos vallées, provoquant souvent un sentiment d'impuissance, voire de danger. 

Alors si vous préférez les hivers paisibles, voici 3 conseils essentiels qui vous aideront à traverser cette période.

 


 

Soyez le premier informé

Un épisode de pollution peut toucher un territoire du jour au lendemainLe mieux est alors d'anticiper, c’est-à-dire connaître le plus tôt possible la prévision quotidienne de qualité de l’air et le niveau de vigilance pollution associé.

Les médias traditionnels (presse papier, télévision, radios) relayent aujourd'hui quasi systématiquement les situations de forte vigilance, mais souvent avec une ou plusieurs journées de retard. Le plus sûr reste de recevoir directement l'information quand elle est publiée.

Pour cela 3 solutions : 

  • Le bulletins d'information par mail 
  • L'application smartphone 
  • Les réseaux sociaux 

En vous abonnant aux bulletins d'informations par mail, vous serez les premiers informés en cas de dégradation de la situation. Il vous suffit de renseigner votre adresse, choisir le bulletin de vigilance pollution et définir une zone géographique.

Abonnement aux bulletins de vigilance

 

Pour les plus connectés, vous pouvez suivre le compte twitter ou le compte Facebook d'Atmo Auvergne Rhône-Alpes pour être informés en direct de la situation.  

 


 

Protégez-vous

Les vigilances pollution hivernales concernent surtout les particules fines. D'un diamètre inférieur ou égal à 10 micromètres, elles pénètrent dans nos voix respiratoires et constituent un risque pour notre santé. A tel point qu'elles ont été classées comme cancérigène par l'Organisation Mondiale de la Santé. 

Voyons donc comment limiter ce risque.

D'abord, en l'évitant ! La pollution n'est pas présente partout, tout le temps et certains endroits peuvent être moins touchés que d’autres. Pour les trouver, observez les cartes fine échelle de prévision de qualité de l'air et repérez les zones les moins impactées.

Mieux, vous pouvez être directement conseillé sur les zones à privilégier : l'application Air to Go vous indiquera, entre autres, l’endroit le moins pollué autour de vous.

L'application Air to Go est disponible sur

Disponible sur Google Play

Disponible sur Google Play

Si la vigilance est généralisée, il reste tout de même quelques bons gestes à adopter comme « privilégier les sorties brèves, « reporter les activités physiques qui demandent le plus d’efforts » ou « limiter ses déplacements aux abords des grands axes routiers aux périodes de pointe ».

Vous retrouverez ces conseils directement sur les bulletins de vigilance émis et les différents services d'Atmo Auvergne-Rhône-Alpes

 


 

Défiez la pollution
 

Vous pensez peut-être que les épisodes de pollution hivernaux sont seulement dus à la météo? Il n'en est rien !

Leur origine étant d'abord une augmentation de nos émissions de particules, nous avons tous un rôle à jouer pour éviter, résorber ou diminuer l’intensité d’un épisode pollué.

Dans ce domaine, deux types d'actions existent : 

  • Les actions réglementaires, instaurées par les préfectures, imposent aux différents publics d’adapter leur comportement ou leurs usages
  • Les initiatives personnelles, institutionnelles ou collectives, qui permettent d'aider à résorber l'épisode 

Concernant la réglementation, les autorités préfectorales peuvent mettre en œuvre un dispositif, sur la base des informations fournies par l'observatoire. Ils diffusent alors une série d'actions contraignantes qui doivent être respectées par les acteurs concernés. Il est donc conseillé de consulter le site de votre préfecture en cas de vigilance pollution activée. 
 

Ensuite viennent les initiatives collectives ou individuelles : prime pour remplacer son vieux chauffage au bois, réseau de transport gratuit ou à prix réduit en cas de vigilance pollution, covoiturage, utilisation du vélo ou encore baisse du chauffage de son domicile (idéalement 19°C). Voilà des actions vertueuses que chacun peut décider d'adopter, lancer ou relayer. 

Pour vous inspirer, voici un catalogue des bons gestes pour la qualité de l'air. 

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Les bulletins de vigilance pollution vous informent sur les meilleurs comportements à adopter

 


 

Forts de ces 3 grands conseils, vous voilà  parés pour affronter les vigilances pollutions qui peuvent se produire cet hiver. Cependant, nous espérons vivement que vous n’ayez pas à vous en servir. Cela signifierait que les efforts de chacun commencent à porter leurs fruits.

Vous pourriez ainsi vous concentrer sur les vrais avantages et bienfaits de l'hiver. 

 

 

Qualité de l’air en Auvergne-Rhône-Alpes : retrouvez toutes les informations sur un site unique ! martedì 14 novembre 2017

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Dès mercredi, toutes les informations de qualité de l’air de la région Auvergne-Rhône-Alpes seront désormais disponibles sur un site unique. Ce site sera accessible pendant encore une semaine à partir des URLs des deux anciens observatoires : www.air-rhonealpes.fr et www.atmoauvergne.asso.fr. A partir du 21 novembre, l’adresse unique du site Internet de l’observatoire régional sera www.atmo-auvergnerhonealpes.fr

 

Les changements techniques opérés vont entrainer des indisponibilités temporaires du site Internet le 15 et 21 novembre. Nous nous excusons par avance pour la gêne occasionnée.

L’ensemble des données de mesures des sites de la région seront consultables en direct sur la page « Accès cartographique aux mesures », les rapports d’activités, d’études et autres bilans trimestriels du territoire seront également disponibles dans les publications du site, et l’indice national de qualité de l’air (ATMO ou IQA) sera également diffusé pour les 7 agglomérations auvergnates et les 16 agglomérations de Rhône-Alpes disposant de cette information.

Quelques nouveautés concernant l’information quotidienne sur la qualité de l’air

Les équipes d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes ont fait évoluer les outils de prévision quotidienne de qualité de l’air avec :

  • L’extension à l’échelle de la région Auvergne-Rhône-Alpes des prévisions de qualité de l'air pour l’indice multi-polluant et les indices par polluant (particules PM10, O3 et NO2)
  • La mise à disposition d’un indice communal à l'ensemble des communes de la région, permettant également de proposer des bulletins quotidiens et hebdomadaires pour les communes auvergnates,
  • La prévision de qualité de l'air jusqu’au surlendemain à l'échelle de la région.
  • La possibilité de visualiser des prévisions de qualité de l'air à l’échelle de la rue (résolution à 10m) dans dix agglomérations: Lyon, Grenoble, Annecy, Saint-Etienne, Clermont-Ferrand, Moulins, Aurillac, Le Puy-en-Velay, Montluçon et Vichy.

Projet d’aménagement urbain grenoblois, quels impacts sur la qualité de l’air ? giovedì 9 novembre 2017

Vue grenoble actu

Un nouveau plan de circulation est en place dans le centre-ville depuis mi-avril 2017 dans le cadre du projet d’aménagement « Cœurs de ville, Cœurs de Métropole » initié par Grenoble-Alpes Métropole. De nombreuses analyses, basées sur les données de mesures d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes ont alimenté un débat local riche. Voici un point d’étape concernant les premiers résultats et les études prévues pour réaliser une évaluation détaillée des impacts du projet.

Le projet d’aménagement « Cœurs de Ville, Cœurs de Métropole » initié par Grenoble-Alpes Métropole concerne notamment le centre-ville de Grenoble. Ce projet global inclut notamment l’extension du plateau piéton et la requalification des boulevards Rey-Sambat-Lyautey visant à favoriser le partage de l’espace public entre les différents modes de déplacements et faciliter l’usage des modes doux. Un nouveau plan de circulation est donc en place dans le centre-ville de Grenoble depuis mi-avril 2017 et des aménagements urbains sont prévus en 2018-2019. Ce projet, en agissant sur les pratiques de mobilité, est susceptible d’avoir des impacts sur la qualité de l’air de l’agglomération grenobloise.

Les données de mesures d'Atmo Auvergne Rhône-Alpes mises à disposition gratuitement sur le site Internet de l'observatoire  ont donné lieu à de nombreuses analyses de la part de métropolitains qui ont alimenté un riche débat local autour des enjeux de la qualité de l’air.

 

Les aménagements urbains impliquant des modifications du plan de circulation ont des effets sur la qualité de l’air qui peuvent être complexes

Les effets sur la qualité de l’air d’un projet global d’aménagement tel que « Cœurs de ville, Cœurs de Métropole » sont complexes. En effet, ils peuvent varier selon les secteurs mais également évoluer dans le temps en lien avec les changements progressifs des pratiques de mobilité.

D’une manière générale, ce projet d’aménagement peut avoir un effet global plutôt positif sur la pollution de fond du cœur de l’agglomération (en lien avec une réduction du trafic global de la zone), associé à des effets locaux qui peuvent se développer sur certains secteurs (en lien avec des phénomènes de « reports de trafics »). Ces effets locaux peuvent être positifs ou négatifs selon que le projet conduit à une baisse ou à une augmentation des niveaux de trafic sur l’axe considéré.

Ainsi, afin qu’un projet d’aménagement urbain contribue à la réduction de l’exposition des grenoblois à la pollution atmosphérique, il doit assurer :

  • Une réduction des niveaux de trafic globaux afin de réduire le niveau de pollution de fond,
  • Une bonne maîtrise des effets locaux liés aux reports de trafic.

 

Evaluer les impacts sur la base d’une seule station de mesure : une approche partielle mais qui apporte quelques éléments de réponse

Différentes analyses ont été réalisées par des métropolitains depuis mai dernier sur la base des données de mesure disponibles en « open data » sur le site d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes. Ces analyses étaient fondées sur les données collectées au niveau de la station de mesure « Grenoble Boulevard » située dans le centre-ville de Grenoble en situation de proximité trafic.

Etat des lieux actuel sur la base des données de la station fixe « Grenoble Boulevard »

Il convient tout d’abord de rappeler qu’il faut être prudent dans toute tentative d’évaluation des impacts d’une action publique en fondant une analyse sur un unique point mesure. En effet, d’une part une mesure ponctuelle ne permet pas de traduire toute la complexité des effets attendus par un projet tel que « Cœurs de ville, Cœurs de Métropole », et d’autre part, il est délicat d’attribuer des variations de niveaux de polluants à une action spécifique en raison des multiples facteurs d’influence susceptibles d’interférer (e.g. variabilité des conditions météorologiques, autres sources de variation du trafic routier que l’aménagement lui-même…).

L’analyse détaillée des données collectées au niveau de la station « Grenoble Boulevard » peut toutefois être pertinente et permettre d’établir certaines conclusions, même si elles peuvent être assez partielles et limitées à ce point de mesure.

La donnée présentée ci-dessous, directement interprétable, correspond aux concentrations moyennes mensuelles de dioxyde d’azote (NO2) mesurées au niveau de la station Grenoble Boulevard au cours des 10 dernières années. Le NO2 est un polluant largement lié au trafic routier qui constitue donc un bon indicateur de son impact. Le seuil réglementaire (40 µg/m3 en concentration moyenne annuelle) est dépassé de manière récurrente en situation de proximité trafic dans l’agglomération grenobloise.

La figure ci-dessous indique que :

  • Les niveaux de NO2 présentent une variation saisonnière (liée notamment à la variation des conditions de stabilité atmosphérique).
  • Les niveaux de NO2 présentent une certaine variabilité interannuelle. Toutefois, au-delà de cette variabilité il y a une tendance progressive et lente à la diminution des concentrations (cette évolution tendancielle est conforme à ce qui est constaté sur l’ensemble du réseau de mesure).
  • De janvier à avril 2017 (avant la mise en place du nouveau plan de circulation ; voir courbe rouge), les niveaux de NO2 sont plutôt inférieurs à ceux enregistrés les années précédentes (conformément à la tendance à la baisse des niveaux de NO2). A partir de mai 2017, les niveaux de NO2 sont proches de la valeur moyenne des 10 dernières années. Compte tenu de la coïncidence temporelle entre cette augmentation relative modérée (par rapport au fuseau des 10 dernières années) et la mise en place du nouveau plan de circulation, il est impossible d’exclure un lien de causalité.
  • Les niveaux de NO2 mesurés depuis la mise en place du nouveau plan de circulation sont inclus à l’intérieur du « fuseau » des 10 années précédentes (très proche du niveau moyen des 10 dernières années).
  • Les données d'une seule station de mesure ne permettent pas d'évaluer l'évolution des populations impactées par le projet sur l’ensemble du cœur de l’agglomération
Graphe mesures grenobles_actu

Remarque : les niveaux de NO2 enregistrés au niveau du laboratoire mobile implanté sur le site de caserne de Bonne depuis début 2016 présente des évolutions analogues.

Un enjeu d’agir sur les transports routiers pour réduire l’exposition des grenoblois
Sans être exceptionnelle pour une agglomération de cette dimension, la situation du territoire métropolitain concernant la pollution atmosphérique est sensible. Une centaine de décès sont attribuables chaque année à l’exposition à la pollution de l’air (Morelli et al., 2016). Les seuils réglementaires et les valeurs guides recommandées par l’OMS concernant les particules en suspension et le dioxyde d’azote sont dépassés de manière récurrente sur le territoire de la Métropole Grenobloise. Le cœur de l’agglomération et les zones de proximité routière sont particulièrement exposés à la pollution atmosphérique.
Les transports routiers ont une responsabilité marquée dans l’exposition des grenoblois à la pollution de l’air, en effet, ils contribuent à la pollution de fond (52 % des émissions d’oxydes d’azote et de 21 % des émissions de particules PM10) mais sont aussi responsables de la « surexposition » des populations résidant en bordure de voiries.
D’une manière générale, il existe quatre leviers principaux permettant de réduire les émissions de polluants atmosphériques des transports routiers :    - La diminution du trafic (transports de marchandise et de personnes), le développement des transports en commun et des modes actifs sont des moyens d’agir dans ce sens    - L’évolution du parc roulant vers des véhicules "plus propres" notamment par la mise en place de Zone à Circulation Restreinte.
    - L’amélioration de la fluidité du trafic,
    - L’optimisation de la vitesse de circulation,
Outre, les transports routiers, il convient de noter que le chauffage au bois individuel non performant, le secteurs industriel et agricole ont également une responsabilité dans l’exposition de la population à la pollution atmosphérique.

 

Une étude d’évaluation détaillée sera conduite en 2018 afin de décrire les effets « qualité de l’air » du projet dans toute leur complexité

La sensibilité du cœur de l’agglomération sur le plan de la pollution de l’air justifie qu’une évaluation adaptée des impacts du projet « Cœurs de ville, Cœurs de Métropole » soit réalisée. Ainsi, il est prévu qu’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes réalise en 2018 une étude qui comportera deux volets :

  • Une campagne de mesures dans le cœur de l’agglomération. Elle a pour objectif d’évaluer la situation « Après mise en place du nouveau plan de circulation » et viendra compléter les campagnes de mesures conduite en 2014 et 2016 qui ont permis de qualifier de la situation « Etat initial »
  • Une évaluation par modélisation. Les modèles de qualité de l’air utilisés par Atmo Auvergne-Rhône-Alpes permettent de cartographier la qualité de l’air de l’agglomération à haute résolution spatiale. Ces modèles prennent en compte les émissions des différents secteurs d’activité (dont trafic routier), le relief, le bâti (e.g. influence des « rues canyons »), les conditions météorologiques etc. Ces modèles seront mobilisés pour simuler les conditions « Avant » et « Après » et ainsi évaluer les impacts du nouveau plan de circulation sur la qualité de l’air. Cette approche demande de disposer d’une description fiable du trafic dans les deux conditions simulées.

Cette étude sera conduite en 2018 et les résultats seront connus début 2019.

illustration campagne grenoble 2016

 

Bilan de la qualité de l’air en France en 2016 martedì 31 ottobre 2017

Photo aérienne paysages nuages

Le ministère de la transition écologique et solidaire vient de publier le bilan de la qualité de l’air en France en 2016 et les principales tendances observées sur la période 2000-2016. D'une manière générale, la qualité de l'air s'améliore mais ces progrès ne permettent pas de respecter complètement la réglementation européenne. Les concentrations moyennes annuelles de dioxyde de soufre (SO2), de dioxyde d'azote (NO2) et de particules (PM10 et PM2.5) sont en baisse constante depuis plus de dix ans. Les concentrations d'ozone (O3) restent stables. L’année 2016 a été marquée par des épisodes de pollution d'ampleur nationale aux particules et à l'ozone.

Des concentrations moyennes en baisse régulière depuis 10 ans

La baisse des niveaux de polluants se poursuit de façon régulière sur la période 2000-2016. Elle est particulièrement importante pour le SO2 ou encore le cadmium. La baisse est moindre pour les autres polluants, et semble se stabiliser depuis cinq ans pour les particules fines même si une légère inflexion à la baisse se profile depuis 2014. Ces tendances reflètent les difficultés à intervenir sur des sources de pollution très variées. 

L’amélioration de la qualité de l’air en 2016 s’accompagne également d’une diminution des cas de dépassement de norme pour la protection de la santé. Ces dépassements concernent trois polluants principaux : le NO2, les PM10 et l'O3.

Une persistance des dépassements de normes pour les polluants principaux (NO2,PM10 et O3)

En 2016, 5 polluants sur 12 présentent des dépassements des normes annuelles pour la protection de la santé humaine à long terme dans plusieurs agglomérations.

Des épisodes de pollution, plus ou moins nombreux, selon les conditions météorologiques, surviennent chaque année en France et à des périodes différentes (particules en hiver et au printemps ; ozone en été). L'année 2016 a été marquée par quelques épisodes de pollution aux particules, par un épisode de pollution à l’O3, et par l’absence d’épisode de pollution au NO2 comme en 2015 et en 2014.

Ce bilan est établi à partir des données du Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l’Air (LCSQA) et également celles des Associations Agrées de Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA) telles qu’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes. 
Au niveau régional, il est complété par le bilan annuel diffusé par Atmo Auvergne-Rhône-Alpes.

#TousConnectés - 4 conseils pour allier jardinage et qualité de l’air cet automne lunedì 30 ottobre 2017

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Voilà une évidence que l’on oublie souvent : à chaque instant nous respirons. Ainsi, partout, tout le temps, nous sommes connectés à l’air. Mais le connaissons-nous vraiment ? Avec la série d'articles #TousConnectés, nous allons tenter d'en savoir un petit peu plus.

L’automne est là et en cette saison, il y a fort à faire dans le jardin. C’est notamment le moment de se débarrasser des feuilles mortes qui s’accumulent ou encore de tailler arbres et arbustes afin de les renforcer avant l’hiver… Autant de tâches qui génèrent des déchets végétaux dont on ne sait pas toujours quoi faire. La première chose à savoir est que brûler ses déchets de jardin est une pratique interdite et très polluante pour vous et pour l’air que vous respirez. Mais pas de panique, il existe quelques bonnes astuces pour valoriser ses déchets de jardin au lieu de les brûler.

Voici quelques conseils pratiques pour vous aider à jardiner tout en préservant la qualité de l’air :

Conseil n°1 : Faire du paillage avec les feuilles mortes

Les feuilles mortes tout comme la tonte de pelouse peuvent être utilisées en paillage. Cette pratique nourrit les plantes et améliore le sol. C’est une solution économique et écologique pour votre jardin. Le paillage est particulièrement utile en automne pour protéger les plantes avant l’hiver et éviter de laisser le sol nu.

Toutes les techniques et conseils sur le site de l’Ademe et sur le site Jardiner au naturel

Conseil n°2 : Se mettre au compostage

Tous les déchets organiques de cuisine, de jardin et de maison sont compostables. S’ils ne sont pas utilisés pour le paillage, tontes de gazon, feuilles, tailles de haies, fleurs fanées, mauvaises herbes, écorces de bois, etc, ils peuvent être utilisés dans le compost. Vous pouvez acheter un bac à compost ou simplement faire un tas au fond du jardin. Une fois arrivé à maturité le compost permet de fertiliser la terre de votre potager, de vos massifs, vos plantes vivaces, pour l’entretien de votre pelouse…  En outre, grâce au compostage, vous en aurez terminé avec les engrais chimiques.

Conseil n°3 : Aller à la déchetterie

Si vous n’avez ni le temps ni l’envie de vous mettre au compostage ou au paillage, il suffit de vous rendre en déchetterie pour vous débarrasser de vos déchets de jardin

Et pour ceux qui pensent qu’ils vont plus polluer en utilisant la voiture qu’en brûlant leurs tas de feuilles au fond du jardin !!! Et bien, c’est faux !

Saviez-vous que brûler 50 kg de déchets végétaux émet autant de particules qu’une voiture Diesel récente qui parcourt 13 000 km ? En outre, brûler ses déchets de jardin est passible d’une amende de 450 Euros… Alors plus d’excuses pour ne pas vous rendre à la déchetterie !

Pour en savoir plus sur le brûlage de déchets végétaux.

Conseil n°4 : Jardiner sans pesticides

Utilisés pour détruire les plantes nuisibles et pour protéger les plantes cultivées et les récoltes, les pesticides sont épandus à grande échelle dans l'environnement. Ils se retrouvent dans les sols mais aussi dans l’air. Les concentrations des pesticides dans l’air les plus importantes sont observées en milieu rural et pendant les périodes de traitement. Le recours aux pesticides n'est pas une nécessité, a fortiori lorsqu'on est un particulier. Il existe de nombreuses solutions pour jardiner au naturel : choisir des plantes adaptées, favoriser la biodiversité dans le jardin pour lutter contre les espèces nuisibles, etc.

Toutes les astuces sur le site jardiner autrement.

Surveillance des pesticides dans l’air : une campagne nationale de mesures démarrera début 2018 lunedì 30 ottobre 2017

champs et pesticides

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) vient de publier un rapport précisant les modalités de mise en œuvre d'une surveillance nationale des pesticides dans l'air ambiant en France métropolitaine et dans les départements et régions d'outre-mer. Dans ce rapport, 90 substances prioritaires ont été identifiées pour être prises en compte, en fonction de leur potentiel de présence dans l’air et de leur danger.

Le protocole pour réaliser une campagne exploratoire nationale de mesures dans l’air extérieur en 2018 est en cours de validation par le Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l'Air (LCSQA). Ce travail débutera en 2018 sur l’ensemble du territoire national.

En Auvergne-Rhône-Alpes, dans le cadre de cette campagne nationale, 4 sites de mesures seront étudiés.

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes : plus de 10 années de surveillance des pesticides dans l’air ambiant

L’observatoire régional de la qualité de l’air, mène depuis 2005 un programme de surveillance destiné à mesurer la présence et les quantités de pesticides dans l’atmosphère. L’objectif de ces études est d’améliorer les connaissances sur l’exposition des auverhônalpins à ces substances.

Les travaux d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes s’articulent autour deux axes :

  • La mesure des niveaux de pesticides dans l’air ambiant (près d’une centaine de substances recherchées) dans des zones habitées et situées à proximité de diverses cultures de la région.
  • La réalisation d’un inventaire spatialisé des différentes substances potentiellement émises dans l’air lors des applications de produits phytosanitaires ; travail exploratoire ayant pour but d’engager ensuite des travaux de cartographie des concentrations de pesticides dans l’air (modélisation de la dispersion des substances).

 

Un enjeu sanitaire national

Malgré la grande richesse des données collectées depuis plus de 10 ans par les observatoires régionaux de qualité de l’air, le risque sanitaire lié à l'exposition aux pesticides présents dans l’air ambiant des riverains de zones agricoles ou de la population générale, reste difficile à estimer. En effet, en l'absence de réglementation dans l’air, la connaissance des niveaux de contamination en pesticides dans ce milieu environnemental demeure partielle et hétérogène.

La surveillance des pesticides dans l’air ambiant menée par les observatoires de l’air doit permettre in fine, d’évaluer l’exposition chronique de la population générale et les risques sanitaires associés. A l’avenir, les données de mesure recueillies de manière harmonisée pourront servir à évaluer la contribution de l’exposition via l’air ambiant à l’exposition totale aux pesticides, en vue de conduire une évaluation des risques sanitaires pour l’ensemble des milieux environnementaux (air, eau, sol) et des voies d’exposition humaines (voie aérienne, ingestion, etc.) qui auront été évalués par ailleurs.

2 nouvelles études confirment l’impact de la pollution sur la santé des populations giovedì 26 ottobre 2017

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Le rapport de l’Agence Européenne de l’Environnement et la publication d’une étude internationale publiée dans la revue médicale The Lancet confirment que la pollution de l’air reste un enjeu majeur de santé publique. Voici les principaux résultats.

En Europe, les citadins sont encore trop exposés à un air de mauvaise qualité

Dans son rapport 2017 sur la qualité de l’air publié le 11 octobre, l’Agence européenne pour l’environnement estime que la pollution de l’air est à l’origine de plus de 400 000 décès prématurés (avant 65 ans) en Europe par an. La plupart des personnes qui vivent dans des villes européennes sont exposées à de l'air de mauvaise qualité.

L’Agence précise que les données montrent cependant que la qualité de l’air en Europe s’améliore peu à peu grâce aux politiques des villes ainsi qu’aux développements technologiques. Son directeur appelle à maintenir les efforts pour renverser cette tendance.

« En tant que société, nous ne devrions pas accepter le coût de la pollution atmosphérique. En prenant des décisions audacieuses et en investissant intelligemment dans des modes de transports, une énergie et une agriculture plus propres, nous pouvons nous attaquer au problème de la pollution tout en améliorant notre qualité de vie. Il est encourageant de constater que de nombreux gouvernements européens, et en particulier les villes, montrent l’exemple et protègent la santé des personnes en améliorant la qualité de l’air. Tout le monde doit pouvoir profiter d’un air pur, y compris les habitants des villes. » Hans Bruyninckx, directeur exécutif de l’AEE

Dans le monde, la pollution responsable de 9 millions de morts par an

Une étude publiée par « The Lancet » estime qu’un décès sur six à l’échelle de la planète est attribuable à une forme de pollution (air, eau, sol ou milieu professionnel). Si tous les pays sont touchés, ce sont essentiellement les plus pauvres qui paient le prix fort. Environ 92 % des 9 millions de victimes de la pollution se trouvent dans des pays à bas et moyen revenus. Et l’étude précise que dans les pays où l’industrialisation se fait à marche forcée (Inde, Pakistan, Chine, Bangladesh, Madagascar et Kenya), la pollution peut être responsable de plus d’un quart de tous les décès. Le rapport ne se contente pas de donner l’alerte, il formule aussi plusieurs recommandations : intégrer la pollution dans le plan d’action mondial pour la lutte contre les maladies non transmissibles de l’Organisation mondiale de la santé, faire de la prévention en matière de pollution une priorité internationale ou encore développer des systèmes de surveillance des effets de la pollution sur la santé.

G2AME - L'innovation au service de la qualité de l'air venerdì 20 ottobre 2017

Coopération - outils G2AME

Le dispositif G²AME – pour « Grand Genève Air Modèle Emissions» - permet d’offrir à la population comme aux décideurs une vision harmonisée des émissions polluantes à l’échelle de ce territoire partagé. Il est l’outil de base du programme transfrontalier PACT’AIR pour élaborer ces plans d’actions afin d'améliorer la qualité de l’air sur le territoire.

Développé conjointement par Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, le Canton de Genève et le Canton de Vaud avec le soutien financier du programme de coopération territoriale européenne INTERREG France-Suisse, L’outils G2AME permet d’entrevoir de nombreuses perspectives par les premiers résultats qu’il a produit. Le programme de coopération, élaboré sur deux années, a permis en particulier  :

  • De mettre en cohérence les inventaires d’émissions selon la situation actuelle,
  • De développer un modèle transfrontalier commun pour la cartographie de la qualité de l’air ainsi que l’étude des différents scénarios, en particulier concernant les dépassements de normes de qualité de l’air,
  • D’effectuer des calculs prospectifs de scénarios d’émissions afin de déterminer l’évolution des concentrations de polluants sur les territoires.

Les résultats de ces travaux réalisés de 2013 à 2015 ont été publiés dans un article de la revue Pollution Atmosphérique (Décembre 2016). Accédez à l’article.

La spatialisation des concentrations de polluants atmosphérique sur l’ensemble de l’agglomération franco-valdo-genevoise permet d’identifier les zones les plus exposées, ainsi que leur influence sur le reste du territoire, sans considération de frontière géographique.

La comparaison des concentrations modélisées aux normes suisses et françaises a permis d’évaluer l’exposition des territoires et des populations à des dépassements de valeurs réglementaires propres à chaque État, les valeurs réglementaires suisses étant beaucoup plus contraignantes que les normes françaises. Cette première étape pourra ainsi faciliter la transition vers des valeurs réglementaires homogènes sur l’ensemble du territoire, comme proposées dans le projet d’agglomération du Grand Genève.

Cette plate-forme de modélisation opérationnelle sur le territoire du Grand Genève ouvre de nouveaux horizons pour l’évaluation d’impacts d’actions d’amélioration de la qualité de l’air. C’est le cas du programme PACT’AIR.

PRSE 3 : Consultation publique venerdì 20 ottobre 2017

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Après une phase d’élaboration de près de 6 mois début 2017, le Plan Régional Santé Environnement 3 (PRSE3) est soumis à l’avis des habitants de la région Auvergne-Rhône-Alpes, à travers une consultation publique, avant une adoption prévue pour cette fin d’année. Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a largement été impliqué dans les différents groupes de travail, dont les résultats se sont organisés autour de 18 fiches actions dont 4 s’intéressent directement à la qualité de l'air.

Le PRSE3 Auvergne-Rhône-Alpes est la traduction territoriale du Plan Nationale Santé Environnement 3, en tenant compte des spécificités locales. Fort de l’héritage laissé par le PRSE2 et de travaux préparatoires comme l’évaluation du PRSE2 ou l’état des lieux Santé-Environnement en Auvergne-Rhône-Alpes pour l’année 2016, les orientations du PRSE3 ambitionnent d’améliorer la visibilité des enjeux santé environnement auprès de l’ensemble des acteurs concernés (services de l’Etat, élus et agents des collectivités locales, professionnels, éducation, population générale), avec comme finalité la réduction des inégalités sociales, environnementales et territoriales de santé.

Le projet de PRSE3 comporte 3 objectifs opérationnels :

  1. Développer les compétences en matière de santé-environnement
  2. Contribuer à réduire les surexpositions environnementales reconnues
  3. Améliorer la prise en compte des enjeux de santé dans les politiques territoriales à vocation économiques, sociale ou environnementale

 


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