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Campagne nationale exploratoire des résidus de pesticides dans l’air : ce qu’il faut en retenir pour la région Auvergne-Rhône-Alpes giovedì 2 luglio 2020

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Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, comme tous les observatoires régionaux de surveillance de l’air (AASQA), a contribué à la réalisation d’une campagne nationale exploratoire des résidus de pesticides dans l’air dont les résultats sont publiés le 2 juillet 2020. Cette campagne offre une photographie à l’instant T, sur la base d’un protocole de mesure harmonisé, de la présence des pesticides dans l’air et permettra à terme de définir une stratégie nationale de surveillance pérenne.

Contribuant à un échantillon national, les résultats recueillis pour la région Auvergne-Rhône-Alpes n’ont pas vocation à dresser un bilan territorial représentatif de notre région. Cependant, ils permettent de compléter les connaissances et alimenter une base régionale de résultats déjà consistante. Bien que ces substances ne soient pas réglementées dans l’air, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes conduit depuis 15 ans un programme de surveillance destiné à mesurer la présence de ces molécules dans l’atmosphère, principalement financé dans le cadre des Plans Régionaux Santé Environnement 1 et 2. L’ensemble de ces travaux est réalisé en liaison avec les acteurs locaux du monde agricole dans l’objectif de partager les connaissances et contribuer à l’évolution vers une agriculture plus sobre dans l’usage des pesticides. Les études et données sont intégralement publiées sur le site www.atmo-aura.fr, ainsi que consultables en opendata.

A l’occasion de cette campagne nationale, ATMO AuRA constate que ces nouvelles données sont cohérentes et confirment les précédentes études faites sur la région.

Une photographie nationale de la présence des pesticides dans l’air

Lancée en juin 2018, cette campagne exploratoire nationale pilotée par l’ANSES avec l’appui technique de l’INERIS a permis de mesurer, sur la même année et selon un protocole commun, 75 substances sur 50 sites. Les 112 000 données recueillies viendront alimenter la base nationale des données sur la qualité de l’air « GEOD’AIR » et permettent d’obtenir une photographie nationale des niveaux de concentration en résidus de pesticides dans l’air. Cette campagne vise à documenter l’exposition de la population aux pesticides dans l’air, et servira à préparer une stratégie nationale de surveillance pérenne des pesticides dans l’air ambiant.

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a participé à cette étude en réalisant des prélèvements d’air sur 4 sites sélectionnés pour répondre aux critères de cette campagne nationale : 3 urbains et 1 rural en zone habitée éloignée de toutes proximités directes aux cultures. Ces derniers se situent dans le Cantal, le Puy-de-Dôme, la Drôme et le Rhône et permettent d’observer la présence de résidus de pesticides dans l’air pour quatre types de pratiques agricoles : grandes cultures, élevage, viticulture et arboriculture.

Plus de 15 années de mesure en Auvergne-Rhône-Alpes

Compte-tenu de la grande diversité agricole de la région Auvergne-Rhône-Alpes, ces nouveaux résultats alimentent donc une étude nationale et n’ont pas vocation, avec seulement 4 sites, à dresser une situation des pesticides dans l’air sur notre région.  

La présence des pesticides dans l’air est étudiée depuis 15 ans par Atmo Auvergne-Rhône-Alpes. L’observatoire a déjà réalisé des mesures sur 25 lieux de la région et bénéficie ainsi d’une solide base de connaissances pour documenter la présence des pesticides en zone rurale et urbaine. Plus de 90 substances différentes ont ainsi été identifiées depuis 2005 sur 186 recherchées.  

Les résultats de cette campagne exploratoire nationale confortent les données produites et les principaux constats précédemment observés par Atmo Auvergne-Rhône-Alpes.   Ces dernières sont régulièrement compilées dans la base PhytAtmo accessible en opendata sur les sites Atmo France et data.gouv.fr.

Des concentrations en pesticides variables dans le temps

La présence des pesticides dans l’air, en nombre de substances ou en quantité, varie selon les saisons. Elle est fortement liée aux cultures avoisinantes et à leurs traitements. Par exemple, la famille des fongicides est utilisée en fin de printemps et durant l’été en viticulture ; les herbicides sont utilisés en fin de printemps et en automne notamment sur les grandes cultures céréalières.

Les familles de pesticides et quelques substances plus présentes

Les fongicides et les herbicides sont les familles les plus retrouvées, avec une prédominance de fongicides sur les territoires d’arboriculture et de viticulture, et d’herbicides sur les secteurs de grandes cultures céréalières.

Bien que les prélèvements aient été réalisés loin des cultures, certaines substances sont également plus fréquemment détectées et mesurées, comme le s-métolachlore et la pendiméthaline, herbicides utilisés sur les cultures du tournesol, du blé, de l’orge et du maïs.

Des molécules mesurées loin de leur lieu d’émission

Les pesticides sont présents dans l’air à proximité du lieu où ils ont été émis mais ils peuvent aussi être retrouvés dans l’atmosphère urbain comme à Lyon et Valence, avec une présence de pesticides dans l’air mais dans des niveaux moindres qu’en milieu rural proche des zones de culture. Ce constat se vérifie avec cette campagne nationale dont l’objectif est une mesure éloignée de la proximité directe des cultures et des traitements. Trois des quatre sites de notre région sont des sites urbains.   

Des pesticides interdits toujours détectés dans l’air

Malgré leur interdiction, certaines molécules persistent encore dans l’environnement comme le lindane (Insecticide interdit depuis 1998). Le lindane est le pesticide retrouvé le plus fréquemment dans les mesures sur les 4 sites de la région. Il a été utilisé massivement pendant 50 ans en tant qu’insecticide en agriculture, et comme produit de protection du bois. D’autres substances interdites ont pu être détectées mais très ponctuellement.

Perspectives

Atmo France et les AASQA rappellent la nécessité de la mise en œuvre d’une surveillance nationale règlementaire adossée à des valeurs de gestion. L’élaboration de ces dernières est incontournable afin de répondre aux questionnements et problématiques locales des territoires.

Dans cette attente, les AASQA réaffirment les recommandations suivantes :

  • Multiplication des sites de mesures pérennes afin de produire une information locale, fiable et représentative ;
  • ncorporation de la mesure des pesticides dans l’air ambiant comme indicateur de suivi dans les dispositifs actuels de réduction de l’usage des pesticides ;
  • Mise en place d’une plateforme nationale d’enregistrement des produits phytopharmaceutiques pour centraliser aussi bien les achats de pesticides que leur utilisation recommandée par le rapport parlementaire de la mission d'information commune sur le suivi de la stratégie de sortie du glyphosate de novembre 2019 ;
  • Prise en compte du suivi des pesticides dans l’air dans les politiques de santé environnementale.

Pour aller plus loin sur le sujet :

 

 

Pollens, mobilités actives, qualité de l’air des aéroports, mise en demeure de la France, rapport de l’OPECST : l’actualité sur l’air en mai et juin. martedì 30 giugno 2020

Journaux presse

Vous n’avez pas suivi l’actualité sur l’air des deux derniers mois ?

Pas de panique, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes vous a préparé une petite synthèse.  

Au programme : prévisions polliniques nationales jusqu’au lendemain, appel au déploiement massif des mobilités actives, meilleure gestion de la qualité de l’air dans les aéroports, synthèse des connaissances sur les interactions entre pollution de l’air et COVID-19 par l’OPECST, mise en demeure de la France par l’Europe.  

 

Des cartes nationales de prévision du risque allergique pour aujourd’hui et demain.  

22 juin - Le Réseau National de Surveillance Aérobiologique lance à partir de la fin juin un nouveau service d’information destinés aux personnes allergiques. Dorénavant, l’observatoire national de référence publiera chaque jour avant 19h sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, LinkedIn et bientôt Messenger), les cartes de prévision du risque allergique associé aux quatre pollens les plus virulents du moment, pour les journées du lendemain et du surlendemain, pour toute la France métropolitaine. 

Les personnes allergiques représentent 1/4 de la population française. Grâce à ce service, elles pourront mieux organiser leurs activités au jour le jour, et ainsi garder un meilleur contrôle de leur exposition aux pollens.  

Plus d’infos sur : 

 

Pédibus, vélo et autres mobilités actives : l’appel lancé par la fédération Atmo France. 

10 juin - Atmo France, fédération nationale réunissant tous les observatoires régionaux de surveillance de l’air dont Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, a publié une tribune conjointe avec le Club des Villes et Territoires Cyclables de France dans la gazette des communes le 10 juin dernier. La période de déconfinement s’accompagne d’une reprise du trafic routier et de ses effets néfastes sur la qualité de l’air qui joue aussi un rôle aggravant dans la propagation du COVID-19. L’usage massif des mobilités actives permet de répondre aux enjeux de santé publique, de lutte contre la pollution de l’air et le changement climatique.   

Les modes actifs (vélo, marche à pied, trottinette, etc.) permettent de se déplacer tout en faisant un effort physique et ont le méritent de ne pas émettre de polluants dans l’air. C’est pour cela qu’Atmo France et le Club des villes et territoires cyclables (CVTC) souhaitent promouvoir, auprès des élu·e·s, des technicien·ne·s et de tou·te·s les citoyen·ne·s, les co-bénéfices des mobilités actives et appellent ces derniers à favoriser et développer l’usage du vélo et des mobilités actives en France. 

 

Qualité de l’air dans les aéroports : état des lieux et perspectives 

9 juin - L’Autorité de Contrôle des Nuisances Aéroportuaires (ACNUSA) a publié le rapport du groupe de travail sur les activités aéroportuaires et la gestion de la qualité de l’air. Ce groupe de travail s’est réuni entre mi-2019 et mi-2020 afin de faire un tour d’horizon complet de l’état des connaissances sur les émissions de polluants des plateformes aéroportuaires, leurs impacts sur la qualité de l’air, les polluants émergents et les moyens de réduction des émissions de ces polluants. 

Atmo France a activement participé à ce groupe de travail ainsi qu’à la rédaction du rapport. 

Le groupe de travail a effectué 15 recommandations afin de mieux surveiller la qualité de l’air en milieu aéroportuaire. Ainsi ont été non seulement listés les polluants à surveiller, les campagnes de mesures et études exploratoires à prévoir mais également des recommandations relatives à une meilleure information et transparence de celle-ci.

 

L’OPECST auditionne des experts sur les liens entre pollution de l’air et COVID-19 

25 mai - L’Office Parlementaire des Choix Scientifiques et Techniques (OPECST) vient de publier une note faisant la synthèse des connaissances actuelles sur les interactions entre pollution de l’air et Coronavirus.  L’objectif de cette synthèse était de savoir si la qualité de l’air pouvait avoir un impact sur l’épidémie. Cette note a été rédigée par Jean-Luc Fugit, Président du Conseil National de l’Air et Député du Rhône. La fédération Atmo France et plusieurs directeurs d’observatoires régionaux de qualité de l’air, dont Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, ont été auditionnés.

 

La France sommée par la Commission Européenne de se conformer pleinement à la directive sur la réduction des émissions 

14 mai - La Commission européenne demande à la France de transposer correctement dans sa législation nationale toutes les exigences de la directive européenne 2016/2284 concernant la réduction des émissions nationales de certains polluants atmosphériques (directive NEC). La directive prévoit des engagements nationaux de réduction des émissions pour les États membres en ce qui concerne cinq polluants atmosphériques importants : les oxydes d'azote (NOx), les composés organiques volatils non méthaniques (COVNM), le dioxyde de soufre (SO2), l'ammoniac (NH3) et les particules fines (PM2,5). 

La France n’a pas transposé dans son droit national l'exigence de la directive relative à la mise à jour, au moins tous les quatre ans, de leurs programmes nationaux de lutte contre la pollution atmosphérique.

 

Journée nationale de la qualité de l’air : inscrivez vos événements et projets dès maintenant ! lunedì 29 giugno 2020

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Le 16 septembre 2020, participez à la 6ème journée nationale de la qualité de l'air !

Organisée par le Ministère de la Transition écologique et solidaire en partenariat avec le réseau national des Associations Agréées pour la Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA), la journée nationale de la qualité de l’air a pour objectif de favoriser la mobilisation individuelle et collective pour sensibiliser les citoyens à l'importance de respirer un air de bonne qualité. 

Pour cela, collectivités, entreprises, associations, écoles, citoyens sont invités à organiser et à participer à des évènements qui pourront montrer les bonnes pratiques pour lutter contre la pollution de l'air : conférences, portes-ouvertes, expositions, expérimentations, jeux, etc.

Comme chaque année, tous les événements organisés du 12 au 20 septembre peuvent être labellisés "JNQA" en les enregistrant sur la plateforme nationale dédiée. À noter : les événements doivent respecter les mesures en vigueur dans votre région dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire. Pour que cette journée soit une réussite malgré le contexte, n’hésitez pas à proposer des actions virtuelles ou respectant les mesures appropriées.

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A noter qu’un kit de communication est mis à disposition afin de promouvoir cette journée nationale d’action et de sensibilisation pour l’air. Il contient des affiches, des vignettes pour les réseaux sociaux, des brochures d’information. 

N'hésitez pas à télécharger la brochure pédagogique sur la pollution de l'air 

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes à vos côtés pour sensibiliser

Vous souhaitez réaliser un projet pour la journée nationale de la qualité de l’air ? 

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes met à votre disposition des outils de communication et de sensibilisation. 

Tous ces supports sont librement téléchargeables sur notre site Internet. 

Nous pouvons également vous envoyer gratuitement des supports papier sur demande (adressez-nous votre demande). De même, si vous ne disposez pas d’une connexion Internet sur votre événement, nous vous proposons de vous mettre sur clé USB les vidéos que vous souhaitez diffuser. 

• Consulter nos documents de sensibilisation (affiches, flyers)
• Consulter toutes nos vidéos
• Découvrir notre visite virtuelle de station de surveillance
• Consulter les outils pédagogiques air extérieur et santé réalisés par nos partenaires

 

« L’air à la loupe », l’ exposition d’Atmo
Il nous est vital, il est présent partout et pourtant nous le connaissons mal. 
Pour que l’air n’ait plus de secret pour vous, découvrez et faites découvrir cette exposition. 
Elle se compose de 14 panneaux que vous pouvez emprunter en totalité ou de manière partielle.
3 jeux complets sur pieds et 5 versions posters sont mis à disposition, (en priorité pour les membres d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes).
Pour plus d’informations, contactez-nous 

 

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L’ozone : une attention particulière sur ce polluant de l’air mercoledì 24 giugno 2020

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Avec l’été et ses fortes chaleurs, le polluant de l’air de nos villes et campagnes qu’est l’ozone refait parler de lui. Pourquoi vient-il sur le devant de la scène à cette période ? Présente-t-il des risques pour la santé ?

 

1. Avec l’été, l’ozone revient, polluant à impact sanitaire et économique

L’ozone de la troposphère (cf. encart) se forme à partir d’autres polluants (on parle de "polluant secondaire"), principalement les oxydes d’azote et les composés organiques volatils, sous l’action du rayonnement solaire. C’est pourquoi sa présence est marquée en été.

Les oxydes d'azote sont émis majoritairement par les transports routiers mais également par les centrales thermiques et les procédés industriels. Les composés organiques volatils sont émis par les combustions incomplètes, dont celles du chauffage au bois, l'évaporation des carburants, le stockage, la fabrication et l'utilisation de solvants pour des usages domestiques, artisanaux ou industriels, etc. La végétation en produit également naturellement, essentiellement les arbres.

La communauté scientifique lui reconnait un impact sanitaire (cf. encart). Notamment, lors de la canicule de 2003, l’Institut de Veille Sanitaire, aujourd’hui Santé Publique France, a pu évaluer que compte tenu des niveaux d’ozone (mais aussi de dioxyde d’azote) atteints pendant la canicule et sur la durée des épisodes de pollution concomitants, la pollution atmosphérique a eu une part de responsabilité dans les conséquences sanitaires. L’Institut de Veille Sanitaire a mis en évidence dans une étude publiée en 2004 que 379 décès anticipés étaient attribuables aux niveaux d’ozone observés entre le 3 et le 17 août 2003 sur l’ensemble des 9 villes françaises étudiées, et pour tous les âges.

Au-delà d’affecter la santé humaine, l’ozone troposphérique a également des effets sur l’environnement en perturbant la croissance de certaines espèces végétales et en entraînant des baisses de rendement dans les cultures.

 

2. Evolution des taux moyens d’ozone

L’ozone est le seul, parmi les polluants dont les taux dans l’air ambiant sont réglementés (directives européennes 2004/107/CE et 2008/50/CE), qui voit ses concentrations augmenter dans les dernières années en région Auvergne-Rhône-Alpes, mais aussi dans d’autres régions françaises. Les valeurs cible pour la santé comme pour la végétation ne sont pas respectées, la moyenne régionale est en augmentation et depuis 5 ans, les épisodes estivaux de pollution photochimique sont en recrudescence. Compte tenu de sa production liée à la photochimie, on peut s’attendre à ce que cette tendance persiste voire s’accentue avec le changement climatique.

L’intensité du rayonnement ultraviolet jouant un rôle majeur dans les processus photochimiques, certaines parties de la région (zones de montagne et au sud) sont plus particulièrement exposées à des concentrations d'ozone élevées en moyenne.

3. Maitrise de l’ozone : un subtil équilibre entre chimie et réduction des émissions de polluants

La chimie de l’ozone est complexe, faisant intervenir un grand nombre de paramètres, tels que les rayons ultraviolets, et les différents polluants précurseurs (cf. encart). Les réactions chimiques ne sont pas linéaires et lorsque l’on diminue la concentration d’un polluant précurseur, l’effet sur les concentrations d’ozone n’est pas directement corrélé. Des études montrent qu'en diminuant les concentrations de composés organiques volatils, l'effet sur les concentrations d'ozone est quasiment toujours bénéfique. En revanche, l'effet d'une baisse des oxydes d’azote (NOx) est plus contrasté. Elle conduit en général à une diminution de l'ozone en milieu périurbain et rural. Mais en milieu urbain, où les taux d'oxydes d'azote sont plus élevés, leur réduction par des mesures contraignantes (sur le trafic routier notamment), si elle est favorable à la qualité de l’air en général et à la protection des populations résidant en bordure des voiries, ne garantit pas la baisse des concentrations d’ozone, voire peut entrainer une augmentation. Dans tous les cas, l’ozone étant un polluant dont les processus de formation et de transport sont effectifs sur de longues distances, des actions très localisées et isolées n’auront que peu d’effets. Les actions de réduction des émissions de précurseurs doivent s’envisager à grande échelle, à minima départementale, régionale voire suprarégionale.

Exposition des populations aux valeurs réglementaires et sanitaires  - O3 - Région Auvergne-Rhône-Alpes

4. Un Plan Régional Ozone en cours d’élaboration

Afin de garantir un air de meilleure qualité à la population de la région, il convient de s’interroger sur l’impact des actions qui pourront être déployées pour réduire les taux d'ozone, sur le court terme (épisodes pollués), le moyen terme (PPA, PCAET, SRADDET) et le long terme (transition énergétique). Les plans d’actions sur la qualité de l’air mis en place dans les 10 dernières années ont été axés essentiellement sur la résolution des contentieux avec l’Europe pour dépassements des valeurs réglementaires pour les particules PM10 et le dioxyde d'azote (NO2). Aujourd’hui, si ces polluants restent un important sujet de préoccupation, l’accent est mis sur l'ozone au regard de son impact connu sur la santé, la végétation et le climat, et de sa probable augmentation en lien avec le réchauffement de l'atmosphère. A ce titre, l’Etat et les collectivités territoriales se dotent de plans d’actions visant à lutter contre cette pollution estivale. Les services de l’Etat en région travaillent actuellement à l'élaboration d'un Plan Régional Ozone.

 

Comment se forme l’ozone ?  

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Vidéo réalisée par Atmo Grand Est

Le bon et le mauvais ozone 
Il faut bien faire la différence entre deux types d'ozone, même si chimiquement on évoque la même molécule composée de trois atomes d’oxygène :
• A très haute altitude, dans la stratosphère, l’ozone est un gaz naturel. Il forme « la couche d’ozone » qui filtre et nous protège des rayons solaires ultraviolets. Des gaz, tels que les CFC, émis par l’homme, peuvent le détruire, c’est le phénomène de « trou dans la couche d’ozone ».
• A basse altitude, dans la troposphère, l’ozone est présent en faible quantité. Lorsque sa concentration augmente, il est considéré comme un polluant, du fait de son impact sur la santé et les écosystèmes. Il est dit « secondaire » car il se forme par réaction chimique initiée par le rayonnement solaire ultraviolet entre des gaz précurseurs émis par les activités humaines (NOx, COV et CO).
Ozone et effets sur la santé
Les enfants, les personnes âgées, les asthmatiques, les insuffisants respiratoires sont particulièrement sensibles à la pollution par l’ozone. Des taux élevés de ce gaz irritant peuvent provoquer toux, inconfort thoracique, essoufflement, irritations nasale et oculaire. La présence importante d’ozone peut également augmenter la sensibilisation aux pollens. Lorsque le taux ambiant d’ozone augmente, les études épidémiologiques ont démontré une élévation des indicateurs sanitaires (mortalité anticipée, etc.).
Comment se protéger lors des épisodes de pollution par l'ozone?
De part son mode de formation, les plus fortes concentrations d'ozone sont enregistrées durant l'après-midi. Lors des vigilances pollution liées à l'ozone, il est donc recommandé de limiter les sorties entre 13h et 20h. Il est également recommandé de limiter les activités physiques et sportives intenses (dont les compétitions) en plein air. Ces activités peuvent être maintenues à l'intérieur, dès lors qu'elles sont peu intenses, pour les personnes les plus sensibles. Pour connaitre les recommandations sanitaires du Ministère de la Santé relatives aux épisodes de pollution à l'ozone : recommandations sanitaires en cas d'épisode de pollution par l'ozone
Effet Santé Ozone

 

En 2019, la moitié de la population de la région fortement exposée aux pollens d'ambroisie, malgré une année plus clémente que les précédentes lunedì 22 giugno 2020

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Plante envahissante dont les grains de pollen sont très allergisants, l’ambroisie est particulièrement présente en région Auvergne-Rhône-Alpes. Cette seconde quinzaine de juin ont lieu les 9èmes journées de lutte contre les ambroisies, l’occasion de mieux connaître cette plante, ses effets indésirables et les moyens de lutte contre sa prolifération.

Comme chaque année depuis 2012, fin juin marque les journées de lutte contre les ambroisies, dont l’objectif sont de sensibiliser le plus grand nombre sur cette plante envahissante particulièrement allergisante, largement présente en Auvergne-Rhône-Alpes.

Vous avez dit « Ambroisie » ?

L'ambroisie à feuilles d'armoise (Ambrosia artemisifolia), communément appelée Ambroisie, fait partie de la famille des composées (Astéracées). Il s’agit d’une plante envahissante dont le pollen est fortement allergisant et qui est apparue pour la première fois en France à la fin du XIXe siècle, à l’occasion d’importation de marchandises.

Depuis environ 20 ans, l’ambroisie est en pleine expansion et colonise une grande partie du territoire français. Les pollens sont libérés d’août à septembre avec généralement un pic vers la mi-août.

Pourquoi s’en préoccuper ?

Quelques grains de pollens d’ambroisie dans l’air suffisent pour provoquer des symptômes chez les personnes sensibles. Rhinites, conjonctivites, et même trachéites peuvent avoir des conséquences plus ou moins importantes allant même jusqu’au déclenchement d’asthme de forte gravité.

En Auvergne-Rhône-Alpes, plusieurs millions de personnes sont, chaque année, exposées aux pollens d’ambroisie et les coûts de santé liés sont très élevés (estimés de 11 à 16 millions d’euros pour 2012 en Rhône-Alpes). 

En 2019 spécifiquement, près de la moitié de la population régionale a été soumise à des niveaux pouvant provoquer des symptômes allergiques pour les personnes sensibles. Cette tendance est en baisse par rapport aux années précédentes. Cependant, même si moins d’habitants de la région Auvergne-Rhône-Alpes semblent avoir été exposés, il ne faut pas baisser la garde dans la lutte contre cette espèce invasive. En effet, il faudra attendre plusieurs années pour confirmer si 2019 est une exception due aux conditions météorologiques ou un début de tendance. L’enjeu reste donc de poursuivre et d’affiner la surveillance, premier maillon essentiel de la stratégie de lutte contre cette nuisance.

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Estimation spatialisée du risque allergique d’exposition aux pollens (RAEP) d’ambroisie supérieur ou égal à 3 en Auvergne-Rhône-Alpes en 2019. C’est à partir d’un RAEP égal à 3 qu’une personne allergique ressent les premiers symptômes.

Comment la reconnaitre ?

En juin et juillet, pendant la période de croissance de la plante, c'est le moment d'agir en arrachant les plants d'ambroisie. Pour bien la reconnaître, Il faut regarder ses feuilles, d'un vert vif des deux côtés, ainsi que sa tige et ses fleurs, bien caractéristiques.

 

Agir avec la plateforme Signalement Ambroisie
Il s’agit d’un dispositif participatif permettant à chacun d’identifier des plants d’ambroisie et de les signaler. Composé d’un site internet, d’une application mobile, d’une ligne téléphonique ou encore d’un email dédié, la plateforme Signalement Ambroisie permet de réaliser des signalements de la plante par différents canaux. Votre signalement est alors transmis à la commune concernée, qui contactera le propriétaire de la parcelle concernée.
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Pour aller plus loin :

Journée internationale de l’ambroisie :

  • Consulter les évènements proches de chez vous ici
  • Accéder aux informations utiles et aux différents outils concernant l’ambroisie ici

[Incollable sur la qualité de l'air] Les masques sont-ils efficaces contre la pollution de l’air ? venerdì 5 giugno 2020

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En quelques semaines, le Covid-19 nous a fait découvrir l’univers des masques de protection individuelle, avec parfois des dénominations techniques un peu obscures ou une multitude d’informations sur l’efficacité des différents modèles ou sur l’entretien de ceux-ci. Si contrairement aux pratiques dans les pays d'Asie, porter un masque ne fait pas jusqu’à présent partie de nos habitudes, certains français l’ont déjà adopté pour se soustraire à la pollution atmosphérique. En effet, il est de plus en plus courant de voir des cyclistes ou des piétons en arborer dans les grandes villes, en particulier lors des pics de pollution. Cependant, on peut s’interroger sur l’efficacité de ces masques anti-pollution. De quoi protègent-ils exactement ? Et quelles sont les autres alternatives pour amoindrir son exposition à la pollution ?  

 

De quoi parle-t-on exactement quand on évoque la pollution atmosphérique ?

Chaque jour, un adulte inhale environ 15 mètres cube d’air en fonction de sa morphologie et de ses activités. Outre l’oxygène et l’azote et quelques autres gaz en faible quantité, l’air peut également contenir de très faibles quantités de substances ayant des conséquences préjudiciables de nature à mettre en danger la santé humaine et à nuire aux écosystèmes. L'air est plus ou moins contaminé par des centaines de polluants gazeux, liquides ou solides, d'origine naturelle (végétation dont les pollens, déserts, océans, volcans...) ou produits par les activités humaines.

Parmi les polluants solides ou liquides, on compte les particules ou aérosols, de tailles très variables (cf. encart ci-dessous). Elles peuvent être d’origine naturelle (poussières minérales par exemple) ou proviennent de la combustion à des fins énergétiques (chauffage des logements et bâtiments, production d’énergie), de différents matériaux (bois, charbon, pétrole). Le transport routier est également contributeur (imbrûlés à l’échappement, usure des pièces mécaniques par frottement, des pneumatiques…), tout comme les activités industrielles (sidérurgie, incinération, chaufferie), ou agricoles (notamment au moment des épandages).  

 

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Pics de pollution versus pollution de fond : quels impacts ? 
Les effets de la pollution sur la santé sont classés en deux groupes : 
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- Les effets à court terme c’est-à-dire après une exposition de courte durée. Les épisodes de pollution, par exemple, entrainent une hausse importante des concentrations par rapport aux niveaux de fond, de manière temporaire. 
- Les effets à long terme qui surviennent en raison d’une exposition chronique à la pollution de l’air c’est-à-dire après des  expositions répétées ou continues tout au long de la vie. En termes d’impacts sanitaires, pour une même durée d’exposition, les pics de pollution présentent des impacts plus importants que les niveaux de fond. C’est pourquoi des mesures spécifiques sont prises en cas de concentration élevée en polluants. En revanche, du fait de la durée d’exposition, c’est bien la pollution chronique qui cause globalement le plus d’impacts sanitaires. 

 

Alors les masques anti-pollution sont-ils vraiment efficaces pour se protéger ? 

Concernant la protection contre les particules et autres aérosols, une réglementation permet de classer les masques en fonction de leur efficacité. Il s’agit de la norme EN149, la plus connue pour les masques antipoussières jetables. 

Elle ne concerne pas le masque chirurgical, son rôle se résume à réduire l'émission de gouttelettes vers les personnes qui entourent le porteur et non de le protéger de l'extérieur. Notons ici qu’un simple foulard arrêtera les plus grosses poussières et grains de pollen, en somme il jouera plus ou moins le même rôle que les poils du nez.
 

Pour les masques dits "FFP" (FFP1, FFP2 et FFP3) « filtering facepiece particles» qui couvrent le nez, la bouche et le menton, ils doivent répondre à certaines exigences : 

  • les filtres FFP1 arrêtent au moins 80% des aérosols 
  • les filtres FFP2 arrêtent au moins 94% des aérosols 
  • les filtres FFP3 arrêtent au moins 98% des aérosols. Ces masques sont recommandés pour un usage professionnel. 
     

L’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a évalué le bénéfice sanitaire potentiel lors d’une étude entre 2015 et 2018 sur les 215 références de masque dit « antipollution ». L’expertise a pointé l’insuffisance de données disponibles attestant d’un bénéfice pour la santé. Elle a mesuré l’efficacité de ces masques en laboratoire, à travers notamment deux paramètres, la qualité de la filtration et l’étanchéité du dispositif sur le visage, ainsi que leur efficacité en conditions réelles. L’efficacité d’un masque dépend de sa conception, des performances du filtre dont il est équipé, et d’autres paramètres tels que son adaptation à la morphologie de l’utilisateur. Ainsi, si l’efficacité d’un masque testé en laboratoire peut s’avérer élevée, elle ne reflète pas pour autant l’efficacité en conditions réelles d’utilisation par la population en général. En effet, l’efficacité diminue du fait d’un mauvais ajustement au visage, du manque d’entretien du masque, de l’absence d’information et de formation de l’utilisateur, d’une activité physique intense, etc. 
Par ailleurs, la plupart des masques dits « antipollution » recensés sur le marché français sont conçus pour protéger des particules présentes dans l’air ambiant et ne protègent pas contre les substances présentes à l’état gazeux (en l’occurrence le dioxyde d’azote, polluant majoritairement émis par le trafic routier dont les concentrations.

L’expertise de l’ANSES conclut à l’insuffisance de données disponibles, notamment en conditions réelles d'utilisation, pour attester d’un bénéfice sanitaire lié au port de masques dits « antipollution » par le grand public. De plus on pourrait aussi avoir un effet contraire car la personne qui l’utilise pourrait s’estimer mieux protéger et donc s’exposer plus impunément au trafic automobile par exemple.  

 

Comportement à adopter pour être moins exposé à la pollution atmosphérique

Alors que faire ? Bien sûr, poursuivre les efforts pour un air de meilleur qualité, mais au quotidien comment limiter son exposition ? Pour limiter son exposition individuelle et celle des proches, si la qualité de l'air est dégradée (moyenne ou médiocre), il est possible d’opter pour  des comportements limitant l’exposition à la pollution de l’air : éviter les heures de pointe pour faire un jogging, s’éloigner des axes routiers ou encore  éviter de se promener avec une poussette le long d'axes routiers très passants, mieux vaut s'aérer dans un espace vert protégé. 

 

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Jusqu’à quelle distance d’une infrastructure routière perçoit-on la pollution ? Suivant les études réalisées par Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, à partir de l’analyse de prélèvements recueillis perpendiculairement à un axe routier, il a été démontré que les maximas de pollution se trouvent à proximité immédiate de l’axe et que les concentrations décroissent rapidement dans les 40 premiers mètres. Les concentrations sont divisées environ par 2 à 100 mètres de l’axe pour le dioxyde d’azote. A 300 mètres de l’axe, les concentrations de polluants sont souvent comparables aux niveaux de fond. 

 

« Choisissez l’itinéraire le moins pollué pour vos joggings, balades, trajets à vélo… » 

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Avec l’application Air to Go, vous pouvez connaître votre exposition sur votre trajet et choisir un itinéraire alternatif. Selon l’Observatoire Régional de Santé d’Ile de France, le choix de l’itinéraire lors d’un trajet à vélo permet de jouer sur deux aspects (temps de trajet et densité de trafic de l’axe parcouru) qui influencent fortement l’exposition à la pollution de l’air. Ainsi, des itinéraires fluides pour les cyclistes et à l’écart des grands axes de circulation peuvent diminuer le niveau d’exposition aux polluants. Dans une étude réalisée en 2015, l’observatoire régional de surveillance de la qualité de l’air en Occitanie  a démontré que le choix d'emprunter un axe avec peu de trafic routier a permis de réduire l'exposition moyenne du cycliste ou du piéton d’environ 40 % pour le dioxyde d'azote(NO2) et de 50 % pour les particulesPM10

 

« Moins exposé en faisant du vélo que dans ma voiture » 

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A noter aussi que contrairement à ce qu’on pourrait penser, les niveaux de polluants auxquels sont exposés les cyclistes sont près d’un tiers moins élevés que dans l’habitacle d’un véhicule, sur le même parcours.

Selon l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), les cyclistes sont plus libres de choisir leur place sur la chaussée et ils ont la possibilité d’emprunter certains aménagements tels que des pistes cyclables qui les éloignent légèrement du flux de circulation. (D'ailleurs en moyenne, l'exposition à la pollution est deux fois moins élevée pour le cycliste sur une piste séparée que dans la circulation automobile et 30 % moins élevée dans les couloirs de bus, selon une étude d'Airparif de 2009.) Même si le cycliste inhale plus d’air du fait de son effort physique, les bénéfices du vélo sont largement positifs pour la santé. 

Bilan de la qualité de l’air 2019 en Auvergne-Rhône-Alpes : des améliorations mais encore du chemin à parcourir martedì 2 giugno 2020

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Atmo a présenté à la presse lundi 8 et mardi 9 juin son bilan de la qualité de l'air pour l'année 2019. L'occasion d'évoquer la tendance d'évolution régionale qui se dessine depuis plusieurs années et de faire un point sur les spécificités territoriales. Retrouvez ci-après dans les grandes lignes ce qu'il faut retenir du bilan régional. 

L'amélioration durable de la qualité de l'air en tous points du territoire régional est un chemin de longue haleine. S'il faut se réjouir des étapes d'ores et déjà franchies, il reste néanmoins encore du chemin à parcourir. 

 

Etape n°1 : si le respect des valeurs réglementaires est atteint pour les particules, d'autres polluants restent problématiques. 

Comme en 2017 et 2018, les seuils réglementaires européens pour les particules PM10 et PM2,5 sont respectés.Cependant, d'autres polluants, l’ozone et le dioxyde d’azote en particulier, nécessitent une attention particulière. En effet, l'ozone reste encore ces dernières années l'unique polluant en progression constante, essentiellement dûe à l'intensification des épisodes de canicule. Près de 4,4 millions d’habitants de la région sont encore exposés à ce polluant.

Pour ces deux polluants,  il faut donc maintenir les actions et la surveillance, pour mesurer l'efficacité des mesures destinées à aider au rapprochement des valeurs réglementaires.

Populations exposées en 2019 au dioxyde d'azote au regard des valeurs réglementaires et sanitaires ​et tendance d’évolution depuis 2016 à l'échelle régionale

Exposition des populations aux valeurs réglementaires et sanitaires ​-NO2- Région Auvergne-Rhône-Alpes

Populations exposées en 2019 à l'ozone au regard des valeurs réglementaires et sanitaires ​et tendance d’évolution depuis 2016 à l'échelle régionale

Exposition des populations aux valeurs réglementaires et sanitaires  - O3 - Région Auvergne-Rhône-Alpes

 

Etape n°2 : sur le plan sanitaire, les efforts pour réduire l'exposition des populations aux particules PM2,5 doivent se poursuivre.

De plus, il est indispensable de continuer et maintenir les actions engagées aussi bien sur le plan collectif qu'individuel, ceci avec l'objectif de respecter les seuils sanitaires préconisés par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). A ce jour, près d'un habitant sur 5 de la région Auvergne-Rhône-Alpes est encore exposé aux particules PM2,5 au regard des seuils sanitaires préconisés par l’OMS, soit près de 1,4 millions. Les territoires de la région les plus touchés sont le Rhône, l’Isère, la Haute-Savoie et la Drôme.

Populations exposées en 2019 aux PM2.5 au regard de la valeur OMS et tendance d’évolution depuis 2016 à l'échelle régionale

 

Exposition des populations aux valeurs sanitaires ​de l’OMS - PM 2,5 - Région Auvergne-Rhône-Alpes

 

Etape n°3 : Anticiper les problématiques en renforçant la surveillance et la réglementation sur des polluants à enjeux

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes doit également travailler sur l'émergence de "nouveaux polluants"  du fait du développement de nouvelles technologies, d’enjeux sanitaires ou d’interrogations sociétales. Ce travail s'inscrit dans la veine de son rôle d'observation et de surveillance, et prolonge ainsi ses missions au-dela du champ des polluants inscrits dans la réglementation. C’est une condition nécessaire afin de récolter suffisamment de données de mesure pour procéder ensuite à l’évaluation des effets pour la santé des habitants de la région. L'observatoire travaille en ce sens depuis plusieurs années et dispose de moyens de surveillance des Particules Ultrafines (PUF), des pesticides et des Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) notamment.

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Evaluation du PPA de l'agglomération clermontoise : Contribuez à une enquête sur le PPA et son avenir mercoledì 27 maggio 2020

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La DREAL Auvergne-Rhône-Alpes invite l'ensemble des acteurs du territoire : parties prenantes des actions, élus, associations, représentants du monde économiques, citoyens à donner leur avis sur le Plan de Protection de l'Atmosphère de l'agglomération clermontoise.  

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes accompagne la DREAL Auvergne-Rhône-Alpes dans le cadre de l'évaluation et le suivi du PPA de l'agglomération clermontoise, adopté le 16 décembre 2014.

Après 5 ans de mise en œuvre, le PPA de Clermont-Ferrand est actuellement en phase d’évaluation, phase requise réglementairement. En fonction des résultats obtenus, le préfet devra acter soit de sa continuité en l’état soit de sa mise révision.

N'hésitez pas à donner votre avis sur ce plan d’amélioration de la qualité de l’air en répondont à cette enquête avant le 30 juin prochain. 

LIENS UTILES

 

Les Plans de Protection de l’Atmosphère (PPA) sont élaborés par le préfet dans toutes les agglomérations de plus de 250.000 habitants et dans les zones où les valeurs limites réglementaires de qualité de l’air sont dépassées ou risquent de l’être. Les PPA définissent les actions adaptées au contexte local pour améliorer la qualité de l’air et sont mis en œuvre par l’État, les collectivités et les acteurs locaux.

 

[Coronavirus] Suivi de l'évolution de la qualité de l'air 3 semaines après le déconfinement martedì 26 maggio 2020

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Du 17 mars au 11 mai 2020, la France a vécu une période de confinement inédite en raison de la pandémie de COVID-19. Ce confinement a eu des effets remarquables sur l'état de la qualité de l'air, notamment dans les grandes agglomérations et le long des grandes voiries routières.

Régulièrement, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes fait le point sur l’évolution de différents indicateurs, voici la situation trois semaines après les premières mesures de déconfinement (jusqu'au 31 mai).

 

 

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Evolution actuelle  

La qualité de l'air de ces  dernières semaine est comparée, pour quatre polluants réglementés en air ambiant, à des « normales saisonnières » construites sur les observations de ces cinq dernières années sur les stations du réseau permanent d'Atmo Auvergne-Rhône-Alpes. 

Oxydes d'azote (NOx) : les concentrations d’oxydes d'azote, principaux traceurs de la pollution automobile, ont largement chuté lors des deux premières semaines de confinement puis sont restées très en dessous des « normales saisonnières » durant toute la période de confinement. Une très légère tendance à la hausse se dessine depuis le déconfinement du 11 mai. Toutefois, les taux d'oxydes d'azote restent faibles à modérés, comme très souvent durant cette période de l'année, où les conditions météorologiques sont peu propices à l'accumulation de ces polluants. De plus, le trafic routier, secteur à l'origine de la grande majorité des émissions de ces polluants, n'a pas totalement retrouvé le niveau antérieur au confinement (environ 80% du trafic, en moyenne nationale, comme régionale, trois semaines après le début du déconfinement).

En savoir plus sur l'évolution du trafic routier : consultez le site du CEREMA.

Particules fines (PM10, PM2,5) : les concentrations de particules ont fortement varié au fil des semaines de confinement. Après une élévation (voir les explications plus loin dans l'actualité "Tendances générales depuis le début du confinement"), les semaines suivantes ont enregistré des taux relativement proches des "normales saisonnières", exceptée une baisse conséquente en semaine 18 suite à plusieurs jours pluvieux consécutifs. Depuis le déconfinement, on observe dès la première semaine une très légère progression des taux de particules, notamment PM2,5, qui pourrait être reliée à la reprise du trafic routier. Cette hausse se stabilise ensuite sur les deux semaines suivantes, à des niveaux proches des "normales saisonnières", à la faveur d'une activité encore partiellement réduite et d'une météorologie assez ventée, donc dispersive et favorable à la qualité de l'air.

Ozone (O3) : les teneurs sont en hausse régulière, à l'instar des années précédentes, cette situation n'est en rien exceptionnelle. En effet, la formation d'ozone est fortement dépendante de l'énergie du rayonnement solaire, qui s'accroit régulièrement de la fin de l'hiver à l'été. Au fil des semaines, de confinement, puis de déconfinement, aucune tendance d'évolution des concentrations d'ozone par rapport aux années antérieures ne se dessine. La formation de l'ozone est très largement régie par les conditions météorologiques, dès lors qu'un réservoir de précurseurs (oxydes d'azote et composés organiques volatils) est présent, même en quantité diminuée par rapport à une situation normale.

La qualité de l'air depuis le déconfinement  ne montre pas de signe de dégradation significative, elle continue même à rester, pour certains paramètres, à des taux assez proches des "normales saisonnières", voire inférieurs. Toutefois, il est difficile de conclure après un déconfinement encore partiel, il conviendra de compléter cette analyse après plusieurs semaines.

Les graphiques suivants montrent l'évolution de ces quatre indicateurs de pollution depuis le début de l'année 2020 jusqu'au 31 mai, comparée à des "normales saisonnières" calculées sur les 5 années précédentes.

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Comment lire ces graphiques ?
Ces graphiques montrent l’évolution depuis le début de l'année 2020 des concentrations des 4 principaux polluants traceurs de la pollution, et par ailleurs réglementés du fait de leurs  effets sanitaires ou environnementaux.  L’évolution au fil des semaines est représentée par la moyenne hebdomadaire des données mesurées en 2020 pour chaque semaine calendaire (du lundi au dimanche). L'amplitude (écart entre le minimum et le maximum) des moyennes hebdomadaires mesurées pendant la même semaine calendaire lors des 5 dernières années (2015 à 2019) permet de situer le caractère exceptionnel ou non de l'année 2020.
 Les données utilisées sont celles de tous les sites permanents de mesure de la qualité de l'air en situation "de fond", en milieu urbain ou périurbain, c’est-à-dire dans les lieux les plus représentatifs de l’exposition de l'ensemble des habitants de la région. La prise en compte d’une période de 5 ans permet de s’affranchir des variations inter-annuelles liées à la météorologie, il s’agit en quelque sorte de comparer à des « normales saisonnières ».

 

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Tendances générales depuis le début du confinement et explications sur le comportement des polluants 

Dès le début du confinement, une nette diminution des taux d'oxydes d'azote a été observée, de l'ordre de 50 à 70% selon les territoires, en lien avec la baisse spectaculaire du trafic routier. En revanche, pour d'autres polluants tels que les particules ou l'ozone, la tendance est plus contrastée, pour plusieurs raisons. D'une part, les sources de pollution sont nombreuses : outre les transports, on peut citer le chauffage, certaines activités industrielles et agricoles, des sources naturelles (érosion et envol de particules sous l'action du vent notamment). De plus, la chimie de l’air est complexe, il existe des polluants dits « secondaires », qui ne sont pas directement émis par les activités humaines, mais se forment dans l'atmosphère par réaction chimique, c’est le cas par exemple de certaines particules et de l'ozone. Enfin, les conditions météorologiques sont aussi un facteur déterminant car elles influencent positivement ou négativement l’état de la qualité de l’air d'un jour à l'autre. 

Pourquoi les concentrations de particules fines et d'ozone ont-elles parfois augmenté durant le confinement?  

Les particules :

Une baisse des températures en début de période a entrainé une augmentation des rejets du chauffage individuel au bois notamment, dont on rappelle qu’il est l’émetteur principal de particules dans notre région. Par ailleurs, une  météorologie très stable et sèche a pu favoriser l’accumulation et parfois le réenvol de particules fines déposées sur les sols. A d'autres périodes, des températures basses le matin, avec une humidité élevée, et des températures élevées l'après-midi, ont contribué à la formation de particules secondaires à partir d'oxydes d'azote et d'ammoniac. Le  travail agricole des sols, des brûlages destinés à limiter l’impact du gel sur les cultures,  et des brûlages de végétaux à l’air libre ont très probalement été également à l'origine d'émissions de particules. Enfin, des phénomènes d'import de  particules désertiques ont été constatés certaines journées.

L'ozone :

Comme certaines particules, l’ozone a une origine « secondaire », c’est-à-dire qu’il se forme à partir d’autres polluants, oxydes d’azote et composés organiques volatils, sous l’action des rayons UV du soleil. Ce polluant est donc dépendant de la météorologie, qui était très favorable à sa formation notamment mi-mars et durant plusieurs semaines en avril, avec un  temps, ensoleillé, doux voire chaud. A l'instar des particules fines, l'évolution des concentrations d'ozone ne parait pas avoir été influencée par le confinement. Les taux recensés ont notamment résulté de facteurs météorologiques. Ainsi, les concentrations ont été supérieures aux moyennes sur 5 ans lors des semaines 15 et 16, puis 22, marquées par un temps anticyclonique, plutôt chaud, voire chaud pour cette dernière semaine, sec, avec peu de vent... En revanche, les taux d'ozone sont passés sous les "normales saisonnières lors des semaines 18 et 20, semaines pluvieuses et fraîches pour la saison.

En savoir plus d’informations sur la formation de l’ozone : https://www.atmo-auvergnerhonealpes.fr/article/episode-ozone 

 

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Réponses à vos questions sur la qualité de l'air et le COVID-19

"L’impact sanitaire du COVID-19 est-il aggravé par la pollution de l’air ? Que puis-je faire pour limiter mon exposition à la pollution de l’air intérieur en période de confinement ? Ou encore, si je suis allergique aux pollens, la situation est-elle plus grave pour moi en ce moment ? " 

Vous trouverez réponses à toutes ces questions dans cette "foire aux questions" réalisée par la fédération Atmo France.  

Nous publions également régulièrement sur notre site des actualités sur différents sujets  : pollens, air intérieur, déchets végétaux... Consultez toutes les actualités et si vous le souhaitez vous pouvez également vous abonnez aux bulletins d'informations par mail, vous serez les premiers informés en cas de dégradation de la situation. Il vous suffit de renseigner votre adresse, choisir le bulletin de vigilance pollution et définir une zone géographique.

 

Vous avez des questions d'ordre plus général ? 


Vous trouverez probablement des réponses sur notre site web www.atmo-auvergnerhonelapes.fr, que nous vous invitons à consulter, notamment :

- La page « Tous connectés », avec des liens vers des services gratuits, librement utilisables et adaptés aux besoins de chacun, via le site web ou des applications smartphones : cartes de prévision air et pollensoutils de planification, diffusion de données, signalements d’odeurs ou diagnostic d’air intérieur, éléments d'analyse, etc.

- La FAQ , avec des réponses à plus de 30 questions fréquentes,

- Des explications sur l’élaboration des cartes de prévision et le calcul des indices de qualité de l’air,

- La visualisation de l’emplacement des stations fixes de mesures et l’accès aux données téléchargeables,

- L’historique des épisodes de pollution ou des alertes incidents,

- Le diagnostic annuel 2018 (2019 en cours de finalisation) de la qualité de l’air par territoire ,

- L’accès à toutes les publications des 20 dernières années,

 

 

L’OPECST auditionne des experts sur les liens entre pollution de l’air et Covid-19. lunedì 25 maggio 2020

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L’Office Parlementaire des Choix Scientifiques et Techniques (OPECST) vient de publier une note faisant la synthèse des connaissances actuelles sur les interactions entre pollution de l’air et Coronavirus.  L’objectif de cette synthèse était de savoir si la qualité de l’air pouvait avoir un impact sur l’épidémie. Cette note a été rédigée par Jean-Luc Fugit, Président du Conseil National de l’Air et Député du Rhône. La fédération Atmo France et plusieurs directeurs d’observatoires régionaux de qualité de l’air, dont Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, ont été auditionnés.  

 

Des auditions réalisées avec différents experts et organismes

Il ressort que l’hypothèse d’un transport du virus dans l’air par les particules fines n’est aujourd’hui pas démontrée. Si la pollution de l’air a indéniablement un impact sur la santé globale, son effet sur la mortalité par Covid-19 est encore peu documenté. Certaines études mettent toutefois en évidence que les régions connaissant des niveaux plus élevés de particules fines ou de dioxyde d’azote pourraient connaître un taux de mortalité dû au Covid-19 plus élevé que la moyenne. Ces travaux, non encore validés par la communauté scientifique, méritent un approfondissement avant de pouvoir en tirer de véritables enseignements. 

 

Si la pollution de l’air ne semble pas jouer massivement sur la transmission du virus, elle peut être considérée comme un co-facteur du risque de mortalité par Covid-19 des personnes infectées selon Santé Publique France. En effet, d’une manière générale, l’exposition à une pollution atmosphérique forte favorise le développement de maladies chroniques et diminue la réponse immunitaire de l’organisme face à des infections. C’est pourquoi, lors de son audition, Santé Publique France a rappelé que la reprise des activités ne doit pas se faire au détriment de la qualité de l’air, déterminant majeur de la santé. Une attention particulière de la part des pouvoirs publics, est nécessaire afin de maîtriser les émissions liées à la reprise et d’éviter l’impact sur la santé, en particulier pour les personnes les plus vulnérables.

Poursuivre la recherche sur l'exitence d'une corrélation entre pollution et Covid-19

Au regard de ces premières conclusions, l’OPECST recommande de poursuivre les travaux de recherche sur le sujet afin de mieux cerner l'impact des polluants atmosphériques en situation de crise sanitaire en vue d’ajuster l'arsenal des réponses à la crise. Un rapport plus complet pourrait être rendu publique d’ici la fin de l’année.

Dans cette optique, Santé Publique France s’appuiera sur les partenaires du programme de surveillance Air et Santé (Psas) - dont font partie les observatoires de qualité de l’air - pour poursuivre les recherches dans les prochains mois. Les travaux porteront sur deux axes : estimer les impacts à court terme et long terme des baisses de pollution atmosphérique ambiante occasionnés par les mesures prises pour limiter la propagation du virus ; étudier le lien entre l’exposition à long terme aux particules fines et le risque de décès et d’hospitalisation pour Covid-19.  

 

Plus de détails et d'informations :

 


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