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Actualités

[AEE] Pollution de l'air et impacts sur la santé : quels sont les liens ? Thursday 18 November 2021

Pollution de l'air et santé

Dans un rapport publié lundi 15 novembre 2021, L'agence Européenne pour l'Environnement a de nouveau pointé la pollution de l'air comme une cause majeure de décès prématuré et de maladie, consituant ainsi le plus grand risque environnemental pour la santé en Europe. Toutefois, l'AEE souligne également qu'en comparaion avec 2005, en 2019, les décès prématurés attribués à l'exposition aux particules fines ont diminué de 33 % dans l'Union des 27 pays européens.

Pollution de l'air et santé : conséquences et chiffres clés 

Les maladies cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux sont les causes les plus courantes de décès prématurés attribuables à la pollution de l'air, suivis des maladies pulmonaires et du cancer du poumon.

En 2019, la pollution de l'air a continué d'être à l'origine d'une charge importante de décès prématurés et de maladies dans les 27 États membres de l'UE :

IMPORTANT A NOTER : Les décès prématurés attribués à la pollution atmosphérique ont diminué en 2019 par rapport à 2018. Par rapport à 2005, en 2019, les décès prématurés attribués à l'exposition aux particules fines ont diminué de 33 % dans l'UE des 27. Si ce taux de réduction des décès prématurés se maintient, l'UE devrait alors atteindre l'objectif du plan d'action zéro pollution.

Le plan d'action zéro pollution

L'objectif du plan d'action zéro pollution est de réduire de 55 % le nombre de décès prématurés dus à l'exposition aux particules fines d'ici 2030, par rapport à 2005. Sur la base de l'estimation de l'AEE de 456 000 décès prématurés attribuables aux particules fines en 2005, ce équivaudrait à réduire de 250 800 le nombre de décès prématurés dans l'UE.

Valeurs cibles UE / OMS : quels différences et gains ?

Comparaison des pourcentages de réduction sur les décès prématurés de 2005 en atteignant différentes valeurs limites de l'UE et/ou les directives de l'OMS dans l'UE-27 - source AEE

Note : Le graphique présente la réduction minimale estimée des décès prématurés dus à l'exposition aux PM2,5 par rapport à 2005, si différentes valeurs limites de l'UE et les directives de l'OMS pour les PM2,5 avaient été respectées dans l'UE-27 en 2019.

  • Atteindre la valeur limite annuelle actuelle de l'UE pour les PM2,5 de 25 µg/m3 aurait laissé les décès prématurés inchangés en 2019 ;
  • L'objectif intermédiaire 4 de l'OMS pour les PM2,5 de 10 µg/m3 (directive de l'OMS sur la qualité de l'air de 2005) aurait réduit les décès prématurés liés d'au moins 21 % ;
  • La nouvelle directive de l'OMS sur la qualité de l'air de 2021 pour les PM2,5 de 5 µg/m3 aurait réduit les décès prématurés liés d'au moins 58 %.

Si la nouvelle directive 2021 de l'OMS sur la qualité de l'air pour les PM2,5 de 5 µg/m3 avait été atteinte dans l'UE-27 en 2019, cela aurait permis une réduction des décès prématurés d'au moins 72 % par rapport aux niveaux de 2005.

Conférence « Devenez acteurs de la qualité de l’air » à Valence Vendredi 19 novembre Tuesday 16 November 2021

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À l’occasion des 100 ans de la santé à Valence, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes anime une conférence « Devenez acteurs de la qualité de l’air » à Valence vendredi 19 novembre, à 13h30 à l’auditorium de la Médiathèque Latour-Maubourg.

 

COP26 : incollable sur les émissions de gaz à effet de serre de notre région Monday 15 November 2021

Marche climat citoyens

La COP26 vient de s'achever à Glasgow en Ecosse. Si les nouveaux engagements pris laissent présager des avancées pour limiter le réchauffement climatique, les efforts concédés par les pays participants sont encore loin de permettre de le maitriser en dessous de 2C° ou 1,5C°. Il est donc plus que jamais nécessaire de continuer à combiner les actions à la fois bénéfiques pour l'air, le climat et la santé pour améliorer la qualité de l'air, et donc la santé de tous, tout en diminuant les impacts du changement climatique.

Dans le cadre de l’ORCAE AuRA, dont les opérateurs sont AuRAEE, CEREMA, Météo-France et Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, un bilan régional des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) régional est mis à la disposition de tous pour mieux comprendre les enjeux à l'échelle de notre région et l'importance d'actions concertées air et climat. Découvrez les éléments clés de ce bilan !

Chiffres clés : En 2019, les émissions régionales des trois principaux gaz à effet de serre* représentent environ 6,3t par habitant

En 2019, les émissions régionales des trois principaux gaz à effet de serre  se sont élevées à 50 721 000 teqCO2; soit environ 6,3t par habitant de la région.

Pour respecter les objectifs de la COP21 définis en 2015 dans l'Accord de Paris et contenir le réchauffement global à moins de 1,5°C, les émissions devraient être inférieures à un plafond annuel de 2,8t par personne jusqu’en 2100.  Pour atteindre ce seuil, les émissions régionales Auvergne-Rhône-Alpes devraient donc être divisées par 2,25.

IMPORTANT A NOTER : il s’agit d’un bilan des émissions réalisées sur le territoire, à ne pas confondre avec l’empreinte carbone de la région. Contrairement à cette dernière, l’inventaire des émissions ne prend pas en compte les flux d’importations et d’exportations du territoire. Pour un territoire dont la balance d’échanges est négative, comme c’est le cas ici, le bilan d’émission du territoire est ainsi inférieur à son empreinte carbone.

Quelle est l'origine des émissions de GES en Auvergne-Rhône-Alpes ?

Le transport routier représente la première source d’émissions de gaz à effet de serre en Auvergne-Rhône-Alpes. Ce secteur totalise à lui seul 33% des gaz à effet de serre émis en 2018 en raison de sa très forte consommation d’énergies fossiles. Viennent ensuite l’industrie et les activités agricoles, qui représentent chacun 25% et 18% des émissions de la région. Enfin les autres sources (comprenant le secteur tertiaire, le résidentiel hors chauffage au bois et les autres transports**) et l'utilisation du chauffage au bois résidentiel complètent le bilan.

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Territoires : qui émet le plus ?

Peu de surprise : ce sont les départements les plus peuplés qui se retrouvent en haut du classement. Ainsi, le département du Rhône (y compris la métropole de Lyon) est à l'origine de 19% des émissions de la région, suivi par l’Isère, la Loire et l’Allier avec respectivement 18%, 10% et 9% des émissions régionales. L’Ardèche, le Cantal et la Haute-Loire figurent en bas du classement et sont les départements qui émettent le moins. Ils représentent chacun environ 4% des émissions régionales.

Emissions GES - répartition - territoires

Tendances : qu'observe-t-on depuis 1990?

Depuis près de 30 ans, les émissions de gaz à effet de serre en Auvergne-Rhône-Alpes ont diminué de 14%. Cette baisse est le résultat d’évolutions sectorielles très hétérogènes.

Emissions GES -évolution- territoires

Exemple, l’industrie manufacturière a baissé ses rejets de gaz à effet de serre de 36% entre 1990 et 2019, en raison notamment de la réduction de l’activité industrielle.

De même, les émissions des secteurs résidentiel et tertiaire connaissent une baisse remarquable depuis 1990. Cette diminution s’explique par l’abandon du charbon et la diminution progressive de l’utilisation du fioul au profit d’énergies au contenu carbone plus réduit pour le chauffage des bâtiments. L’amélioration de l’isolation des bâtiments est également un facteur important de cette évolution.

A l'inverse, les émissions du transport routier, principal contributeur régional ont connu une hausse de 14% depuis 1990. Cette croissance s’explique principalement par l’augmentation du nombre de déplacements et de leur longueur. Entre 2005 et 2015, cette augmentation a été compensée par l’amélioration technologique des moteurs, favorisée par un renforcement législatif, permettant une phase de décroissance des émissions. A partir de 2015 on observe une remontée de ces émissions en raison notamment de la hausse des consommations unitaires des véhicules en lien avec la croissance de leur poids.

Emissions - GES - Evolution - Transport routier

 

L'intérêt d'une synergie air et climat

Les actions pour améliorer de la qualité de l’air, entamer la transition énergétique et faire face au changement climatique sont fortement corrélées. Les mesures qui tendent à diminuer les consommations d'énergie, les émissions de gaz à effet de serre ont souvent également un effet avéré sur les émissions de polluants atmosphériques locaux. Toutefois, il arrive parfois que des mesures favorables au climat dégradent la qualité de l'air. C'est pourquoi, il est primordial de rallier les enjeux air, climat et énergie dans une approche intégrée et cohérente, afin que les politiques mises en œuvre privilégient les synergies et évitent ainsi les antagonismes.

Initialement traitées indépendamment les unes des autres, les thématiques Air, Climat et Energie font désormais partie de plans d’actions intégrés comme le Schéma Régional d'Aménagement, de Développement Durable et d'Egalité des Territoires, ainsi que les Plans Climat Air Energie Territoriaux (PCAET). Depuis de nombreuses années, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes est un observatoire engagé aux côtés des collectivités locales et territoriales pour la mise en œuvre d’actions complémentaires en faveur de l’air, du climat et de la transition énergétique. A titre d'exemple, Atmo a accompagné 40 PCAET en 2020.

Agir de manière concertée pour l'air et le climat

À bien des égards, l’amélioration de la qualité de l’air peut également favoriser les efforts entrepris pour atténuer le changement climatique et vice versa. Mais cela n’est pas systématique. Les politiques de l’air et du climat doivent être établies de manière concertée sur des scénarios gagnant-gagnant.

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* Dioxyde de carbone d’origine non biogénique (CO2), méthane (CH4) et protoxyde d’azote (N2O)

** Les autres transports comprennent le transport par rail, le transport fluvial et le transport aérien domestique. Le transport aérien international est par convention exclu des bilans territoriaux.

 

L'épisode de pollution aux particules fines débuté le 10 novembre 2021 en Auvergne-Rhône-Alpes perd progressivement en intensité Saturday 13 November 2021

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Depuis mercredi 10 novembre, les taux de particules PM10 et PM2,5 sont élevés dans notre région. En cette période froide, les polluants, toutes origines confondues, s'accumulent en raison de conditions météorologiques anticycloniques très stables.  

Ce samedi 13 novembre, une légère amélioration se dessine, surtout à partir de l'après-midi, et une baisse plus nette des taux de particules devrait survenir dimanche 14 novembre. L'épisode de pollution aux particules PM10 touche à sa fin, les vigilances pollution en lien avec ce polluant sont levées. Mais les particules plus fines, PM2,5, pourraient encore occasionner une qualité de l'air mauvaise dans quelques secteurs, notamment le coeur de certaines grandes agglomérations et les vallées. 

 

Situation de la qualité de l'air   

Jeudi 11 novembre 2021 : avec des conditions météorologiques stables et des températures froides impactant les émissions dues au chauffage, les concentrations de particules fines ont augmenté dans la région.  Une vigilance orange dans la Vallée de l’Arve et jaune dans le Bassin Lyonnais/Nord Isère ont ainsi été activées en raison d'un risque de dépassement du seuil d'information et de recommandation pour les particules PM10. Le seuil a été approché mais pas dépassé.

Vendredi 12  novembre 2021 : assez peu d’évolution, les conditions météorologiques très peu dispersives se sont maintenues et les niveaux de particules sont rester élevés, notamment les particules PM2,5, pour lesquelles il n'existe pas à ce jour de dispositif d'information et d'alerte. Des indices de la qualité de l’air dégradés à mauvais ont été relevés et les vigilances pollution étaient encore actives.

Samedi 13 novembre : l’inversion de température, qui favorise l’accumulation des polluants, devrait se lever en milieu de journée et  la situation pourrait s’améliorer un peu, le seuil d'information pour les particules PM10 ne devrait pas être franchi.

Dimanche 14 novembre : le changement de masse d’air sera favorable à la dispersion des polluant.

Une amélioration sensible de la qualité de l'air est donc probable, et les vigilances pollution sont levées. Dans les grandes agglomérations et les vallées alpines toutefois, les taux de particules PM2,5 notamment, bien qu'en baisse comme dans le reste du territoire, pourraient rester encore assez élevés.

 

En vous abonnant aux bulletins d'informations par mail, vous serez les premiers informés en cas de dégradation de la situation. Il vous suffit de renseigner votre adresse, choisir le bulletin souhaité et définir une zone géographique. C'est évidemment gratuit. 

 

Carte d'évolution de la pollution du 9 au 15 novembre 

Je reste informé(e) 

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Pour être informé tout au long de l'année, et recevoir des alertes en cas d'épisode de pollution :  

 

Pollution aux particules fines en Auvergne-Rhône-Alpes du 10 au 13 novembre 2021 Thursday 11 November 2021

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Depuis mardi 9 novembre, les taux de particules PM10 et PM2,5 sont élevés dans notre région.  

En cette période froide, ces particules sont émises en majorité par le chauffage, notamment les systèmes non performants alimentés en bois.  Le trafic routier est également contributeur, ainsi que certaines activités économiques, mais en moindre proportion. Toujours est-il que l'ensemble des polluants, toutes origines confondues, s'accumulent  en raison de conditions météorologiques anticycloniques très stables.  

La qualité de l'air devrait rester mauvaise sur une large partie du territoire jusqu'au samedi 13 novembre inclus. Il est important de suivre quotidiennement les recommandations sanitaires et comportementales diffusées par les autorités. 

 

Episode en cours  

Jeudi 11 novembre 2021 : avec des conditions météorologiques stables et des températures froides impactant les émissions dues au chauffage, les concentrations de particules fines ont augmenté dans la région.  Une vigilance orange dans la Vallée de l’Arve et jaune dans le Bassin Lyonnais/Nord Isère ont ainsi été activées en raison d'un risque de dépassement du seuil d'information et de recommandation pour les particules PM10. Le seuil a été approché mais pas dépassé.

Vendredi 12  novembre 2021 : assez peu d’évolution, les conditions météorologiques très peu dispersives se maintiennent et les niveaux de particules resteront élevés, notamment les particules PM2,5, pour lesquelles il n'existe pas à ce jour de dispositif d'information et d'alerte, et qui sont très présentes sur une grande partie de la région Auvergne-Rhône-Alpes en ce moment. Des indices de la qualité de l’air dégradés à mauvais sont attendus autour des zones urbanisées et des grands axes routiers.

Samedi 13 novembre : l’inversion de température, qui favorise l’accumulation des polluants, devrait se lever en milieu de journée et  la situation pourrait s’améliorer un peu, le seuil d'information pour les particules PM10 ne devrait pas être franchi.

Dimanche 14 novembre : le changement de masse d’air sera favorable à la dispersion des polluant. Une nette amélioration de la qualité de l'air est donc probable. Dans les vallées alpines toutefois, les taux de particules PM2,5 notamment, bien qu'en baisse comme dans le reste du territoire, pourraient rester encore assez élevés, le vent au sol étant moins présent.

En vous abonnant aux bulletins d'informations par mail, vous serez les premiers informés en cas de dégradation de la situation. Il vous suffit de renseigner votre adresse, choisir le bulletin souhaité et définir une zone géographique. C'est évidemment gratuit. 

 

Carte d'évolution de la pollution du 9 au 14 novembre 

Je me protège 

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Voici les gestes à adopter en cas d’épisode de pollution :

Pour en savoir plus sur les effets des épisodes de pollutions : « Effets sur la santé »  

 

J'agis pour réduire mes émissions de polluants 

Deux leviers principaux pour réduire la pollution : le chauffage au bois et les transports routiers. 

Le chauffage au bois et les transports sont deux sources principales de pollution en Auvergne-Rhône-Alpes. En moyenne sur l’année ils contribuent généralement pour moitié aux épisodes de pollution hivernaux. C’est donc sur ces deux secteurs qu’il faut agir pour retrouver un air de bonne qualité. 

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Comment limiter les émissions du chauffage au bois ? 
Les bonnes pratiques ne manquent pas pour concilier qualité de l’air et chauffage au bois : 

  • Limiter l’utilisation du chauffage d’appoint et/ou peu performant comme les foyers ouverts 

  • Utiliser un combustible de qualité et sec 

  • Ne pas trop chauffer, 20°C suffit ! 

Pour en savoir plus : "Chauffage au bois et qualité de l'air" 

 

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Les transports routiers : une source de pollution majeure en centre-ville des agglomérations et aux abords des grands axes routiers. 

Le secteur des transports demeure le principal émetteur de NOx en Auvergne-Rhône-Alpes (environ 55 %), dont la quasi-totalité des émissions sont imputables aux véhicules Diesel. Il contribue également mais dans une moindre mesure aux émissions de particules (de l’ordre de 20 %). En épisode, il constitue une source de pollution locale importante et a une incidence directe sur la santé des populations riveraines des grands axes routiers ou habitant en centre-ville des agglomérations. 

Pour en savoir plus : Transport et mobilité 

Période propice aux épisodes de pollution : vous êtes vous procuré la vignette crit'air ?  

Le certificat qualité de l’air est un document sécurisé qui permet de classer les véhicules en fonction de leurs émissions polluantes.  
Il est obligatoire 
- pour circuler lorsque le préfet instaure la circulation différenciée lors de certains épisodes de pollution 
- ou pour certains types de véhcules (véhicules utilitaires légers et poids lourds) pour circuler dans les zones à circulation restreinte instaurées par certaines collectivités (par exemple : Lyon et Grenoble) 

Si vous devez vous procurer une vignette crit'air la démarche s'effectue en ligne. La vignette coûte 3,62 euros et est expédiée par voie postale à l'adresse figurant sur le certificat d'immatriculation, sous 10 jours.  

 

Je reste informé(e) 

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Pour être informé tout au long de l'année, et recevoir des alertes en cas d'épisode de pollution :  

Pour connaitre les recommandations et éventuelles restrictions d'activité mises en place par les Préfets de département, consulter le site web des préfectures.

Pour l'épisode de particules PM10 en cours, qui concerne la bassin lyonnais nord-Isère et la vallée de l'Arve : 

 

 

L'étude PestiRiv sur l’exposition aux pesticides des personnes vivant en zone viticole est lancée Wednesday 20 October 2021

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La France est un pays caractérisé par la diversité de son terroir viticole. L’influence de cette activité et notamment l’exposition aux pesticides est donc un sujet d’étude important. C’est dans cet objectif que l’étude PestiRiv a été lancée. Conduite par l’Anses et Santé Publique France, avec l’implication des Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA), l’étude PestiRIv s’intéresse à l’amélioration des connaissances et à une meilleure compréhension de l’exposition aux pesticides des riverains vivant près de cultures viticoles. Pour cette étude, des mesures réalisées auprès de 3 350 personnes dans 6 régions françaises vont permettre de caractériser de façon objective les sources contribuant le plus à l’exposition aux pesticides, afin d’ajuster les mesures de prévention.

Mesure de l’ensemble des sources d’exposition

Les AASQA effectuent des mesures de pesticides dans l’air, et ce depuis plus de 20 ans. Ces informations ont été rassemblées dans la base PhytAtmo.

Néanmoins, l’exposition multi-sources des riverains est un sujet constitué de peu de données à ce jour. PestiRiv ambitionne donc d'y pallier, et permettra ainsi d’effectuer une comparaison entre le niveau d’exposition réel de la population, évalué par des prélèvements biologiques (urine, cheveux), et l’ensemble des sources possibles d’exposition : air, alimentation, eau, activité professionnelle dont les usages agricoles et les usages domestiques.

Le but principal sera donc d'étudier l’exposition des riverains d’exploitations viticoles afin de pouvoir mettre ces résultats en regard de l'exposition de la population générale.

Les différentes étapes de l’étude PestiRiv

L’étude PestiRiv est menée à l’échelle de la France métropolitaine et concerne six régions : Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Sud et notre région, Auvergne-Rhône-Alpes.

3 350 participants sont tirés au sort : des adultes de 18 à 79 ans et des enfants de plus de 3 ans vivant dans des zones viticoles (à moins de 500 mètres de vignes et à plus de 1 000 mètres d’autres cultures) et des zones éloignées de toute culture (plus de 1 000 mètres de toute culture).

Les mesures auront lieu sur une année à partir d’octobre 2021 jusqu’en septembre 2022. Elles renseigneront sur les différentes sources d’exposition :

  • Accumulation dans l’organisme : échantillons d’urines et de cheveux.
  • Environnement intérieur : poussières, fruits et légumes du jardin de certains participants.
  • Environnement extérieur : mesures de pesticides dans l’air extérieur menées dans certaines zones viticoles et d’autres éloignées de toute culture.

Au total, une quarantaine de substances seront mesurées.

Les participants recevront des questionnaires afin d’identifier les sources pouvant contribuer à leur exposition aux pesticides. Des données météorologiques, topographiques ainsi qu’une analyse du contexte agricole et de la surveillance nationale de l’eau seront également comprises afin d’apprécier leurs influences sur les traitements et l’exposition.

L'implication d'Atmo Auvergne-Rhône-Alpes dans l'étude PestiRiv

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes contribuera à l'étude, concernant l'environnement extérieur, avec un point de mesures de pesticides dans l’air ambiant sur la région. Les mesures débuteront au mois de mars dès le démarrage des périodes de traitement sur les vignes. Les données produites viendront ensuite compléter les données existantes sur le territoire régional.

Du point de vue national, les campagnes de mesure portent sur deux moments distincts : 

  • Période hors épandage d’octobre à février
  • Période d’épandage de mars à août

16 sites de mesures ont été identifiés en période d’épandage, dont 7 qui sont actifs en période hors épandage.

 

Bilan de la qualité de l'air extérieur en France : 2020 une année singulière Tuesday 19 October 2021

Ciel bleu en été, nuages et soleil

Suite à la limitation de nos déplacements et la baisse de l'activité économique lors de l'année 2020, les taux d'émissions dans l'air ont considérablement chuté. 

Le 14 octobre dernier, le Ministère de la Transition Écologique a publié le bilan de la qualité de l'air extérieur en France en 2020 rédigé par le Commissariat général au développement durable (CGDD). Un rapport annuel témoignant des progrès signaficatifs accomplis dans la réduction des polluants atmosphériques. Grâce à cela, des centaines de milliers de décès à moyen et long terme ont pu être évités.

Une amélioration globale entre 2000 et 2020

Suite à la mise en place de diverses actions et stratégies pour lutter contre la pollution atmosphérique, une nette amélioration est visible. Les concentrations moyennes annuelles de polluants diminuent et les dépassements des seuils réglementaires sont moins fréquents. Les conditions météorologiques influent également sur la dispersion atmosphérique ou a contrario l'accumulation de polluants dans l'air, en particulier lors d'épisodes de pollution.

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Le bilan annuel de la qualité de l'air extérieur

Le bilan de la qualité de l’air extérieur en France en 2020 a été réalisé par les services du ministère de la Transition écologique, à partir des données issues du dispositif national de surveillance mis en œuvre au niveau régional par les Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air et centralisées dans la base de données nationale Géod’Air, gérée par le Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l'AIR (LCSQA). 

Il répond à l’obligation faite à l’État de publier chaque année un rapport portant sur la qualité de l’air en France, son évolution possible et ses effets sur la santé et l’environnement.

> Retrouvez le bilan complet ici. 

Dépassement du seuil réglementaire pour le dioxyde de soufre sur la zone industrielle des Roches de Condrieu ce dimanche Monday 18 October 2021

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Dimanche 17 octobre, les taux de dioxyde de soufre ont augmenté progressivement à partir de 5h du matin sur le site de surveillance situé dans la Zone Industrielle des Roches de Condrieu, jusqu'à dépasser le seuil réglementaire horaire d'information pour les personnes sensibles fixé à 300 µg/m3. Les dépassements ont été constatés sur 3h consécutives : 341 µg/m3 à 11h ; 314 µg/m3 à 12h ; 476 µg/m3 à 13h.

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a rapidement contacté l'industrie Adisseo qui a confirmé qu’une intervention de maintenance était en cours sur son unité "Acides", ayant engendré des émissions de dioxyde de soufre dans l'atmosphère. Cette intervention s'est terminée vers 11h30, mais les niveaux ont continué d'être élevés durant le redémarrage de l'unité. L’agent d’astreinte d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes est resté en contact avec le directeur de l'usine pour s'assurer que l'unité était bien en fonctionnement normal. La DREAL (Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement) a également été prévenue.

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a activé sur son site web un signalement d’alerte/incident jusqu'à la fin de la journée. En revanche, aucun dispositif d’alerte préfectoral n’a été déclenché, car après 13h, les niveaux sont rapidement redescendus en dessous du seuil réglementaire. Il n'y a pas eu de plaintes recensées sur la plateforme de signalement d’odeurs.

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Région AuRA : une 1ere Evaluation Quantitative d'Impact Sanitaire de la pollution de l'air sur la santé à l'échelle régionale Monday 18 October 2021

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Santé publique France a dévoilé les résultats d'études menées sur l’impact de la pollution atmosphérique sur la santé à l'échelle de la région Auvergne-Rhône-Alpes, lors de la Journée Nationale de la Qualité de l’Air (JNQA - 14 octobre 2021). Cette évaluation quantitative d’impact sanitaire (EQIS) a été réalisée pour la première fois à échelle régionale. Elle concerne la période 2016-2018, et affiche que la pollution de l’air ambiant reste un enjeu majeur pour la santé.

L'expertise d'Atmo Auvergne-Rhône-Alpes sollicitée

Cette étude de niveau régional est la première au niveau national basée uniquement sur des données cartographiques et donc permet de produire des résultats sur tout le territoire. Les indicateurs air et santé, développés dans le cadre du Plan Régional Santé Environnement 3 (PRSE3),  ont été actualisés à cette occasion et mis à disposition de Santé Publique France. Atmo AuRA a été présente, auprès de SPF durant tout le processus d’EQIS, avec l’appui d’autres acteurs régionaux (ARS, DREAL, ADEME, Conseil Régional).

Une première évaluation quantitative d’impact sanitaire de la pollution de l’air en région

Pour la première fois, Santé publique France publie un rapport à l’échelle d’une région sur l’impact sur la santé de la pollution atmosphérique. Cette étude innovante repose sur une modélisation fine des concentrations en polluants et fournit des résultats de morbidité en plus de la mortalité et à partir de plusieurs indicateurs de pollution (PM2,5, NO2 et Ozone). Ces résultats auront pour objectif d’informer le public, de sensibiliser et d’appuyer les acteurs locaux dans la mise en œuvre des politiques publiques visant à améliorer la qualité de l’air.

L’évaluation quantitative des impacts sanitaires (EQIS) permet de mettre en évidence les conséquences de la pollution de l’air en calculant le « poids » que représente cette dernière sur plusieurs événements de santé (mortalité, morbidité hospitalière pour cause respiratoire ou cardiovasculaire). Cette évaluation permet ainsi de quantifier les bénéfices sanitaires attendus d’une amélioration de la qualité de l’air.

Bien que la qualité de l’air s’améliore globalement depuis une décennie en Auvergne‑Rhône‑Alpes, la pollution de l’air ambiant demeure un enjeu majeur pour la santé des habitants de la région. Certains territoires sont plus concernés : les grandes agglomérations, la vallée du Rhône et de la Saône, les vallées alpines et, pour l’exposition à l’ozone, le sud de la région. Toutefois, toute réduction de pollution apportera un bénéfice sanitaire pour la population, quel que soit le territoire (urbain, périurbain ou rural).

Conférence qualité de l'air vendredi 22 octobre sur le territoire Puydômois Friday 15 October 2021

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Venez écouter et échanger avec des acteurs du territoire puydômois sur le sujet de la pollution de l'air dans le Puy-de-Dôme, analysé par le prisme de la résilience territoriale et de la transition écologique. 

Quel état des lieux des polluants atmosphériques locaux dans le département ? Quelles différences entre la ville et la campagne ? Quels mécanismes en jeu, quelles réponses des acteurs locaux ?

Pour évoquer le sujet, retrouvez Cyril Besseyre de ATMO Auvergne-Rhône-Alpes et Sophie Seytre de la DREAL

Cette rencontre a lieu en présentiel au Grin  (9 rue St Hérem à Clermont) , librairie-café-tiers lieu culturel sur présentation du pass sanitaire et en visio-conférence Zoom à 12h15. Le lien de visio vous sera fourni la veille au soir.

Vous pourrez échanger directement avec les invités en leur posant des questions en public après l'interview. 

Les Rencontres de la Résilience sont gratuites.

Inscrivez-vous dès à présent 

 Résilience territoriale » : la manière dont notre territoire peut anticiper, se préparer à et dépasser les chocs environnementaux et sociétaux qui vont survenir du fait du changement climatique … tout en travaillant à sa propre transition écologique et sociale pour résorber peu à peu ces chocs.
Que sont les Rencontres de la Résilience ?
Il s'agit de temps d'échange et de retour d'expérience d'acteurs du Puy-de-Dôme sur la question de la résilience territoriale.
Chacun de ces acteurs est invité pour donner un point de vue original et concret sur un sujet tel que l'alimentation, l'eau ou l'énergie. Une Rencontre inclut environ 30 minutes d'interview en public d'un ou de deux intervenants, suivie de questions du public puis d'un moment informel autour d'un verre et d'un repas simple en buffet. Elles sont également retransmises en direct par visioconférence.

Le site de la programmation des Rencontres de la résilience

 


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