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Déchets végétaux : quelques conseils pour les recycler sans bouger de chez soi Tuesday 24 March 2020

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Si pour certains le confinement rime avec télétravail, séries, cuisine ou encore grand rangement de printemps, pour d’autres qui ont la "chance" disons-le d’avoir un jardin, c’est plutôt tonte, taille, et désherbage. Les déchèteries étant fermées, on vous propose plusieurs alternatives pour recycler vos déchets végétaux sans les brûler, car cela reste une pratique interdite et néfaste pour la qualité de l’air.

Bien qu’interdit, le brûlage des végétaux est une activité encore pratiquée qui contribue à la dégradation de la qualité de l'air. Cette activité participe aux émissions de plusieurs polluants : 

- des particules (PM),
- des oxydes d’azote (NOx),
- des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP),
- du monoxyde de carbone (CO),
- des composés organiques volatils (COV),
- du benzène,
- des dioxines et furanes

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La pollution engendrée par ces feux peut notamment avoir un fort impact sur la santé des personnes directement exposées. Un seul feu de jardin dans une zone habitée en cette période de confinement peut incommoder un nombre très important de personnes.

Les conditions de brûlage des déchets verts conduisent à une combustion imparfaite avec émissions de bon nombre d'imbrûlés, d’autant plus que les végétaux sont humides. La toxicité peut être nettement accrue quand sont associés d’autres déchets comme par exemple des plastiques, des bois traités, des papiers souillés, du carburant, etc.

Des arrêtés préfectoraux spécifiques à chaque département existent, renseignez-vous auprès de votre Préfecture ou de votre mairie. En cas de non-respect, une contravention de 450 euros peut être appliquée (article 131-13 du nouveau code pénal).

Le Préfet peut déroger à la règle d’interdiction du brûlage des déchets végétaux sur proposition de l'autorité sanitaire et après avis du CODERST. Certains brûlages peuvent aussi être autorisés dans des conditions très réglementées :
- le brûlage des déchets verts agricoles pour des raisons agronomiques ou sanitaires,
- l’écobuage par les agriculteurs et éleveurs principalement dans les zones montagneuses ou accidentées,
- le brûlage dirigé (feu préventif allumé par les pompiers ou les forestiers avant la saison à risque d’incendie),
- la gestion forestière (coupes forestières, traitement après tempêtes, végétaux infectés ou travaux de prévention des incendies, …)
- la protection des cultures arboricoles ou viticoles contre le gel

Alors en attendant la réouverture des déchèteries, en tant que particulier, voici plusieurs techniques pour gérer vos déchets végétaux sans sortir de votre jardin et sans dégrader la qualité de l’air :

Le compostage :

Pratique de plus en plus plébiscitée, elle permet de recycler les déchets verts du jardin et de la maison en les amassant en tas pour qu’ils se décomposent. On peut y mettre les tontes de gazon, feuilles, déchets du potager associés ou non à des déchets alimentaires. Des micro-organismes (bactéries, champignons) vont décomposer ces déchets et les transformer en humus. Le compostage permet à la fois de réduire le volume des déchets verts mais également d’obtenir gratuitement du compost valorisable dans votre jardin. Le compostage peut se faire sans un bac, il suffit de mettre vos déchets verts dans un coin du jardin, les retourner régulièrement et laisser faire la décomposition naturelle.

En cette période d'épidémie, vous pouvez continuer à déposer vos déchets dans les composteurs. Veillez cependant à bien vous laver les mains par la suite (il en va d'ailleurs de même pour toutes les surfaces de contact, poignée de porte commune notamment). Il convient cependant de bien continuer à faire les gestes nécessaires à un "bon compostage" : petit brassage régulier, ajout de broyat,....

Le paillage :

Le paillage une technique de jardinage qui consiste à placer au pied des plantes de la matière organique végétale tels que de la tonte de pelouse ou des déchets verts broyés en vue de nourrir et de protéger le sol.

Le broyage :

Le broyage est une étape intermédiaire dans la gestion des déchets verts (souvent associée au paillage et au compostage). Il s’agit de transformer les déchets de taille et d’élagage d’arbres, de haies ou d’arbustes en copeaux  en vue de les réutiliser en paillis, en amendement végétal (les amendements servent à améliorer l’état physique, chimique et biologique du sol, en favorisant le maintien d’une bonne structure) pour le composteur. Pour ceux qui n’ont pas de broyeur, pour les petits déchets végétaux, passez votre tondeuse plusieurs fois sur les déchets éparpillés sur le sol, puis utiliser le broyat pour mettre au pied de vos plants.

La tonte-mulcing :

Cette technique nécessite d’avoir le kit « mulching » sur votre tondeuse. Le mulching est une technique de tonte sans ramassage de l’herbe. La tondeuse mulcheuse coupe la partie haute de l'herbe en infimes parties et le rédépose sur la pelouse, pour former un mulch ou paillis. Plus besoin de vider le bac de ramassage ou de fertiliser le gazon : le paillis protège de la sécheresse et  devient un engrais naturel gratuit.
 

Ces techniques sont bonnes pour la qualité de l'air, mais elles évitent  aussi l'achat d'engrais qui parfois contiennent des composants chimiques néfastes. Pour rappel, l’usage de pesticides est interdit depuis le 1er janvier 2019 pour les particuliers, seuls les produits phytopharmaceutiques d'origine naturelle sont vendus. Voici la liste des produits autorisés pour les amateurs actualisée le 18 février 2020. S’il vous reste des produits ne les utiliser pas, et informez-vous sur le site d’Eco-DDS pour savoir comment  vous pourrez les rapporter une fois le confinement terminé.

Agir chez soi pour une meilleure qualité de l'air 

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H24 confinés à la maison, trois bonnes pratiques pour une bonne qualité de l'air chez soi Friday 20 March 2020

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Si le confinement peut avoir du bon sur la qualité de l’air extérieur, notamment avec un trafic routier en très forte baisse, la situation peut être différente pour l’air intérieur... Alors que nous passons tout notre temps à l'intérieur de nos logements, voici quelques rappels sur les bonnes pratiques à adopter au quotidien.

En effet, nous devons pour la plupart rester confinés chez nous, parfois sans la possibilité de sortir "prendre l'air". Les activités dans les logements se sont accrues ces derniers jours, pour s’occuper : cuisine, bricolage, peinture. Elles sont autant de pratiques susceptibles de générer des polluants dans l’air des habitations. Ces polluants peuvent être responsables de l’aggravation de maladies respiratoires comme l’asthme et l’allergie.

Habituellement, nous passons environ 80 % de notre temps dans des environnements clos, la qualité de l'air intérieur est d’ailleurs considérée un enjeu majeur de santé publique. Actuellement, pour les personnes confinées, cette proportion dépasse sans doute 95 % du temps, dans le même espace clos. Alors voici les trois principes fondamentaux à avoir en tête : aérer, ventiler, et réduire les sources d'émissions de polluants.

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Cependant, en cette période de confinement, c’est peut-être l’occasion de s'interroger un peu plus sur vos habitudes et de prendre le temps d’adopter les bons gestes qui vous permettront de mieux respirer au quotidien. En voici quelques-uns :

 

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J’AERE ET JE VENTILE

- J’ouvre en grand mes fenêtres : vous pouvez aérer à toute heure car il y a moins de pollution due au trafic. Habituellement, il est conseillé d'aérer au minimum de 15 à 20 mn par jour (en deux fois, matin et soir), mais n’hésitez pas à aérer à chaque fois que vous finissez une activité ou avant l’occupation d’une pièce pour une longue période (chambre de nuit par exemple), ou dès que vous passez un certain temps à plusieurs dans une même pièce.

- Je surveille l’humidité : l’augmentation du nombre de personnes dans les foyers conduit à une augmentation de l'utilisation des pièces d'eau (salle de bain/douche, cuisine). Les moisissures peuvent se développer principalement dans les pièces humides mal ventilées (salles de bains…), sur les murs mal isolés. Leurs spores peuvent envahir l’ensemble du logement et provoquer des troubles respiratoires ou allergiques.  

- J’augmente la ventilation si nécessaire : il est souvent possible de moduler les vitesses des systèmes d’aération. Bien sûr, ne bouchez jamais une entrée d’air ou une bouche d’extraction et nettoyez les régulièrement !

- J’évite de fumer (dans un espace clos) : la fumée de cigarette s'imprègne durablement dans les murs, les tissus, le sol et le plafond. Inhaler l'air d'un espace clos pollué par le tabac augmente le risque de pathologies cardiaques et respiratoires.

- Je fais sécher mon linge si possible à l’extérieur ou dans une pièce bien ventilée ou aérée.

- J’allume systématiquement la hotte aspirante en cuisinant ou j’aère si je n’ai pas de hotte. Je mets un couvercle sur les casseroles afin d'éviter l’humidité.

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JE REDUIS LES SOURCES

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- Je fais le tri dans mes produits : ne vous fiez pas aux produits dits « purifiants » (antiallergènes, antiacariens, antibactériens en diffuseurs ou aérosols), préférez l'aération fenêtres grandes ouvertes !

- Je laisse mes chaussures à l’entrée : enlevez vos chaussures dès que vous rentrez chez vous pour éviter de rapporter les polluants de l’extérieur, surtout si vous avez des enfants en bas-âge qui jouent par terre.

- Au placard les balais et chiffons : balai, plumeau et chiffon sec sont à proscrire car ils n’éliminent qu’une partie de la poussière et la remettent en suspension dans l’air. Privilégiez l'aspirateur ou une serpillère humide.

- Je pense à nettoyer l’electroménager : nettoyez les téléviseurs, ordinateurs et appareils électroménagers car ils peuvent dégager des substances nocives et se mélanger à la poussière. Les composés dits semi-volatils (plastifiants, retardateurs de flamme, pesticides…) trouvent refuge dans la poussière pour ensuite se revolatiliser.

- J’essaye des produits moins polluants : essayez de changer vos habitudes de ménage en utilisant des techniques ou produits d’entretien alternatifs, moins polluants : nettoyage à la microfibre imprégnée d’eau, à la vapeur, au savon noir, au savon de Marseille, ou encore au bicarbonate de soude non alimentaire et au vinaigre blanc. Retrouvez tous les produits bénéficiant d'un éco-labels : https://www.ecolabels.fr/.

- Je mets de côté les bougies, les encens, les désodorisants : en effet, on a souvent envie d’utiliser des produits qui sentent bon mais on n’imagine pas qu’ils émettent beaucoup de polluants, par exemple des composés organiques volatils tels que le formaldéhyde, et polluent l’air intérieur... 

- Je bricole, oui mais avec précaution : travaillez dans un local bien aéré, portez un masque protecteur lors de certains travaux, ne mélangez pas les produits, cela peut provoquer des émanations nocives et polluer l’air des logements. Aérez pendant et longtemps après les travaux. Faites également attention aux peintures que vous utilisez : depuis le 1er janvier 2012, tous les nouveaux revêtements de sols et murs se sont vus apposés une étiquette indiquant : « Emissions dans l’air intérieur ».

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Un vent'air - Réalisez un autodiagnostic de la qualité de l'air intérieur

Pour faire un inventaire de vos problématiques en air intérieur dans un établissement recevant du public ou chez vous, rendez-vous sur la plateforme Web Un vent'air

 

 

 

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[Coronavirus] Atmo Auvergne-Rhône-Alpes assure la continuité de la surveillance de la qualité de l’air Wednesday 18 March 2020

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Bonjour à tous, 

En cette période de crise sanitaire majeure, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, comme tous, s’adapte pour assurer la continuité de service public en matière de surveillance quotidienne de la qualité de l’air et d’information du public. A cet effet, une partie du personnel d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes dispose d’une autorisation de circulation pour les activités techniques critiques sur le terrain, toutefois certains sites de mesure ne sont plus accessibles pour des raisons de sécurité sanitaire. Pour respecter les mesures de confinement, les autres salariés assurent la poursuite de l’activité en télétravail. L’accueil physique est fermé sur tous les pôles depuis le 17 mars 2020, les animations ou évènements sont annulés ou reportés. Les rendez-vous et réunions se tiennent en visioconférence. 

En lien avec le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire, les activités prioritaires ont été définies et les équipes de l’observatoire restent mobilisées pour : 

  • Prévoir chaque jour la qualité de l’air et son évolution sur les deux jours suivants,
  • Maintenir en état de fonctionnement les stations de mesure de la qualité de l’air relevant d’une obligation réglementaire, et nécessaires à la prévision de la qualité de l’air régionale
  • Alerter et accompagner les autorités en cas d’épisode de pollution,
  • Assurer une surveillance et des mesures spécifiques lors de situations d’accident ou d’incident industriel. A cet effet, les mesures réalisées à proximité de la péniche échouée à la sortie de l’écluse de Sablons (38) sur le Rhône sont maintenues jusqu’à la fin prochaine des opérations de sécurisation. Consultez les résultats des mesures.
  • Assurer une surveillance pollinique et diffuser un bulletin hebdomadaire
  • Poursuivre l’évaluation et la révision des Plans de Protection de l’Atmosphère (PPA),
  • Contribuer au Programme National CARA portant sur la caractérisation Chimique des Particules en collectant et transmettant les données de mesure au Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l’Air (LCSQA).
     
Icone Air to Go

La prévision quotidienne de la qualité de l’air est mise à la disposition de tous et sur différents supports : 

 - Sur notre site web,

- Sur notre application smartphone Air to Go disponible en version IOS et Android,

- Sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter,

- Sur notre serveur vocal au 0810800710,

- Par mail en vous abonnant au bulletin quotidien de votre commune.

Nous nous efforçons de maintenir une activité supplémentaire d’étude dans la mesure du possible. Nous sommes toutefois en effectifs réduits, donc certaines études ne pourront être maintenues et devront être reportées. 

Les collaborateurs en activité restent joignables via leurs mails professionnels et le standard est assuré. Nous vous conseillons toutefois de doubler vos demandes à contact@atmo-aura.fr en cas de non réponse sur le mail direct.

Ces mesures sont prises pour une durée indéterminée et sont susceptibles d’évoluer en fonction des dispositions gouvernementales.

Nous vous remercions de votre compréhension concernant les missions qui ne pourront être effectuées ou devront être différées et espérons vous retrouver au plus vite.

Bon courage à toutes et à tous et prenez soin de vous!

L’équipe d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes

Coronavirus : quelles sont les conséquences directes et indirectes sur la qualité de l’air ? Tuesday 17 March 2020

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La période est complexe, pour tous, sur le plan économique, politique, sanitaire évidemment, mais peut-être que l’environnement pourrait tirer parti de la situation… 

Depuis quelques semaines, nombreux sont ceux qui ont mis en évidence les effets écologiques positifs du coronavirus. En Chine, selon Carbonbrief ce seraient au moins 100 millions de tonnes de CO2 qui auraient déjà été évitées “grâce” au virus. A Milan, selon les données présentées par Copernicus, les concentrations moyennes de N02 ont chuté d'environ 65 mg/m3 en janvier à 35 mg/m3 lors de la première quinzaine de mars. A quoi peut-on s’attendre en termes de qualité de l’air pour la région Auvergne-Rhône-Alpes ? Quelles sont les conséquences collatérales ? On fait le point en 4 questions.

 

1- Est-ce que le confinement de la population va engendrer une baisse de la pollution ?

2- Est-ce que la baisse de pollution attendue peut avoir une incidence bénéfique sur notre santé ?

3- Et finalement avec ce confinement qu’en est-il de l’air intérieur ?

 4- Est-ce que si je suis allergique je suis plus vulnérable ?

 

1- Est-ce que le confinement de la population va engendrer une baisse de la pollution ?

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Oui, cela va engendrer une baisse de pollution, c’est certain puisque moins de polluants sont émis, notamment par le trafic, mais pas forcément pour tous les polluants… En effet, la chimie de l’air est complexe. Par exemple, certains polluants dits « secondaires » ne sont pas directement émis directement par les activités anthropiques, ils se forment dans l'atmosphère par réaction chimique. Les conditions météorologiques sont aussi un facteur important à prendre en compte car elles peuvent influencer positivement ou négativement l’état de la qualité de l’air.

Pour l’instant, nous n’avons pas encore assez de recul sur les données locales et nationales pour avoir une évaluation fine. Nous devons, pour établir les niveaux de la qualité de l’air, modifier nos modèles de prévision et récupérer des données telles que le pourcentage de diminution du trafic, le nombre d’usines en arrêt...En attendant une évaluation plus fine, voici déjà quelques explications sur les tendances attendues polluant par polluant après ces premiers jours de confinement.

Concernant le dioxyde d’azote, la source principale étant le trafic routier, les émissions vont baisser et par conséquent les concentrations également, dans une proportion moindre certainement (Cf encadre ci-dessus). Néanmoins, il faut aussi prendre en compte que depuis mardi les conditions météorologiques sont peu dispersives (par rapport à la fin de semaine dernière juste avant le confinement).

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Concernant les particules fines, les sources sont plus diversifiées : transports, industries, chauffage individuel et activités agricoles. Le chauffage représente à l’échelle de la région la plus forte contribution (54%), les transports (14%) et les activités agricoles comme le travail du sol (18%).  Compte tenu des températures, on peut s’attendre à une baisse des émissions du chauffage, même si la population reste à la maison.

A cette époque de l’année, il faut aussi prendre en compte la formation de particules secondaires à partir de l’ammoniac, émis par les épandages d’engrais organiques et minéraux, et les oxydes d’azote, émis par le trafic. L’impact est ici plus difficile à estimer car les épandages continuent et il y a toujours des oxydes d’azote dans l’air même si les émissions sont réduites.

Et enfin, les particules fines peuvent également être d’origine naturelle, comme l’import de poussières sahariennes (cf. Article). Sur les journées du 18 et 19 mars, nous avons pu constater un impact probable de ces particules sur la partie auvergnate de la région.

Compte tenu de tous ces éléments, l’impact du confinement entrainera une baisse des émissions de particules fines dans l’air, l’évolution des concentrations d’un jour sur l’autre en revanche pourra être influencée par les conditions météorologiques plus ou moins favorables à la dispersion.

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Les stations en proximité de voiries urbaines enregistrent une baisse des concentrations pour les PM10. En revanche, sur les stations de fond urbain de des grandes agglomérations, les concentrations n'affichent pas de nettes variations entre le mercredi 11 et le mercredi 18 mars.

Enfin, il y a l’ozone, polluant secondaire, formé à partir de l’action du rayonnement solaire et des polluants primaires, tels que les oxydes d’azote et composés organiques volatils. Avec l’augmentation des températures, les concentrations d’ozone devraient tendre à la hausse. L’impact sur la pollution secondaire est donc nettement plus difficile à évaluer.

En résumé, une baisse des concentrations de polluants primaires est certaine, malgré les conditions peu dispersives. En revanche, l’impact sur la pollution secondaire est nettement plus difficile à évaluer, en mode prévisionnel.

Dans cette période si particulière, ce sera l’occasion pour tous d’expérimenter à échelle réelle des restrictions de circulation ou de diminutions d’émissions assez radicales. C’est pourquoi Atmo Auvergne-Rhône-Alpes étudiera dans les prochaines semaines avec attention les impacts sur la qualité de l’air, suite à cette situation exceptionnelle que traverse la France.

 

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2- Est-ce que la baisse de pollution attendue peut avoir une incidence bénéfique sur notre santé ? 

Alors, certes on peut se réjouir d’une baisse potentielle de la pollution de l’air, mais il faut aussi rappeler que les conséquences sanitaires de la pollution de l'air sont dues avant tout aux expositions chroniques donc quelques semaines dans une vie avec une meilleure qualité de l’air ne seront peut-être pas très significatives pour la santé... L’enjeu réside dans une résorption durable de la pollution de l’air, par une activité économique performante, des technologies vertueuses et moins émettrices, une organisation de la société plus responsable, par des actions publiques fortes.

 

3- Et finalement avec ce confinement qu’en est-il de l’air intérieur ?

En effet, nous allons pour la plupart devoir rester enfermés chez nous sans la possibilité de sortir. Les activités dans les logements sont accrues : cuisine, bricolage, peinture, sont autant de pratiques susceptibles de générer des polluants dans l’air des habitations. Ils s’y concentrent alors même que nous y sommes présents toute la journée ! Ces polluants peuvent être responsables de l’aggravation de maladies respiratoires comme l’asthme et l’allergie.

Pas de panique, des solutions existent ! La plus simple : ouvrir ses fenêtres tous les jours 10 mn le matin et le soir durant cette quarantaine.

Actions pour un air intérieur sain - renouveler l'air (campagne de l'air)

Pour ceux qui auraient des craintes quant au coronavirus, vous ne risquez rien en ouvrant vos fenêtres. Nous ne sommes pas dans un cas de confinement pour incident industriel par exemple ! Le virus se transmet par des minuscules gouttelettes qui sont projetées dans l’air à 2 m en moyenne, par une personne malade qui tousserait ou éternuerait devant vous.

Nous ferons prochainement un article plus complet sur le sujet de la qualité de l’air intérieur, en attendant voici quelques informations complémentaires :  https://www.atmo-auvergnerhonealpes.fr/article/ma-maison
 

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4- Est-ce que si je suis allergique je suis plus vulnérable ?

Comme nous vous l’annoncions dans un article en février dernier, la saison pollinique a recommencé, avec son lot de gênes et désagréments pour les personnes allergiques. Dans le contexte du coronavirus, les personnes allergiques peuvent être plus fragiles, en raison d’un état inflammatoire du système respiratoire. L’allergie en elle-même n’est pas un facteur de risque mais il est important dans cette période de contrôler son allergie, par le suivi de traitement indiqué par le médecin.

Municipales 2020 : nos administrateurs adressent une lettre ouverte aux candidats Tuesday 25 February 2020

Consulter l'infographie destinée aux candidats des municipales 2020

Les administrateurs d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes lancent un appel aux futurs élus de proximité pour que l’air ne soit plus l’oublié des politiques locales. L’amélioration de la qualité de l’air constitue une préoccupation majeure de vos concitoyens : enjeu de santé publique, il est devenu en quelques années un sujet économique et d’attractivité du territoire de premier plan dans un monde où la communication joue un rôle essentiel. Connaître ces phénomènes et s’informer sur les enjeux de votre territoire s’avèrent indispensables pour la conduite de votre politique environnementale dans les prochaines années.

L’élu de proximité, un acteur de premier plan pour agir en faveur de l’amélioration de la qualité de l’air.
 
Chiffres clés de la pollution de l’air en France
Coût financier : 1300 € par habitant et par an 
Espérance de vie perdue : de 9 à 15 mois
Décès prématurés : 48 000
Perception des habitants d’Auvergne-Rhône-Alpes (sondage BVA pour Atmo)
8 habitants sur 10 inquiets
91 % des habitants intéressés par ce sujet
64 % des habitants conscients de leur capacités d’agir
 

Lorsque l’on interroge les citoyens sur leur perception de la qualité de l’air, c’est souvent un sentiment d’inquiétude qui prédomine comme l’atteste le sondage réalisé avec l’Institut BVA en novembre dernier (voir ci-dessus). Au regard des autorités sanitaires, la qualité de l’air demeure un enjeu majeur de santé publique et nos diagnostics mettent en exergue l’exposition d’une partie de la population régionale à la pollution. 

Pour autant, il est possible de changer la donne. Grâce aux efforts déjà consentis par l’ensemble des parties prenantes – citoyens ; collectivités ; acteurs économiques ; Etat – des baisses significatives sur certains polluants soumis à réglementation sont constatées dans notre région, et plus largement en France et en Europe. 

Ces résultats sont notamment le fruit des politiques publiques conduites aux différentes échelles territoriales, en particulier au niveau communal et intercommunal, en lien direct avec les citoyens. Ainsi, la prise en compte de la qualité de l’air dans vos politiques publiques (pistes cyclables, densification des transports en commun, chaufferies collectives, politique zéro pesticides, ventilation efficace des bâtiments …) a d’ores et déjà un effet positif sur la santé et le cadre de vie de vos concitoyens.

Une baisse significative des polluants réglementés sur les 10 dernières années 
-30 % pour le dioxyde d’azote, 
-40 % à -60 % pour les particules,
-50% à -70 % pour le SO2 et le B(a)P

L’élu(e) de proximité, premier échelon des actions territoriales 

Si la loi NOTRE rend les régions chefs de file pour la qualité de l’air et les métropoles compétentes pour la lutte contre la pollution de l’air, la commune et les intercommunalités, du fait de leurs compétences dans les domaines de la mobilité, de l’urbanisme et du développement économique notamment, disposent d’un potentiel considérable pour mener des actions structurantes dans les territoires et contribuer à améliorer significativement la qualité de l’air de manière pérenne.

Agir sur la qualité de l’air à l’échelle de la commune c’est à la fois : éviter d’exposer les habitants à des pollutions supplémentaires lors de nouveaux projets d’aménagement et réduire les sources de pollution en apportant des solutions aux problématiques existantes.  

Des actions concrètes vous sont proposées en annexe de cette lettre. Cette infographie met en exergue les 6 axes prioritaires sur lesquels vous pouvez agir au regard de vos compétences :

Aménagement de l’espace urbain

Mobilité et voirie

Qualité de l’air intérieur dans les établissements publics

Gestion des espaces naturels et paysagers

Exemplarité

Information et sensibilisation de vos concitoyens

Pour aller plus loin, consulter notre infographie récapitulative :

Consulter l'infographie destinée aux candidats des municipales 2020

Infographie récapitulative déstinée aux candidats aux municipales 2020

L’élu(e) de proximité, acteur majeur de la cohérence des politiques climat-air-énergie

Intégrer la qualité de l’air dans vos documents de planification territoriale (PDU, PCAET, PLUi, PLUi-HD), en cohérence avec le PPA (s'il existe) et le SRADDET permet de prendre des décisions transversales air-climat-énergie garantissant ainsi une politique d’aménagement du territoire globale et cohérente. Une action favorable à la qualité de l’air sera toujours bénéfique pour le climat, en revanche l’inverse n’est pas toujours vrai (ex : chauffage au bois individuel non performant, isolation de bâtiments sans ventilation adaptée). Il est donc essentiel de mener des politiques intégrées favorisant les effets positifs à la fois pour l’air et le climat. 

Agir sur le trafic routier au niveau local permet par exemple de réduire les émissions de polluants, de gaz à effet de serre et de limiter l’exposition de la population à la pollution. Cette mesure contribue aussi à rendre la ville plus apaisée, plus sûre et moins congestionnée. L'action est donc à la fois bénéfique pour le cadre de vie et concourt également in fine à développer l’attractivité d’un territoire. 

L’élu(e) de proximité, maillon indispensable d’information et de dialogue sur son territoire

Parce qu’elle est l’échelon le plus ancien et le plus proche des citoyens, la commune jouit d’un formidable potentiel de diffusion d’information, de concertation, de partage autour d’actions en faveur de la qualité de l’air. Par l’implication individuelle et collective qu’elles requièrent, il est essentiel que les actions en faveur de la qualité de l’air soient partagées et adoptées par l’ensemble des parties prenantes. 

Le maire, ses élus et les agents communaux bénéficient de contacts permanents avec leurs administrés qu’ils s'agissent des scolaires, des personnels d'établissement, d’animateurs sportifs, de chefs d'entreprises, de commerçants, des professionnels du tourisme, d’artisans ou de retraités… Les occasions de partager et de dialoguer au quotidien sont nombreuses lors de réunions publiques, d’événements ou d’animations. 

Enfin les élus ont un rôle à jouer dans le relai de l’information sur la qualité de l’air et les bons gestes à adopter au quotidien et lors des épisodes de pollution. 

En tant qu’organisme d’intérêt général réunissant l’ensemble des acteurs régionaux engagés dans la surveillance, la communication sur l’air et la mise en œuvre d’actions conduisant à l’amélioration de la qualité de l’air, nous restons à votre disposition pour vous rencontrer afin de vous apporter davantage d’informations. Nous pouvons vous accompagner dans vos projets en mettant à votre disposition nos données ou notre expertise. 

La présente interpellation est rendue publique, notamment par sa diffusion sur le site d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, sur les réseaux sociaux et auprès de la presse régionale. Vous pouvez nous adresser vos réponses à l’adresse communication@atmo-aura.fr. Elles seront relayées sur notre site Internet.  

Les administrateurs d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes.

Votre observatoire Atmo Auvergne-Rhône-Alpes 

  1. Les données de référence disponibles sur votre territoire

Exposition de population, responsabilité des secteurs d’activité dans les émissions polluantes et de gaz à effet de serre, cartographie des axes routiers très circulants, identification des communes sensibles.... 

  1.  Les services de visualisation de données et d’aide à la décision

Incident de la péniche à Sablons : les premiers résultats des analyses de la qualité de l'air Friday 21 February 2020

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MISE A JOUR LE 24/03/2020

Dans la nuit du lundi 17 février au mardi 18 février, une péniche transportant du chlorure de vinyle a été endommagée en sortant de l’écluse de Sablons sur le Rhône, dans l'Isère (38). Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a été sollicité par les services de l’Etat mardi 18 février pour réaliser des mesures de ce gaz dans l'air environnant.

Les mesures de la qualité de l'air vont perdurer tout au long des opérations de mise en sécurité et de dépotage de la péniche. Régulièrement nous allons diffuser les résultats issus des mesures prélevées.

​Déploiement de moyens pour effectuer des analyses

Les mesures effectuées depuis le 18 février permettent de vérifier l'exposition de la population pendant les différentes phases de l'évènement : expertise de la péniche après l'accident, sécurisation, colmatage des fuites, dépotage. Cette phase de dépotage consiste à pomper le chlorure de vinyle présent dans la péniche accidentée pour le déplacer dans un autre bateau, la péniche n’étant plus en état de naviguer. Cette opération, au vu de sa complexité, a nécessisté une importante phase préparatoire et n'a pu débuter que le 4 mars et encore en cours le 9 mars.

 

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Description des sites investigués et méthodologie

Dès mardi 18 février, 6 points de mesures avaient été investigués. Le jeudi 20 février, au vu des premiers résultats et de l'évolution des conditions météorologiques, de nouvelles mesures sont venues compléter le dispositif mis en place (nouveau site, numéro 3). Depuis le 20 février, ce sont donc 3 sites qui sont surveillés en permanence : sites 2, 3 et 7 (cf. Carte ci-dessous). A compter du 6 mars, afin d’évaluer au mieux l’impact potentiel de la phase la plus délicate de l’opération de dépotage, un quatrième site (9) a été installé.

Les mesures de la qualité de l'air perdureront tout au long des opérations de mise en sécurité et de dépotage de la péniche et se poursuivront quelques jours au-delà afin de disposer d'un point de comparaison hors évènement.

L'air à analyser est prélevé dans des bonbonnes métalliques (canisters) puis analyser en laboratoire. Les canisters sont récupérés chaque jour ouvré. La durée de prélèvement peut évoluer au cours du temps afin de prendre en compte l'évolution de la situation. Ainsi, lors de certaines phases du dépotage, durant lesquelles des émissions de chlorure de vinyle sont possibles, la durée de prélèvement est, selon les possibilités techniques, de 8 heures au lieu de 24 heures, afin de mieux prendre en compte les éventuelles variations dans le temps et déceler d'éventuels "pics".

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Localisation des sites de mesures

 

Les premiers résultats des analyses réalisés autour du site 

Résulats  des prélèvements effectués depuis le 18/02  (moyennes journalières).

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Les résultats mettent en évidence une importante variabilité des résultats, liée notamment aux conditons météorologiques mais aussi aux opérations de stabilisation et sécurisation de la péniche. Depuis les 29 février, les taux sont en baisse significative par rapport aux jours précédents.

Les mesures autour de la péniche ont pris fin ce lundi 24 mars suite à la fin des opérations de mise en sécurité et de dépotage de la péniche. Un rapport complet de l’intervention sera diffusé sur ce site web après réception de l’intégralité des résultats d’analyses et interprétation des données.

Incident de la péniche à Sablons : les mesures de la qualité de l'air continuent Thursday 20 February 2020

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Dans la nuit du lundi 17 février au mardi 18 février, une péniche transportant du chlorure de vinyle a été endommagée en sortant de l’écluse de Sablons sur le Rhône, dans l'Isère (38). Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a été sollicité par les services de l’Etat mardi 18 février pour réaliser des mesures de ce gaz dans l'air environnant. Les mesures de la qualité de l'air vont perdurer tout au long des opérations de mise en sécurité et de dépotage de la péniche.

​Déploiement de moyens pour effectuer des analyses

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a en effet déployé, à la demande des services de l'Etat, des moyens pour mesurer les concentrations de polluants dans l’air. L’objectif de ces mesures est de fournir des éléments de diagnostic à l'État et aux autres services intervenant dans le dispositif de crise et post-crise, chargés d’analyser l’ensemble des impacts sur la pollution.

Les mesures effectuées depuis le 18 février vont permettre de vérifier l’absence d’impact pour la population le jour J et lors de l’opération prévue les jours suivants visant à pomper le chlorure de vinyle présent dans la péniche pour le déplacer dans un autre bateau, la péniche n’étant plus en état de naviguer.

Des prélèvements instantanés d'air ont été effectués autour de l'incident pour mesurer le chlorure de vinyle et à l'aide  de canisters. Le canister est un récipient métallique d'une contenance de quelques litres dans lequel un vide artificiel est créé : il suffit d'ouvrir la vanne du canister pour qu'il se remplisse d'air. Le prélèvement est ensuite réalisé au laboratoire d'Atmo Auvergne-Rhône-Alpes pour analyse. 

Le  chlorure de vinyle, qu’est-ce que c’est ?
Le chlorure de vinyle monomère (CVM) est un produit chimique de synthèse, très volatil, qui intervient dans la fabrication du PVC. C'est un cancérogène connu de longue date.
Classé dans le groupe 1, « cancérogène certain pour l’homme », par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), depuis 1987, c’est un facteur de risque avéré pour l’angiosarcome hépatique, un cancer du foie rare et de très mauvais pronostic.

Description des sites investigués

Dés mardi 18 février, 6 points de mesures avaient été mis en place. Ce jeudi 20 février, au vu de l'évolution des conditions météorologiques et de l'opération de dépotage, de nouvelles mesures vont venir compléter le dispositif mis en place.

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Localisation des sites de prélèvement​

En conséquence, le dispositif  prévu est fondé sur :

- des prélèvements de courte durée (30 minutes) le jour J (18/02) sur plusieurs sites de mesures avec les caractéristiques suivantes : proches de la source, proche de la population au sud ouest, sud est, nord et nord ouest.
- des prélèvements de durée plus longue  le jour J et pour les jours suivants  sur plusieurs sites proche de la population au sud est et  au nord ouest.

Les mesures vont donc perdurer dans les prochains jours, le temps que les autorités puissent procéder au dépotage de la péniche. 

Un rapport complet de l’intervention sera diffusé sur ce site web après réception de l’intégralité des résultats d’analyses et interprétation des données.

Incident d'une péniche sur le Rhône transportant du chlorure de vinyle Tuesday 18 February 2020

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Dans la nuit de lundi à mardi, une péniche transportant du chlorure de vinyle a été endommagée en sortant de l’écluse de Sablons sur le Rhône, dans l'Isère (38).  Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a été sollicité par les services de l’Etat mardi 18 février, en début d'après-midi pour réaliser des mesures de ce gaz dans l'air  environnant. On fait le point sur le dispositif mis en place.

Déploiement de moyens pour effectuer des analyses

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Mairie de Peyraud - un des 5 sites choisis pour faire des analyses de la qualité de l'air

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a en effet déployé, à la demande des services de l'Etat, des moyens pour mesurer les concentrations de polluants dans l’air.

L’objectif de ces mesures est de fournir des éléments de diagnostic à l'État et aux autres services intervenant dans le dispositif de crise et post-crise, chargés d’analyser l’ensemble des impacts sur la pollution.

Les mesures effectuées dès le 18 février  vont permettre de vérifier l’absence d’impact pour la population le jour J et lors de l’opération prévue les jours suivants visant à pomper le chlorure de vinyle présent dans la péniche pour le déplacer dans un autre bateau, la péniche n’étant plus en état de naviguer.

Des prélèvements instantanés d'air ont été effectués autour de l'incident pour mesurer le chlorure de vinyle à l'aide  de canisters. (cf photo de droite)

Le canister est un récipient métallique d'une contenance de quelques litres dans lequel un vide artificiel est créé : il suffit d'ouvrir la vanne du canister pour qu'il se remplisse d'air. Le prélèvement est ensuite réalisé au laboratoire d'Atmo Auvergne-Rhône-Alpes pour analyse. Les quantités de polluants sont déterminées par chromatographie en phase gazeuse.

Le  chlorure de vinyle, qu’est-ce que c’est ?
Le chlorure de vinyle monomère (CVM) est un produit chimique de synthèse, très volatil, qui intervient dans la fabrication du PVC. C'est un cancérogène connu de longue date.
Classé dans le groupe 1, « cancérogène certain pour l’homme », par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), depuis 1987, c’est un facteur de risque avéré pour l’angiosarcome hépatique, un cancer du foie rare et de très mauvais pronostic.

Description des sites investigués

L’emplacement de l’incident proche de l’écluse à Sablons est dans le secteur d’une étude en cours menée par ATMO Auvergne-Rhône-Alpes autour de la plateforme INSPIRA, cela a donc facilité l'installation des moyens de mesure  dans des sites préalablement ciblés.

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Localisation des sites de prélèvement

 

Simulation de panache sabons– Logiciel HYSPLIT

Simulation de panache le mardi 18 février

Selon les conditions météorologiques du 18 février, la zone d’impact potentielle se situait au sud de l’incident. Néanmoins, dans la journée du jeudi 20 février, une bascule de vent est prévue par météo france et on peut donc supposer un impact  possible  au nord, dans le cas où des émissions auraient encore lieu.

En conséquence, le dispositif  prévu est fondé sur :

- des prélèvements de courte durée (30 minutes) le jour J (18/02) sur plusieurs sites de mesures avec les caractéristiques suivantes : proches de la source, proche de la population au sud ouest, sud est, nord et nord ouest.
- des prélèvements de durée plus longue et pour les jours suivants (6 fois 8 heures) sur un site proche de la population au sud est et un site proche de la population au nord ouest.

Les résultats seront portés à connaissance au fur et à mesure de leur arrivée, et un rapport complet de l’intervention sera diffusé sur ce site web après réception de l’intégralité des résultats d’analyses et interprétation des données.

Episode d'odeurs sur le bassin grenoblois Monday 17 February 2020

Paysage Grenoble

Depuis vendredi dernier, de nombreux témoignages rapportent la présence d’une forte odeur sur une grande partie de l’agglomération grenobloise. La quasi-totalité des témoignages évoque des odeurs de compost/fumier/poubelle/déchets et font état d’une forte gêne. Des recherches sont en cours pour en déterminer l'origine. On fait le point sur les informations à notre disposition.

Episode d'odeurs sur le bassin grenoblois

Depuis le vendredi 14/02/2020, la plateforme de signalement d'odeurs ODO enregistre une très forte recrudescence de signalements d’odeurs sur le bassin grenoblois. En l’espace de 72 heures, ce sont plus de 200 signalements (MAJ du 20/02 + de 400 signalements depuis le 14/02) qui ont été recensés sur un périmètre très restreint (la majorité des signalements est compris entre Grenoble, Gières et Montbonnot-Saint-Martin). Certains témoignages évoquent des odeurs présentes depuis une dizaines de jours avec une aggravation durant le week-end passé.

Type d'évocation 

Les évocations concernent principalement le domaine du traitement des déchets : « épandage/excréments/Œuf Pourri/Egout/Déchets». A noter, une part non négligeable de signalements non identifiés par les habitants.

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Figure 1 -Répartition des signalements suivant le type d'évocation - Bassin grenoblois 14/02/2020 au 17/02/2020

Les commentaires associés à ces signalements font tous état d’une gêne extrême (intensité forte à très forte) et d’une sévère dégradation des conditions de vie, que ce soit à l’extérieur ou dans les habitations. 

Répartition  géographique des signalements

La quasi-totalité des signalements est concentrée entre le centre-ville de Grenoble et Montbonnot-Saint-Martin (Figure 2). L’analyse des conditions météorologiques indique que durant le week-end, le vent  était principalement de secteur nord et sud avec de multiples bascules de direction. Ainsi, les odeurs ont pu impacter de nombreux secteurs au gré des vents.

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Figure 2 - Localisation géographique des signalements – Bassin grenoblois 14/02/2020 au 17/02/2020

Répartition temporelle des signalements

Les signalements ont afflué à partir du vendredi 14 février avec 26 signalements. Ce nombre a très rapidement augmenté pour atteindre 78 signalements en plus le samedi, 90 signalements s’ajoutant encore le dimanche. Ils ont été enregistrés principalement entre 9h et 19h. Un certain nombre de témoignages parlent d'odeurs ressenties toute la semaine de manière diffuse avec une aggravation durant le week-end.

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Figure 3 - Répartition temporelle des signalements

Causes possibles

(MAJ le 19/02) : L’analyse de la répartition spatiale des signalements, des conditions de vent et des évocations renseignées par les citoyens importunés permet d’émettre l’hypothèse que cet épisode prend sa source dans le secteur nord-est du bassin grenoblois, sur les communes de Gières, Domène, Meylan, Murianette, Montbonnot-Saint-Martin, La Tronche. Les informations recueillies sur le terrain amènent à la conclusion que les odeurs ont pour origine des épandages de fertilisants azotés ou de produits issus de centres de compostage (plus de 1000 tonnes épandues), réalisés dans la semaine, en lien avec le début de la période autorisée pour ces épandages. Des températures fraiches la nuit et particulièrement clémentes en journée ont pu favoriser l’évaporation de produits épandus, contenant des molécules fétides

A quoi sert la plateforme de signalements ODO ?

Les nuisances provoquées par des odeurs (nuisances olfactives) peuvent, dans certains cas, être considérées comme un trouble anormal de voisinage et, à ce titre, être sanctionnées. Une des difficultés est d’identifier la source d’odeurs, un des objectifs de la plateforme ODO est donc de participer à la recherche des causes d’odeurs. 

Cette plateforme peut être considérée comme le premier maillon d’une chaîne qui permet de passer du constat à l’action. Elle a pour vocation, dans un premier temps, de constituer une base de données sur laquelle s’appuyer pour identifier et localiser des problématiques récurrentes ou émergentes. Si sur un laps de temps réduit, plusieurs signalements sont effectués dans le même secteur géographique, comme c'est le cas ici, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes remet au service de l'Etat, un bilan des signalements afin qu'ils puissent pousser leur enquête auprès des exploitants d’installations (agricoles, artisanales, industrielles ou assimilées …) situées à proximité des lieux signalés. 

 

J'effectue un signalement 

1. Je me connecte à l’adresse suivante : https://www.atmo-odo.fr/odoaura.
2. Je sélectionne le département d’Auvergne Rhône-Alpes sur lequel je souhaite effectuer mon signalement (je peux taper le numéro du département pour aller plus vite).
3. Je zoome sur la carte afin de déterminer l’emplacement exact de mon signalement, je clique pour faire apparaître le repère rouge sur l’emplacement, et je valide.
4. Je remplis les différentes informations caractérisant mon signalement. Des menus déroulants permettent de préciser si la perception du phénomène est ponctuelle ou continue, si son intensité est plus ou moins forte, si la gêne ressentie est plus ou moins importante, de quelle autre odeur connue vous pourriez rapprocher celle-ci, la date et l’heure de la perception… Si vous avez besoin de donner des informations complémentaires (provenance suspectée, direction du vent…), une case est prévue à cet effet.
5. Renseignez votre adresse e-mail et validez l’envoi de votre signalement ! Suite à votre signalement, la carte recensant votre signalement ainsi que tous les autres signalements effectués le jour-même apparait.En page d’accueil de la plateforme, vous pouvez également consulter un tutoriel vidéo qui recense l’ensemble de ces étapes.
Vous pouvez également faire le signalement directement à partir de l'application mobile disponible sur Playstore IOS et Android)

 

Est-ce qu’une mauvaise odeur est forcément synonyme de risque sanitaire ?
Une mauvaise odeur ne peut être considérée comme un critère de toxicité, donc le fait d'associer une nuisance olfactive à un risque sanitaire est souvent sans fondement. En effet, les odeurs sont le plus souvent perçues à des concentrations très faibles, bien inférieures aux valeurs limites reconnues comme pouvant porter atteinte à la santé. A l’inverse, certains composés peuvent être complètement inodores et pourtant dangereux pour la santé comme le monoxyde de carbone. Toutefois, même si les niveaux de concentration en composés odorants n'induisent le plus souvent aucun risque direct, les nuisances olfactives générées peuvent avoir un impact psychologique négatif lorsqu'elles sont jugées excessives. 

Je reste informé(e)

Pour continuer à être informé, suivez nous  : 

Vallée de l'Arve : Les données de l'observatoire lycéen de la qualité de l'air maintenant disponibles Monday 17 February 2020

Observatoire lycéen de l'Arve

Les données d’une trentaine de micro-stations de mesure de particules fines déployées dans la vallée de l’Arve par les élèves du lycée Mont-Blanc René Dayve à Passy sont désormais visualisables en direct sur la plateforme Captotheque.fr.

Un observatoire lycéen de mesure de la qualité de l’air

Ils sont près de 40 élèves de 1ère du lycée Mont-Blanc René Dayve à Passy à construire depuis novembre dernier un réseau expérimental de 30 micros-stations de mesure de la qualité de l’air, dans le cadre d’un projet partenarial entre les lycées de Passy et de Cluses, le groupe Bontaz et l’observatoire Atmo Auvergne-Rhône-Alpes.

Des micro-stations de mesure qui sont aujourd’hui déployées sur tout le territoire de la vallée de l’Arve, de Chamonix à Bonneville en passant par Passy ou Cluses. Elles mesureront pendant tout l’hiver les particules PM1, PM2.5 et PM10, données suivies par les lycéens eux-mêmes dans le cadre de leur projet pédagogique.

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Construction d'une des micro-stations de l'observatoire lycéen par les élèves du Lycée de Passy

 

Des données accessibles à tous

Au-delà du projet pédagogique, ces données seront également accessibles à tous les habitants de la vallée, en complément des mesures et prévisions de l’observatoire. Chacun peut en effet dès à présent consulter les données de cet observatoire lycéen sur la plateforme Captotheque.fr et participer directement aux échanges qui auront lieu autour de ces mesures.

Pour consulter les données, inscrivez-vous sur le site captotheque.fr en cliquant sur le bouton Participez, suivez les instructions à l’écran et rendez-vous ensuite sous l’onglet Observatoire Lycées-Arve

 

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Affichage des données de mesures de l'une des microstations de l'observatoire lycéen, sur la plateforme Captothèque.

 

Qu’est-ce que la Captothèque ?

La Captothèque est un dispositif experimental permettant la mesure citoyenne de qualité de l’air, imaginé par l’observatoire Atmo Auvergne-Rhône-Alpes. Il a pour objectif, à terme, de permettre à chaque citoyen de la région d’emprunter sur des territoires partenaires des micro-capteurs de mesure de la qualité de l’air, fixes ou mobiles, sans condition de ressources.

Ce service à venir illustre la stratégie d'avenir de l’association de surveillance de la qualité de l’air : intégrer l’ensemble de la société à l’observation de la qualité de l’air, via le déploiement d’observatoires citoyens de mesure. L’observatoire lycéen de la qualité de l’air dans la vallée de l’Arve est l’un des tout premiers projets à bénéficier de ce dispositif.

 

En offrant les capacités à tous de découvrir librement l'air qu'ils respirent, nous souhaitons démocratiser et amplifier au niveau local les débats, les initiatives et les connaissances sur le sujet 

 

Une initiative multi-partenariale

Ce projet multi-partenarial permet de réunir des acteurs variés : une entreprise soucieuse de son environnement local, le groupe Bontaz, des lycéens du lycée Mont-Blanc René Dayve à Passy et Charles Poncet à Cluses et leurs enseignants, et enfin l’observatoire régional de l’air Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, autour d’une ambition commune : améliorer la connaissance de l’air d’un territoire. 

Ce partenariat est rendu possible par le fonds de dotation ConvAIRgence, dans lequel le groupe Bontaz s’engage en qualité de premier mécène.

 

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Les élèves de 1ère STI2D du Lycée du lycée Mont-Blanc René Dayve devant la station réglementaire de mesure de la qualité de l'air de Passy

 


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