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Episode de pollution aux particules en cours depuis le 22 novembre - les dernières informations à jour Tuesday 24 November 2020

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Depuis ce dimanche 22 novembre, alors même qu’un second confinement s’impose à tous et que le trafic est réduit (de l’ordre de 20 à 25% en semaine), les territoires rhodaniens connaissent une hausse importante des niveaux de particules.  

Cet épisode concerne les particules PM10, qui sont un polluant majoritairement émis par le chauffage, notamment les systèmes non performants alimentés en bois.  Le trafic n’y contribue, en Auvergne-Rhône-Alpes, qu’à environ 15%, alors que la part du secteur résidentiel est de l’ordre de 55%. 

Depuis dimanche, les températures sont froides, engendrant une utilisation accrue de ces chauffages. Et en présence de conditions météorologiques très stables, on se retrouve dans une situation favorable à ce nouvel épisode. Celui-ci se résorbe sur la vallée du Rhône mais persiste sur le bassin lyonnais nord Isère. 

Mise en évidence de l’influence du chauffage sur cet épisode

A partir du samedi 21, la part des particules liées à la combustion de biomasse (en marron dans le graph), dont le chauffage est une composante importante, a progressivement augmenté pour devenir une des principales contributions aux particules 

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Episode en cours  

Dimanche 22/11/2020 : les concentrations de PM10 ont augmenté, particulièrement sur le bassin lyonnais où les critères de déclenchement d’une vigilance ont été atteints (dépassement du seuil d’information et de recommandations de 50 µg/m3). Ailleurs, les niveaux ont varié de moyens à médiocres. 

Lundi 23/11/2020 : les concentrations de particules augmentent encore sur le couloir rhodanien, toujours en raison d’émissions accrues en période froide, et en raison des conditions météorologiques stables, propices à l'accumulation des polluants. Le bassin lyonnais a connu un dépassement du seuil d’information et de recommandations, on s'en est approché dans la vallée du Rhône, sans l'atteindre.

Mardi 24/11/2020, les concentrations de particules resteront encore élevées sur la bassin lyonnais nord Isère, malgré l’arrivée d’un vent de sud, amorçant la baisse des concentrations, qui ne sera cependant pas suffisante pour sortir de l'épisode de pollution.

Mercredi 25/11/2020, les concentrations de particules resteront encore élevées en région lyonnaise, malgré un petit brassage atmosphérique. La suite de la période est encore incertaine, mais le retour de conditions stables ne permet pas d'entrevoir une nette amélioration. 

En vous abonnant aux bulletins d'informations par mail, vous serez les premiers informés en cas de dégradation de la situation. Il vous suffit de renseigner votre adresse, choisir le bulletin de vigilance pollution et définir une zone géographique. 

 

Evolution de la situation 

Je me protège 

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Voici les gestes à adopter en cas d’épisode de pollution :

Pour en savoir plus sur les effets des épisodes de pollutions : « Effets sur la santé »  

J'agis pour réduire mes émissions de polluants 

Deux leviers principaux pour réduire la pollution : le chauffage au bois et les transports routiers. 

Le chauffage au bois et les transports sont deux sources principales de pollution en Auvergne-Rhône-Alpes. En moyenne sur l’année ils contribuent généralement pour moitié aux épisodes de pollution hivernaux. C’est donc sur ces deux secteurs qu’il faut agir pour retrouver un air de bonne qualité. 

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Comment limiter les émissions du chauffage au bois ? 
Les bonnes pratiques ne manquent pas pour concilier qualité de l’air et chauffage au bois : 

  • Limiter l’utilisation du chauffage d’appoint et/ou peu performant comme les foyers ouverts 
  • Utiliser un combustible de qualité et sec 
  • Ne pas trop chauffer, 20°C suffit ! 

Pour en savoir plus : "Chauffage au bois et qualité de l'air" 

 

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Les transports routiers : une source de pollution majeure en centre-ville des agglomérations et aux abords des grands axes routiers. 

Le secteur des transports demeure le principal émetteur de NOx en Auvergne-Rhône-Alpes (environ 55 %), dont la quasi-totalité des émissions sont imputables aux véhicules Diesel. Il contribue également mais dans une moindre mesure aux émissions de particules (de l’ordre de 20 %). En épisode, il constitue une source de pollution locale importante et a une incidence directe sur la santé des populations riveraines des grands axes routiers ou habitant en centre-ville des agglomérations. 

Pour en savoir plus : Transport et mobilité 

Période propice aux épisodes de pollution : vous êtes vous procuré la vignette crit'air ?  

Le certificat qualité de l’air est un document sécurisé qui permet de classer les véhicules en fonction de leurs émissions polluantes.  
Il est obligatoire 
- pour circuler lorsque le préfet instaure la circulation différenciée lors de certains épisodes de pollution 
- ou pour certains types de véhcules (véhicules utilitaires légers et poids lourds) pour circuler dans les zones à circulation restreinte instaurées par certaines collectivités (par exemple : Lyon et Grenoble) 

Si vous devez vous procurer une vignette crit'air la démarche s'effectue en ligne. La vignette coûte 3,62 euros et est expédiée par voie postale à l'adresse figurant sur le certificat d'immatriculation, sous 10 jours.  

Je reste informé(e) 

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Pour être informé tout au long de l'année, et recevoir des alertes en cas d'épisode de pollution :  

 

Ce reconfinement a un impact plus limité sur la qualité de l'air Tuesday 24 November 2020

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Le premier confinement avait connu une forte réduction de l’activité économique et des déplacements, se traduisant par une amélioration significative de la qualité de l’air, notamment aux abords des voiries. Une tendance à la baisse des polluants automobiles est encore perceptible lors de ce deuxième confinement, mais nettement moins marquée. De plus, en cette fin novembre, en lien avec la baisse des températures, les polluants émis par le chauffage sont en nette progression, et la qualité de l’air se dégrade. Il est difficile d’évaluer la part du confinement dans cette dégradation, notamment du fait du télétravail, mais l’influence du chauffage est en revanche indéniable.

 
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Tendances générales d’évolution de la qualité de l'air en 2020  pour les oxydes d’azote et les particules PM10 jusqu’au 22 novembre

 
 
 
 
 
 
ZOOM SUR LES POLLUANTS :
OXYDES D’AZOTE : Le terme « oxydes d’azote » désigne le monoxyde d’azote (NO) et le dioxyde d’azote (NO2). Ces composés sont formés par oxydation de l’azote atmosphérique (N2) lors des combustions (essentiellement à haute température) de carburants et de combustibles fossiles. Le dioxyde d’azote (NO2) est émis lors des phénomènes de combustion, principalement par combinaison de l’azote et de l’oxygène de l’air. Les sources principales sont les véhicules et les installations de combustion. Dans la famille des oxydes d’azote, le dioxyde d’azote fait l’objet d’une attention particulière car il a un impact sanitaire avéré, ce qui lui vaut d’être réglementé en air ambiant, à la différence du monoxyde d’azote. 
PARTICULES : Les particules en suspension, d’origine anthropique, communément appelées « poussières », proviennent en majorité de la combustion à des fins énergétiques de différents matériaux (bois, charbon, pétrole), du transport routier (imbrûlés à l’échappement, usure des pièces mécaniques par frottement, des pneumatiques…), d’activités industrielles très diverses (sidérurgie, incinération, chaufferie) et d’activités agricoles (labours, épandages). Il existe aussi des particules naturelles (volcans, abrasion et ré-envol, océans, …). 

Focus Oxydes d'azote

Dès le début du confinement de printemps, on avait pu observer une baisse de pollution sur le paramètre « dioxyde d’azote », due principalement à la chute du trafic, particulièrement visible en bordure d’axe routiers. Des comptages de véhicules relevaient alors à ce moment une diminution du trafic de l’ordre de 70 % en semaine, et une baisse équivalente des concentrations de dioxyde d’azote en bordure des voiries.

Par la suite, jusqu’au mois d’octobre inclus, les concentrations observées, bien qu’en progression à compter de septembre, ne sont pas remontées au niveau des concentrations dites « normales » calculées sur les 5 dernières années. Même si le volume global de trafic a retrouvé des niveaux habituels à compter de l’été, il est possible que la répartition au cours de la journée soit un peu différente, plus lissée du fait notamment d’horaires de travail décalés et de comportements différents, ce qui pourrait atténuer les “pics de pollution” liés à de très fortes densités de trafic et à la saturation des axes. 

Dès fin octobre, date de réinstallation du confinement, les contraintes s’imposant à la population sont moins drastiques qu’au printemps, les conséquences s’observent sur la route, les véhicules sont davantage présents, la baisse du trafic se situe aux alentours de 20 à 25 % en semaine, -50 % les week-ends. Ainsi, la diminution des taux de dioxyde d’azote est moins nette qu’en mars-avril, de l’ordre de –40 % par rapport à la “normale” des 5 dernières années.

Il faut cependant noter qu’en ce mois de novembre, les concentrations de dioxyde d’azote sont environ 2 à 3 fois supérieures à celles de mars/avril. Mais cette situation n’a rien d’atypique, elle se vérifie chaque année. Ce sont les conditions météorologiques qui sont plus propices à l’émission et à l’accumulation des polluants en automne qu’au printemps : température plus fraiche et vent souvent moins présent en novembre qu’en mars/avril. 

Source données trafic : https://dataviz.cerema.fr/trafic-routier/

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Focus PM10 et PM2.5

Pour les particules PM10 et PM2,5, en proximité trafic ou en fond, la situation est différente. La baisse des niveaux de particules n’est pas aussi marquée qu’elle peut l’être pour les oxydes d’azote. Au printemps, comme à l’automne, il ne se dégage pas une tendance très nette d’évolution des concentrations de particules

L’analyse des conditions météorologiques de la première quinzaine de novembre montre la présence d’un vent plutôt faible et des pluies moins abondantes qu’habituellement pour cette même période. Elles auraient ainsi pu favoriser l’accumulation des polluants primaires à faible altitude. Cependant, les températures étaient aussi nettement plus douces que les années précédentes, induisant de moindres besoins énergétiques, et donc des émissions liées au chauffage probablement limitées. Les concentrations de particules étaient donc assez faibles, mais conformes aux “normales" d’une première quinzaine de novembre, sans que l’on puisse déceler un impact du confinement. 

A la différence des oxydes d’azote, les particules proviennent de multiples sources de pollution, le trafic routier n’étant qu’une de ces sources. Le chauffage est une autre source, prépondérante de novembre à février. Le chauffage des bureaux ou des domiciles n’est pas assuré par les mêmes moyens, et le télétravail pourrait avoir un impact dans certains secteurs où la biomasse est très utilisée en chauffage individuel, par un effet report d’un mode de chauffage vers un autre potentiellement plus émetteur de particules. Mais cet impact reste à évaluer et ne pourra l’être qu’avec suffisamment de données, au fur et à mesure de l’avancée dans l’hiver, et de recul. 

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En cette dernière semaine de novembre, la qualité de l’air se dégrade...

Depuis ce dimanche 22 novembre, les températures chutent dès la tombée de la nuit, et l'atmosphère est très stable, avec un vent calme et des inversions thermiques marquées jusqu’en matinée. Ces conditions engendrent une utilisation accrue des systèmes de chauffage dans les foyers, et les émissions ne sont que très peu dispersées. La conséquence ne se fait pas attendre sur les zones les plus stables d’un point du vue météorologique, les taux de particules augmentent jusqu’à atteindre le seuil d’information et de recommandations. Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a émis une vigilance sur les zones du bassin lyonnais nord Isère et sur la vallée du Rhône dès le 22 novembre, prolongée le 23.

Il est difficile à ce stade comme évoqué ci-dessus d’évaluer si le confinement a un impact sur cet épisode, via notamment la présence accrue de personnes à leur domicile. On peut toutefois indiquer qu’un épisode de pollution enregistré une deuxième quinzaine de novembre n’a rien d’exceptionnel, et que la part des particules primaires liées à la combustion de biomasse est importante dans cet épisode.

 

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Réponses à vos questions 

"L’impact sanitaire du COVID-19 est-il aggravé par la pollution de l’air ?  Que puis-je faire pour limiter mon exposition à la pollution de l’air intérieur en période de confinement ?  

Vous trouverez réponses à toutes ces questions dans cette "foire aux questions" réalisée par la fédération Atmo France.  

Nous publions également régulièrement sur notre site des actualités sur différents sujets  : pollens, air intérieur, déchets végétaux... Consultez toutes les actualités et si vous le souhaitez vous pouvez également vous abonnez aux bulletins d'informations par mail, vous serez les premiers informés en cas de dégradation de la situation. Il vous suffit de renseigner votre adresse, choisir le bulletin de vigilance pollution et définir une zone géographique.

 

Vous avez encore des questions ? N’hésitez pas à nous interroger via les réseaux sociaux : Facebook ou Twitter. Nous ferons au mieux pour vous répondre. Cependant, afin d’assurer convenablement nos missions réglementaires, nous sommes dans l’obligation de restreindre certaines activités, et notamment les réponses que nous apportons quotidiennement aux questionnements des particuliers par mail ou téléphone. 

 

Un pic de pollution pendant le confinement ? Monday 23 November 2020

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Depuis ce dimanche 22 novembre, alors même qu’un second confinement s’impose à tous et que le trafic est réduit (de l’ordre de 20 à 25% en semaine), les territoires rhodaniens connaissent une hausse importante des niveaux de particules.  

Cet épisode concerne les particules PM10, qui sont un polluant majoritairement émis par le chauffage, notamment les systèmes non performants alimentés en bois.  Le trafic n’y contribue, en Auvergne-Rhône-Alpes, qu’à environ 15%, alors que la part du secteur résidentiel est de l’ordre de 55%. 

Depuis dimanche, les températures sont froides, engendrant une utilisation accrue de ces chauffages. Et en présence de conditions météorologiques très stables, on se retrouve dans une situation favorable à ce nouvel épisode. Celui-ci pourrait durer jusqu’à mardi, voire mercredi, avant un renforcement du vent sur le sillon rhodanien. 

Mise en évidence de l’influence du chauffage sur cet épisode

A partir du samedi 21, la part des particules liées à la combustion de biomasse (en marron dans le graph), dont le chauffage est une composante importante, a progressivement augmenté pour devenir une des principales contributions aux particules 

 

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Episode en cours  

Dimanche 22/11/2020 : les concentrations de PM10 ont augmenté, particulièrement sur le bassin lyonnais où les critères de déclenchement d’une vigilance ont été atteints (dépassement du seuil d’information et de recommandations de 50 µg/m3). Ailleurs, les niveaux ont varié de moyens à médiocres. 

Lundi 23/11/2020 : les concentrations de particules augmentent encore sur le couloir rhodanien, toujours en raison d’émissions accrues en période froide, et en raison des conditions météorologiques stables, propices à l'accumulation des polluants. Le bassin lyonnais et la vallée du Rhône vont connaître un dépassement du seuil d’information et de recommandations. 

Mardi 24/11/2020, les concentrations de particules resteront encore élevées, malgré l’arrivée d’un vent de sud dans la soirée, amorçant la baisse des concentrations.  

En vous abonnant aux bulletins d'informations par mail, vous serez les premiers informés en cas de dégradation de la situation. Il vous suffit de renseigner votre adresse, choisir le bulletin de vigilance pollution et définir une zone géographique. 

 

Evolution de la situation 

Je me protège 

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Voici les gestes à adopter en cas d’épisode de pollution :

Pour en savoir plus sur les effets des épisodes de pollutions : « Effets sur la santé »  

J'agis pour réduire mes émissions de polluants 

Deux leviers principaux pour réduire la pollution : le chauffage au bois et les transports routiers. 

Le chauffage au bois et les transports sont deux sources principales de pollution en Auvergne-Rhône-Alpes. En moyenne sur l’année ils contribuent généralement pour moitié aux épisodes de pollution hivernaux. C’est donc sur ces deux secteurs qu’il faut agir pour retrouver un air de bonne qualité. 

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Comment limiter les émissions du chauffage au bois ? 
Les bonnes pratiques ne manquent pas pour concilier qualité de l’air et chauffage au bois : 

  • Limiter l’utilisation du chauffage d’appoint et/ou peu performant comme les foyers ouverts 
  • Utiliser un combustible de qualité et sec 
  • Ne pas trop chauffer, 20°C suffit ! 

Pour en savoir plus : "Chauffage au bois et qualité de l'air" 

 

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Les transports routiers : une source de pollution majeure en centre-ville des agglomérations et aux abords des grands axes routiers. 

Le secteur des transports demeure le principal émetteur de NOx en Auvergne-Rhône-Alpes (environ 55 %), dont la quasi-totalité des émissions sont imputables aux véhicules Diesel. Il contribue également mais dans une moindre mesure aux émissions de particules (de l’ordre de 20 %). En épisode, il constitue une source de pollution locale importante et a une incidence directe sur la santé des populations riveraines des grands axes routiers ou habitant en centre-ville des agglomérations. 

Pour en savoir plus : Transport et mobilité 

Période propice aux épisodes de pollution : vous êtes vous procuré la vignette crit'air ?  

Le certificat qualité de l’air est un document sécurisé qui permet de classer les véhicules en fonction de leurs émissions polluantes.  
Il est obligatoire 
- pour circuler lorsque le préfet instaure la circulation différenciée lors de certains épisodes de pollution 
- ou pour certains types de véhcules (véhicules utilitaires légers et poids lourds) pour circuler dans les zones à circulation restreinte instaurées par certaines collectivités (par exemple : Lyon et Grenoble) 

Si vous devez vous procurer une vignette crit'air la démarche s'effectue en ligne. La vignette coûte 3,62 euros et est expédiée par voie postale à l'adresse figurant sur le certificat d'immatriculation, sous 10 jours.  

Je reste informé(e) 

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Pour être informé tout au long de l'année, et recevoir des alertes en cas d'épisode de pollution :  

 

Alliance Atmo Auvergne-Rhône-Alpes & INSA Lyon : l’air, notre bien commun est un enjeu de santé & d’innovation ! Friday 20 November 2020

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L’année 2020 représente un virage majeur dans l’intérêt accordé aux enjeux de la qualité de l’air. La crise sanitaire et économique que nous traversons depuis mars a considérablement renforcé la prise de conscience de l’opinion publique sur les liens entre notre santé et la dégradation de notre environnement.

Avant le confinement, la qualité de l’air représentait déjà une préoccupation environnementale forte pour les citoyens, que la pandémie actuelle renforce. Pour l'INSA Lyon, comme pour Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, il s’agit ici d’une occasion à saisir pour innover et mobiliser amplement toutes les composantes de la société au profit d'une amélioration durable de la qualité de l’air. 

 

Comment L'alliance Atmo Auvergne-Rhône-Alpes & INSA Lyon est-elle née ?

Plus que jamais, la qualité de l’air est un sujet préoccupant pour les Français. En effet, 8 habitants sur 10 se disent inquiets quant à la qualité de l’air qu’ils respirent*. Les citoyens demandent une information plus précise, plus fine, sur la qualité de l’air – individualisée, géolocalisée, en temps réel, permettant ainsi plus de réactivité pour adapter les pratiques et réduire les expositions. Mais pour agir, encore faut-il avoir conscience et connaissance.

La multiplication des mesures grâce au déploiement de micro-capteurs offre de formidables perspectives pour rendre chacun acteur de la surveillance de la qualité de l’air et apporter des informations locales plus précises et contextualisées. La participation citoyenne, voulue par ATMO Auvergne-Rhône-Alpes depuis de nombreuses années maintenant, constitue un puissant levier de mobilisation et d’incitation à l’action. Cependant, il reste encore de nombreux verrous scientifiques en matière d’acquisition, de validation, d’assimilation des données en masse, de développement de simulations…que seul un partenariat multi-acteurs peut lever.

Ainsi, l’INSA Lyon et ATMO Auvergne-Rhône-Alpes ont formalisé une Alliance. Ce véritable accélérateur de recherche et d’innovation sera au service d’un enjeu de santé publique majeur, avec un écosystème d’acteurs associant élèves-ingénieurs, chercheurs, experts de l’observatoire régional ATMO et mécènes.

“Il est très important pour un élu et un Président d’association de surveillance de la qualité de l’air d’avoir un lien très fort avec le monde universitaire et de la recherche. Je suis sûr que cette Alliance sera profitable pour les deux parties. D’un point de vue opérationnel pour ATMO en vue d’aller plus loin dans la création d’un observatoire intégrant les données de toutes les parties prenantes, mais aussi pour associer pleinement le monde académique et de la recherche, représenté par l’INSA, à un enjeu sociétal, sanitaire et environnemental majeur.
Éric Fournier,  
Vice-Président délégué à l’environnement au Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes,  
Président d’ATMO Auvergne-Rhône-Alpes. 
 
Cette initiative, par son originalité et sa pertinence, devrait à mon sens, connaître une résonance nationale, voire européenne. Elle devrait également pouvoir être dupliquée à d’autres territoires régionaux. Pour ce faire, j’envisage de la présenter lors d’une prochaine séance du Conseil National de l’Air qui rassemble tous les acteurs concernés par la problématique d’air intérieur et extérieur 
Jean-Luc Fugit,  
Président du Conseil National de l’Air.
 

Deux axes de collaboration au cœur de cette alliance à un impact sociétal 

 

Le partenariat entre Atmo Auvergne-Rhône-Alpes & l’INSA Lyon porte un enjeu de recherche, mais aussi de formation pour les élèves ingénieurs de l’INSA Lyon, dimension ancrée dans les spécificités de son modèle d’ingénieur humaniste. Il permet également de répondre aux attentes des élèves- ingénieurs et des enseignants-chercheurs fortement engagés sur les enjeux sociétaux et les défis contemporains. 

Les résultats et avancées de ces travaux seront  pleinement transférés à l’observatoire grâce à la mise à disposition de donnes concrètes de qualité de l’air pour les étudiants et le co-encadrement des élèves avec des chercheurs de l’INSA et des ingénieurs ATMO.

  1. Un Partenariat scientifique : une chaire d’enseignement et de recherche adossée à l’enjeu sociétal environnement
  2. Un Programme de sensibilisation et de mobilisation « air et engagement sociétal »

Rejoignez notre alliance INSA Lyon & Atmo Auvergne-Rhône-Alpes

La Fondation INSA Lyon et ConvAIRgence proposent aux entreprises et acteurs socio-économiques de soutenir la création et le développement de l’Alliance sur ces 2 dimensions : partenariat scientifique & programme de sensibilisation et de mobilisation avec un positionnement novateur de mécène sur un partenariat à impact sociétal :

  • Ancré dans la RSE de l’entreprise
  • Porteur pour la marque employeur
  • Mobilisateur pour les salariés 

Découvrir notre alliance INSA Lyon & Atmo Auvergne-Rhône-Alpes en détails : 

 

 

Pollution à l’ozone ; un été 2020 particulièrement épargné en Auvergne Rhône-Alpes Tuesday 10 November 2020

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L’été 2020 se situe parmi les étés les plus chauds et les plus secs de ces deux dernières décennies, conditions météorologiques extrêmement favorables à la formation de l’ozone.

De ce fait, plusieurs bassins d’air de la Région ont été placés en vigilance pollution à la fin du mois de juillet et durant la première quinzaine du mois d’août.

Pourtant, les taux d’ozone mesurés sont restés relativement bas, souvent proches des seuils réglementaires mais ne les atteignant qu’en de rares occasions, sur des territoires restreints.

Après analyse de différents indicateurs, il s’avère que les concentrations de composés précurseurs de l’ozone mesurées durant cet été se révèlent sensiblement inférieures à celles observées ces dernières années.

Ainsi, la réduction des activités, due au contexte sanitaire global de l’année 2020, pourrait avoir eu un effet bénéfique sur l’intensité des pics de pollution estivaux à l’ozone, en faisant l’un des étés les moins pollués de ces 20 dernières années.

Webinaire " Un nouvel indice national pour la qualité de l’air au quotidien à partir de janvier 2021" Wednesday 4 November 2020

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Atmo Auvergne-Rhône-Alpes organise au cours du mois de novembre 2020 deux événements sous la forme de webinaire (respect du contexte sanitaire avant tout) pour parler et sensibiliser sur le sujet du nouvel indice national pour la qualité de l’air au quotidien. Durant cet événement, nos experts apporteront des réponses sur les nouveautés liées à ce nouvel indice, les impacts sur notre territoire, et la question de sa diffusion.

Deux rendez-vous réservés aux membres de l'observatoire

Afin de répondre aux attentes et nombreuses questions, ces 2 webinaires s'adressent en priorité aux adhérents d'Atmo Auvergne-Rhône Alpes. Les principaux objectifs étant de présenter dans un premier temps le contexte qui a conduit à l'arrivée du nouvel indice de la qualité de l'air et de mettre en lumière les avancées et points de vigilance. Nos experts vont ensuite détailler les impacts régionaux à l'aide d'exemples et de simulations faites sur la base de l'année 2019. Enfin, le webinaire va également s'attarder sur le rôle et l'importance de la communication, afin de permettre aux membres de l'observatoire de se préparer et d'anticiper ce changement.

Une mise à disposition des supports et de l'enregistrement du webinaire nouvel indice à posteriori

Dans un souci de partage et d'information du plus grand nombre sur ce sujet, nous partagerons la vidéo du webinaire et le support de présentation à l'issue des 2 événements. Ceci afin de permettre aux acteurs du territoire non encore membre et aux citoyens de commencer à se sensibiliser sur le sujet du nouvel indice de la qualité de l'air.

Vous êtes membre d'Atmo Auvergne-Rhône-Alpes ? Inscrivez-vous au webinaire nouvel indice de la qualité de l'air !

Nous proposons deux possibilités de participer à ce webinaire :

  • jeudi 12 novembre de 11h à 12h

  • mardi 17 novembre de 11h à 12h

L'inscription est obligatoire et réservée aux membres de l'observatoire. Pour toute demande veuillez contacter le Service Direction par mail.

La pollution de l’air coûte en moyenne 1000 € par an à chaque français selon l’étude réalisée pour un consortium d’ONG européenne. Monday 2 November 2020

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Selon une étude commanditée par un consortium d’ONG regroupées dans l’Alliance européenne pour la santé publique (EPHA) la pollution de l’air coûte plus de 166 milliards d’euros par an à l’échelle des principales villes européennes, avec une moyenne d’environ 1 000 euros par européen. Des indicateurs socio-économiques qui doivent nous inciter à l’action.

En effet, le Sénat, dans une étude réalisée en 2015, évaluait à 11 milliards d’Euros par an le bénéfice qui pourrait être tiré de mesures visant à réduire la pollution atmosphérique. Ainsi, il est évident que des politiques efficaces pour améliorer durablement la qualité de l’air demeurent beaucoup moins coûteuses que la réparation des dommages sanitaires et économiques occasionnés par la pollution.

Comment ont-été calculés les coûts de la pollution de l'air présentés dans cette nouvelle étude ? 

Cette étude réalisée par et réalisée par le cabinet d’audit CE Delft, se fonde sur les résultats d’analyse de qualité de l’air de 432 villes (dont 67 en France) sur 2018. Trois principaux polluants ont été pris en compte : les particules fines, le dioxyde d’azote et l’ozone. A chaque polluant sont associés des coûts socio-économiques tels que les frais médicaux pour traiter des asthmes ou des bronchites chez les enfants, les hospitalisations pour des pathologies respiratoires ou cardiaques, la baisse de l’espérance de vie, les journées de travail perdues… 

En France, sur la base des 67 villes étudiées, la pollution coûte en moyenne 770 euros par an et par habitant. Avec 1 602 euros, Paris occupe la tête du classement national devant Lyon avec 1 134 euros par habitant.

 

Focus sur les principales agglomérations d’Auvergne-Rhône-Alpes

Côut de la pollution de l'air dans les prinicpales agglomèrations de la Région

Agglomération

Coût annuel par habitant

Lyon

1134 €

Grenoble

758 €

Saint-Etienne

596 €

Chambéry

802 €8

Clermont-Ferrand

630 €

Annecy

831 €

Valence

855 €

Les coûts sociaux-économiques indicatifs proposés dans cette étude restent dans un ordre de grandeur comparable à ceux publiés il y a quelques années par le Sénat. Dans une étude publiée en 2015, le Sénat estimait les coûts sanitaires, sociaux et économiques de la pollution de l’air de l’ordre de 68 à 97 milliards d’Euros par an en France. Cela correspond à une facture de 1150 à 1630 € par an et par français.

 

Pour aller plus loin sur cette nouvelle étude des coûts de la pollution de l'air :

 

 

3 actions phares pour améliorer la qualité de l’air sur les vallées alpines franco-italiennes : découvrez les témoignages des experts et des acteurs de terrain Tuesday 27 October 2020

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Dans le cadre du projet européen Climaera, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, accompagné de ses partenaires, Atmo Sud, ARPA val AOSTE, ARPA ligurie, ARPA Piemonte, a évalué les bénéfices pour la qualité de l'air, à horizon 2030, de plusieurs actions phares : développement de l’agriculture raisonnée, renouvellement du parc d’appareils de chauffage au bois non performant ou encore conversion du parc automobile vers des voitures électriques et hybrides. Découvrez nos trois vidéos thématiques qui présentent l'avis des experts du projet mais aussi des exemples d'actions de terrain. 

Selon la réglementation européenne de 2030, les niveaux des émissions et de pollution devraient diminuer de manière importante mais il restera des secteurs d’activité sur lesquels il faudra encore poursuivre les efforts. Les scénarios choisis dans le projet CLIMAERA montrent par exemple que pour réduire les niveaux de particules dans l’air, il faudra mettre des moyens dans la réduction :  

  • Des émissions d’ammoniac sur le secteur agricole en trouvant des solutions dans les pratiques et utilisations d’engrais. 
  • Des émissions de particules liées au chauffage au bois non performant en investissant dans les technologies les moins polluantes.  
  • Des émissions des oxydes d’azote des véhicules en investissant dans le développement des véhicules électriques et hybrides. 

 

Chauffage, mobilité, agriculture : découvrez nos témoignages d’expert et les acteurs qui agissent déjà sur le terrain.

Le chauffage au bois pollue, mais peut-être plus pour longtemps

La pollution aux particules PM10 est à l’origine de nombreux épisode de pollution, particulièrement en hiver. En Auvergne-Rhône-Alpes, la part du chauffage au bois dans les émissions peut atteindre jusqu’à 80% les jours de grand froid. 

D’après les spécialistes, la mesure la plus efficace et la plus économiquement viable pour agir sur les particules est de remplacer les appareils de chauffage au bois non performant par des appareils récents. En 2030, ce remplacement serait, d'après la législation européenne, déjà de 40% du parc d'appareils en France. Le scénario prospectif de Climaera permettrait d'atteindre les 60% restants, pour une application totale.

Sur le terrain, des solutions existent pour faciliter cette transition. Didier Chapuis, Directeur Actions et territoires d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes et Bruno Forel, Président du SM3A reviennent sur ce constat et les solutions mises en place. 

Voitures hybrides et électriques : une perspective d'avenir pour améliorer la qualité de l'air ? 

Les voitures électriques et hybrides apparaissent de plus en plus sur nos routes. Leur utilisation en remplacement des véhicules diesel et essence pourrait bien améliorer notre environnement.  

Selon les spécialistes, en 2030, 14% du parc automobile particulier pourrait être composé de voitures électriques et hybrides, engendrant un gain de 2% des émissions de CO2 total de la région, et jusqu’à une diminution de 3% des niveaux des oxydes d’azote. Une adoption large du véhicule électrique et hybride améliorerait donc la qualité de l’air de nos territoires. 

Sur le terrain, des solutions existent pour faciliter cette transition. Didier Chateau, Directeur d’Auvergne-Rhône-Alpes Energie Environnement, Giordano PESSION, ingénieur à l’Agence de protection de l'environnement de la Vallée d'Aoste et Luc Satre, Vice-président de Territoire d’Energie d’Isère reviennent sur ce constat et les solutions mises en place. 

 

Agriculture : comment l'amélioration des pratiques peut-elle améliorer la qualité de l'air ?

Chaque année, en France et en région Auvergne-Rhône-Alpes surviennent des épisodes de pollution hivernaux et printaniers aux particules fines (PM10).  
  
Lors de ces épisodes de pollution printaniers, le nitrate d’ammonium (NH4NO3) formé à partir des émissions agricoles d’ammoniac (épandage d’engrais, fumier et lisier) réagissent avec les oxydes d’azote émis majoritairement par le trafic routier. Selon les conditions météorologiques, cela peut représenter une part importante de la composition chimique des particules PM10

Des scientifiques du projet européen CLIMAERA ont démontré qu’une baisse de consommation d’intrants minéraux pouvait notamment diminuer la concentration moyenne annuelle et le nombre de jours d’épisodes pollués aux particules sur une année.

Sur le terrain, des solutions existent pour faciliter cette transition. Gaëlle UZU, Directrice de recherche IRD à l’Institut Géosciences de l’Environnement et André Coppard, agriculteur et élu à la chambre Régionale d’agriculture Auvergne-Rhône-Alpes reviennent sur ce constat et les solutions mises en place. 

 

Ces vidéos ont été financées par le fond européen de développement régional (FEDER) dans le cadre du projet CLIMAERA inscrit dans le programme ALCOTRA et par la région Auvergne-Rhône-Alpes. 

Climaera est un projet de recherche environnementale européen qui vise à trouver des solutions, et à quantifier leur impact, contre l’aggravation prévue de la qualité de l’air dans les régions alpine et méditerranéenne de l’Europe, appelée zone ALCOTRA. En effet, les régions alpine et méditerranéenne de l’Europe devront faire face à l’avenir à des impacts dus aux changement climatiques, tels que prévus par les scénarios climatiques des experts, qui, combinés avec les effets causés par la pression humaine sur les ressources naturelles, font de cette zone l'une des plus vulnérables d'Europe. 

 

Nouvel indice Atmo, étude de coût financier et d'impact, inventaire d'émissions, pollution dans le métro, mise en place de ZFE : l’actualité de l'air - été 2020 Friday 23 October 2020

Revue de presse qualité air

Vous avez déconnecté de l'actualité de l'air cet été ?

Nul besoin de paniquer, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes vous rassemble l'essentiel dans cet article.

En synthèse les temps forts de cet été 2020 :

- Diminution des émissions françaises de gaz à effet de serre en 2019,

- Parution du décret relatif à la prochaine mise jour de l'indice de la qualité de l'air,

- Publication du rapport européen des émissions de polluants atmosphériques,

- Nouvelles mesures de l’impact de l’ozone sur l’agriculture,

- Pollution dans le métro : avis du Conseil d’Etat,

- Etude sur les liens entre la mauvaise qualité des environnements et les décès dans l’Union Européenne,

- Parution du décret sur la mise en place de ZFE,

- Publication par l’INERIS d’une cartothèque présentant l’évolution de la qualité de l’air en France entre 2000-2019.

 

Diminution des émissions françaises de gaz à effet de serre en 2019

18 juin 2020 - Le CITEPA rend publique les données d'émission de gaz à effet de serre pour 2019. Les émissions sont de nouveau en baisse depuis 2018.  Cette diminution devrait continuer en 2020 en lien avec la crise du Covid-19 et des effets mesurés durant le confinement.

Parution du décret relatif à la prochaine mise jour de l'indice de la qualité de l'air

10 juillet 2020 - Beau cadeau dans le Journal Officiel qui publie l'arrêté relatif à l'évolution de l'indice de la qualité de l'air ambiant.  Le nouvel indice entrera officiellement en fonction le 1er janvier 2021. L'heure est à présent à la préparation technique pour être prêt à basculer début 2021. Atmo Auvergne-Rhône-Alpes se prépare et vous informera des changements et évolutions liés à ce nouvel indice.

Publication du rapport européen des émissions de polluants atmosphériques

23 juillet 2020 - l’Agence Européenne pour l’Environnement (AEE) rend publique son rapport d’inventaire des émissions de polluants atmosphériques de l’Union Européenne des 28 sur la période 1990-2018. Le rapport a été soumis à la CEE-NU. Le rapport traite de 26 polluants au total.

Nouvelles mesures de l’impact de l’ozone sur l’agriculture

24 août 2020 - L’impact de l’ozone sur la productivité et l’économie de l’agriculture française a été actualisé dernièrement grâce au projet de recherche Analyse économique des impacts de la Pollution atmosphérique de l’ozone sur la productivité agricole et sylvicole en France (APollO). Ce dernier est un outil d’aide à la décision basé sur un nouvel indicateur POD (« Phytotoxic ozone dose ») qui quantifie et monétarise les effets de l’ozone. Ainsi il peut évaluer les impacts de l’ozone sur la productivité agricole et sylvicole en tenant compte des contraintes économiques et des stratégies d’adaptation agricole à partir de données observées et modélisées.

L’étude confirme que l’ozone provoque une baisse des quantités de production, des pertes économiques pour les exploitants et altère la qualité des produits agricoles. À titre d’exemple, les estimations des pertes économiques agrégées pour la France métropolitaine, en 2010, ont atteint jusqu’à 1 milliard € pour le blé tendre, plus d’1 milliard € pour les prairies et plus de 200 millions € pour les pommes de terre.

Pollution dans le métro : avis du Conseil d’Etat

29 juillet 2020 - En février 2019, un recours CFDT-FGTE (Fédération Générale Transports-Environnement) avait été déposé devant le Conseil d’Etat afin de protéger les salariés des transports notamment dans le métro des effets de la pollution aux particules sur la santé, notamment en renforçant les valeurs limites d'exposition professionnelle (VLEP) jugées insuffisantes.

Le conseil d'Etat a tranché et fait connaître sa décision le 29 juillet 2020 : il donne six mois au Premier ministre pour abaisser les concentrations maximales en poussières dans les locaux à pollution spécifique tels que les tunnels de métro.

Etude sur les liens entre la mauvaise qualité des environnements et les décès dans l’Union Européenne

8 septembre 2020 - L’Agence européenne de l’environnement communique sur son étude et révèle ainsi que la mauvaise qualité des environnements participe à hauteur de 13 % aux décès dans l’Union Européenne (UE). Les facteurs environnementaux étudiés sont les impacts de la pollution atmosphérique, de la pollution sonore, les conséquences du changement climatique, notamment les vagues de chaleur et l’exposition à des produits chimiques dangereux.

Selon les dernières données datant de 2012, 630.000 décès dans les 27 pays de l’UE et au Royaume-Uni pourraient être octroyés de façon directe ou indirecte à un environnement pollué.

Parution du décret sur la mise en place de ZFE

16 septembre 2020 - Publication au Journal Officiel du décret relatif au non-respect de manière régulière des normes de la qualité de l'air donnant lieu à une obligation d'instauration d'une zone à faibles émissions mobilité.

La fédération Atmo France et les AASQA avaient notifié leurs remarques sur le projet de décret au printemps 2020 dont la nécessité de préciser des propos. Certaines d’entre elles ont bien été prises en compte dans ce décret.

Publication par l’INERIS d’une cartothèque présentant l’évolution de la qualité de l’air en France entre 2000-2019

16 septembre 2020 - L'Institut National de l’Environnement Industriel et des Risques (INERIS) publie une cartothèque  permettant de retracer l’évolution de la qualité de l’air en France, de 2000 à 2019.

Parmi les constats marquants :

- Entre 2009 et 2019  les concentrations moyennes annuelles de PM2.5 ont baissé de 50% sur le territoire français.
- Sur la même période, les concentrations moyennes annuelles de PM10 ont baissé de 39% en France.

Pollution due aux poussières désertiques en ce mois d'octobre 2020 Thursday 22 October 2020

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Depuis mercredi 21 octobre notre région est impactée par des particules désertiques qui sont présentes dans l’air à de fortes concentrations. Du sable dans notre région ? Cela peut sembler étonnant mais c’est loin d’être la première fois. Quel est l’impact sur la qualité de l’air ? A quoi peut-on s’attendre dans les jours à venir ? On fait le point sur la situation. 

 

Evolution de la situation 

Depuis mercredi 21 octobre, la région est soumise à un flux de sud marqué, transportant des masses d’air chargées en poussières minérales venant des zones désertiques d’Afrique. Le “pic” de cet épisode devrait avoir lieu aujourd'hui jeudi 22.  L’ensemble de la région est concerné mais certaines zones sont plus touchées que d'autres, notamment le bassin lyonnais, le nord-Isère et le bassin stéphanois aujourd'hui, avec un risque de dépassement du seuil d'information et de recommandations pour les personnes sensibles sur ces secteurs. Hier, Allier, Puy-de-Dôme et bassin lémanique subissaient également des taux de particules assez élevés en lien avec ce phénomène.

La situation devrait revenir à la normale vendredi 23 en cours de journée, notamment du fait de précipitations qui contribueront à lessiver l'atmosphère. Il n'est pas rare dans ces cas-là de constater des dépôts jaune-orangé sur les surfaces, les particules désertiques colorant les pluies. 

La carte ci-dessus montre l'évolution attendue de la masse d'air chargée en particules. Le taux de particules attendu augmente du marron clair au marron foncé. 

Comment un désert situé à des milliers de kilomètres peut-il contribuer à un épisode de pollution local ?
Dans certaines conditions des dépressions se forment et entrainent des vents violents mettant en suspension des grains de sable. Ceux-ci pulvérisent les argiles en percutant les sols, ce qui remet de grandes quantités de particules en suspensionCes épisodes ne sont pas forcément visibles, les particules étant généralement transportées en altitude, entre 1 et 4-5 kilomètres. Mais lorsque ces masses d’air parviennent au sol, les concentrations de poussières en suspension peuvent alors être importantes. 

"Les poussieres désertiques aggravent-t-elles la pollution de l'air ?

Ces poussières désertiques sont des particules grossières, de quelques microns à une dizaine de microns de diamètre. Du fait de leur diamètre important (les taux de particules PM2,5 sont restés faibles, cf. graphique ci-dessous), ces particules ont moins de facilité à pénétrer dans les organismes que les particules plus petites issues de phénomènes de combustion (chauffage au bois ou des émissions automobiles).

Toutefois, leur quantité peut engendrer des effets sanitaires. Il est donc conseillé à toutes les personnes ayant ressenti une gêne respiratoire de consulter un professionnel de santé. 

 

Je me protège et je limite mes émissions

Compte tenu de la fugacité du phénomène, il n’y a pas de mise en place de vigilance pollution. Toutefois, il est recommandé de suivre quelques bons gestes permettant à la fois de se protéger et d’éviter que la qualité de l’air ne se dégrade davantage. 

Pollution de l’air - Les gestes à adopter pour protéger votre santé

Pollution de l’air - Les gestes à adopter pour protéger votre santé

A court terme, pour limiter les émissions de polluants et éviter une dégradation de la qualité de l'air :    

  • Je n’utilise pas de produits chimiques comme les solvants ou les peintures, 
  • Je privilégie les transports en commun, le covoiturage et/ou les transports doux, 
  • Je respecte les limitations de vitesse, 
  • Je reporte tout déplacement inutile nécessitant l’usage d’un véhicule, 
  • Je coupe le moteur lors d’arrêts prolongés, 
  • J’évite toute conduite sportive. 

Je reste informé(e)

Connaître les actions de réduction des émissions de polluants mises en place => contactez la préfecture de votre département 

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Pour être informé tout au long de l'année, et recevoir des alertes en cas d'épisode de pollution : 


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