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Actualités

Comment parler de la qualité de l'air aux enfants ? Thursday 16 May 2019

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Chaque année, l’événement Festi’sciences, organisé par l’Institut de l’Education Nationale, propose différents ateliers dédiés aux élèves de maternelle et primaire avec l’idée de rendre la Science accessible et attractive et de les initier aux démarches d’investigations scientifiques.

Un tel évènement s’est tenu le lundi 29 et mardi 30 avril dernier à Chamonix. L’occasion pour les éducatrices à l’environnement de la Communauté de Communes Pays du Mont Blanc de tenir un stand sur « la qualité de l’air » avec le soutien d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, dans le cadre du partenariat du projet européen BB_Clean de sensibilisation des citoyens à la qualité de l’air.  A l’instar de leurs ainés, les enfants ont été amenés à réfléchir à une des plus grandes problématiques « qualité de l’air » de la vallée :

« Pourquoi, parfois, la pollution reste bloquée dans la vallée pendant plusieurs jours ? »

Trois temps distincts ont permis d’aborder les thématiques intrinsèques à cette question. Entre une discussion sur la variété des polluants et de leurs sources et une expérience pour illustrer le déplacement et le mélange des masses d’air, les animatrices ont utilisé un des microcapteurs de la Captothèque® pour matérialiser l’existence des particules fines et pour aborder la question de la mesure de cette pollution.

Le microcapteur a permis aux enfants de visualiser la présence de sources de pollution en air intérieur grâce à un outil ludique et didactique, excellent atout lorsque l’on s’adresse à des enfants sur un sujet complexe et peu attrayant. De plus, l’existence d’un organisme en charge de la surveillance la qualité de l’air a été mis en avant auprès des enfants, de même que celle d’outils utilisables à l’échelle individuelle, comme ce microcapteur de particules fines. Au total, une cinquantaine d’enfants âgés de 7 à 10 ans a pu tester l’utilisation du microcapteur, et ainsi se rendre compte que certaines actions du quotidien peuvent être génératrice de pollution.

Dans le cadre du partenariat entre Atmo Auvergne-Rhône-Alpes et de la CCPMB pour le projet européen BB-Clean, les animatrices ont également été sollicité pour co-animer un atelier participatif sur le thème « Comment parler de la qualité de l’air aux enfants ». Ce prêt de microcapteur fait suite à cette collaboration, illustrant la façon dont ces nouveaux outils peuvent être utilisés par des acteurs locaux pour sensibiliser et initier le jeune public à la thématique de la qualité de l’air.

Focus sur les outils de l’observatoire de la qualité de l’air à l’occasion du lancement d’une nouvelle campagne de mesure dans l’agglomération grenobloise Wednesday 15 May 2019

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Un laboratoire mobile de surveillance de la qualité de l’air sera installé le 16 mai dans le parc de l’Ile d’Amour à Grenoble. Il contribue à la surveillance environnementale de l’incinérateur d’ordures ménagères (UIOM) Athanor selon un plan de surveillance conduit chaque année depuis 2006. Cette actualité est aussi l’occasion de rappeler les éléments clés de la surveillance de la qualité de l’air réalisée par Atmo Auvergne-Rhône-Alpes et l’avancement de certaines études en cours sur le territoire.  

Démarrage d’une nouvelle campagne de surveillance des dioxines et métaux dans le bassin grenoblois 

Un laboratoire mobile de surveillance de la qualité de l’air sera installé le 16 mai dans le parc de l’Ile d’amour de l’agglomération grenobloise. Il vise à assurer la surveillance des dioxines et métaux dans l’air et les retombées atmosphériques au voisinage de l’UIOM Athanor selon un dispositif mis en place chaque année depuis 2006. Deux sites de mesures sont intégrés dans ce dispositif : l’un au sud-ouest d’Athanor (cimetière du Grand sablon), l’autre à l’est dans le parc de l’Ile d’Amour. Le choix de ces sites a été basé sur une modélisation numérique des retombées permettant d’identifier les zones les plus susceptibles d’être exposées. Deux types de mesures sont réalisées, des mesures dans les retombées atmosphériques qui sont réalisées tous les ans au niveau des deux sites et des mesures dans l’air ambiant qui sont réalisées tous les deux ans en alternance sur les deux sites. 

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La surveillance des incinérateurs 
 Depuis 2005, la réglementation impose la mise en place autour de chaque installation d’incinération un programme de surveillance de l’impact sur l'environnement. L’UIOM Athanor entre dans ce cadre réglementaire. Les polluants ciblés car à fort potentiel toxique et pouvant être émis lors de l’incinération des déchets sont les dioxines/furanes et les éléments traces métalliques. Les incinérateurs sont dotés d’importants dispositifs de filtration et lavages de gaz, mais la surveillance s’impose, à la cheminée comme dans l’environnement, pour s’assurer de l’efficacité de ces dispositifs et plus globalement pour évaluer l’influence de ces installations sur la santé humaine et les milieux.

 

Surveillance de la qualité de l’air : trois approches combinées pour décrire et prévoir la qualité de l’air 

Le programme de surveillance des dioxines et métaux est un des éléments d’une stratégie globale de surveillance de la qualité de l’air dont les principes fondamentaux sont décrits ci-dessous. L’observatoire régional de la qualité de l’air géré par Atmo Auvergne-Rhône-Alpes est basés sur différentes approches combinées qui permettent d’évaluer l’exposition des populations à la pollution de l’air.  

 

Le réseau de stations de mesures  : une exigence au-delà de la réglementation. 

Le réseau de mesures d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes intègre environ 80 stations fixes dont 6 dans l’agglomération grenobloise. La localisation des stations est choisie afin d’évaluer au mieux les différents environnements auxquels sont exposés les habitants (par ex. proximité trafic ou fond urbain). Afin d’assurer le suivi historique des niveaux, il est essentiel de maintenir une certaine stabilité du réseau. Le nombre des stations de mesure, leur typologie d’implantation et les polluants mesurés a minima sont définis dans la réglementation européenne. Cependant, le nombre de points de mesures effectifs des principaux polluants à enjeux dépasse ce minimum. En outre, au-delà des 13 composés réglementés, d’autres composés peuvent être mesurés en raison de leurs effets sanitaires (notamment les dioxines et métaux, les particules ultrafines, les pesticides, les pollens…). 

Des laboratoires mobiles et des moyens de « mesures légers » mobilisés lors de campagnes de mesures pour investiguer des situations particulières en complément du réseau fixe 

Des moyens de mesures temporaires peuvent être mobilisés afin d’investiguer des situations atypiques (par ex. un chantier pouvant être à l’origine de remise en suspension de terres polluées), des environnements particuliers (par ex. le suivi environnemental d’un UIOM) ou évaluer les effets d’un aménagement urbain par comparaison de la situation « avant » et « après » (par ex. le projet Cœurs de Ville, cœurs de Métropole ; Cf. section suivante). Ces mesures temporaires et « flexibles », sont nécessaires pour compléter les observations permises par le réseau de mesure fixe. 

Cartographie de la pollution par modélisation numérique pour évaluer l’exposition de la population en tout point du territoire : un complément essentiel à la mesure ponctuelle 

L’approche par la mesure, qui informe de manière très détaillée sur les niveaux de polluants en différents points, demande à être complétée par une approche par modélisation qui permet de cartographier en tout point du territoire les principaux polluants atmosphériques (dioxyde d’azote, particules fines, ozone) à une résolution spatiale de 10 m. Une telle cartographie peut être croisée avec la répartition de la population pour évaluer l’exposition de tous les habitants à la pollution. Ils permettent donc d’établir des diagnostics, des prévisions pour les jours à venir et d’évaluer des scénarios d’actions à long terme. 

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Et l’intégration des micro-capteur dans l’observatoire  ?  Depuis plusieurs années, des micro-capteurs relativement peu couteux et à la performance croissante sont disponibles. Atmo Auvergne-Rhône-Alpe et ses partenaires ont engagé des travaux visant à en caractériser les performances et a en identifier les conditions d’usage les plus adaptées. Ils sont d’ores et déjà mobilisés dans le cadre d’études ou dans une logique d’appropriation citoyenne. En outre, l’intégration de réseau de micro-capteurs dans l’observatoire constitue une piste d’évolution à moyen terme qui permettrait d’en augmenter la résolution spatiale et temporelle ainsi que la capacité à prendre en compte d’évènements localisés ou atypiques. Ce type d’approche pourrait à l’avenir compléter les approches existantes d’observation, sans toutefois se substituer aux mesures homologuées qui fondent l’observatoire. 

 

Trois exemples d’études en cours dans l’agglomération grenobloise 

L’observatoire de la qualité de l’air permet d’établir des diagnostics concernant l’exposition des populations, les évolutions des niveaux de polluants ou leur origine. Ces éléments sont notamment synthétisés dans le bilan annuel .

En outre, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes réalise des études qui visent notamment à affiner le diagnostic et à évaluer les actions mises en œuvre sur le territoire.  

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  • Evaluation des effets de la mises en place de la Zone à Faibles Emissions (ZFE) pour les véhicules de marchandises. Les modèles numériques sont mobilisés pour évaluer les scénarios prospectifs de transformation du parc de véhicules.En savoir +    

  • Evaluation des effets des aménagements « Cœurs de ville, Cœurs de Métropole » sur la qualité de l’air dans le centre-ville de Grenoble. Cette étude couple modélisation numérique et approche par la mesures. Une première campagne de mesure « avant » a été réalisée en 2016 et une campagne de mesure « après » a été réalisée en 2018. Le dispositif de mesure reposait sur un laboratoire mobile et des sites de mesure du dioxyde d’azote par des dispositifs légers (échantillonneurs passifs ; 16 sites en 2016 et 31 sites en 2018). Les résultats sont en cours de mise en forme et seront diffusés très prochainement. ​En savoir +
     

  • Evaluation de la qualité de l'air dans l’agglomération grenobloise dans le cadre du suivi de la mise en place de la ligne E de tram.  Une campagne de mesure mobilisant un laboratoire mobile (implanté à St Egrève) ainsi que 30 points de mesures du dioxyde d’azote (par échantillonneurs passifs) est en cours sur l’année 2019. Cette évaluation par la mesure sera complétée par une modélisation numérique des scénarios « avec Ligne E » et « sans Ligne E ».  

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Lancement d’une « Zone à Faibles Emissions » pour les véhicules utilitaires et les poids lourds sur le territoire de la Métropole Grenobloise Thursday 9 May 2019

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Une « Zone à Faibles Emissions » a été mise en œuvre sur le territoire de la Métropole Grenobloise début mai. Elle vise à améliorer la qualité de l’air en réservant l’accès aux véhicules utilitaires légers et poids lourds les moins polluants. Elle concerne 10 communes, avant d’être étendue à 28 communes en 2020. La réglementation, qui cible pour l’instant les véhicules de transports de marchandise de certificat de qualité de l’air CQA5 sera progressivement renforcée jusqu’en 2025.

Malgré une tendance globale à l’amélioration de la qualité de l’air ces dernières années, la situation demeure sensible, notamment pour le dioxyde d’azote, les particules fines et l’ozone. Le déploiement d’une Zone à Faibles Emissions (ZFE), en association avec d’autres actions ciblant d’autres secteurs, est un moyen de contribuer efficacement à l’amélioration de la qualité de l’air. 

Le trafic routier constitue un des leviers d’amélioration de la qualité de l’air essentiel : il est responsable plus de la moitié des émissions d’oxydes d’azote (responsables de l’exposition au dioxyde d’azote et de la formation de l’ozone) et de près de 20% des émissions de particules du territoire Métropolitain.

Un périmètre étendu

La ZFE concerne pour l’instant 10 communes et le domaine universitaire. Son périmètre sera étendu à 28 communes dès 2020. Ce périmètre très étendu est un facteur de l’efficacité de la ZFE puisqu’il permet de cibler plus des trois quarts des émissions des véhicules de marchandises du territoire de la Métropole.

La ZFE concerne les véhicules utilitaires légers et les poids lourds. Ces véhicules représentent une part notable des émissions des transports routier (1/3 des émissions de particules et 48 % des émissions d’oxydes d’azote) et sont donc une cible pertinente.

Quels sont les véhicules concernés ?

La réglementation va évoluer d’ici à 2025 en 4 étapes, avec dans un premier temps l’interdiction des véhicules de Certificat de Qualité de l’Air CQA5. A partir de 2025, seuls les véhicules à basse émissions de CQA 1 ou « vert » seront autorisés à circuler dans la zone (véhicules gaz, hybrides, électriques ou hydrogène ainsi que les véhicules essences les plus récents). Les véhicules Diesel ne seront donc plus autorisés à circuler à partir de 2025 dans la ZFE.

Un dispositif efficace d’amélioration de la qualité de l’air locale et de réduction des émissions de gaz à effet de serre

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a réalisé l’évaluation des effets de la ZFE sur la qualité de l’air. D’ici à 2026, la ZFE associée à l’évolution technologique de l’ensemble des véhicules, permettrait de réduire les émissions d’oxydes d’azote des véhicules de marchandise d’environ 70% et de diminuer l’exposition de la population au dioxyde d’azote d’environ 20%. Selon cette évaluation, en 2026, plus aucun habitant de la Métropole ne devrait être exposé à des niveaux de dioxyde d’azote dépassant le seuil réglementaire.

 

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Outre les effets bénéfiques sur l’exposition de la population aux polluants locaux, la ZFE en assurant la transition énergétique du parc de véhicules vers des vecteurs énergétiques potentiellement renouvelables (GNV, électrique, hydrogène), aura des effets positifs sur les émissions de gaz à effet de serre (réduction de plus d’un tiers des émissions de GES des véhicules de marchandise).

Il convient de noter que si la ZFE, en jouant sur la transition énergétique du parc de véhicules, contribue efficacement à l’amélioration de la qualité de l’air, elle doit être conçue comme un des éléments d’un plan intégré ciblant conjointement une gamme de leviers (prime air bois, amélioration de la qualité du bois de chauffage, mobilité active, transports en communs, covoiturage…).

Des mesures d’accompagnement sont mises en œuvre afin d’aider les professionnels à opérer la transition énergétiques de leurs véhicules : aides financières pour l’achat et la location de véhicules à faibles émissions, développement de stations de recharge sur le territoire, développement de deux centres de distribution urbaine (CDU).

En savoir plus sur la réglementation locale et les mesures d’accompagnement : consultez le site de la Métropole grenobloise 

 

Aborder les sciences à travers un partenariat école - entreprise sur la pollution de l'air Thursday 9 May 2019

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Le 6 mai 2019, les élèves de 7 classes de cycle 3 (du CM1 à la 6ème) du bassin d’emploi des Ancizes (63), soit environ 180 enfants ont conduit une restitution d’un projet sur la thématique « L’air et les polluants de l’air» au cinéma la Viouze des Ancizes-Comps.

Ce projet est porté depuis 2 ans par l’École des Sciences en partenariat avec l’Aciérie Aubert et Duval. Il ambitionne également de valoriser l’ensemble des ressources produites (publications et malles constituées)  des équipes pédagogiques du Puy de Dôme.

Les contributions des classes ont été riches et variées passant de l’exposé scientifique à la vidéo pédagogique et même à la chanson engagée.

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a contribué à ce beau projet et est intervenu dans la rédaction du contenu du livret pédagogique et lors de la formation des professeurs des écoles inscrits dans le projet.

Plus d’info sur le site de l'académie de Clermont-Ferrand

 

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes participe au Running Up for Air - samedi 4 mai à Chamonix Friday 3 May 2019

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Patagonia organise ce samedi 4 mai la première édition européenne de sa célèbre course Running Up for Air. Ce trail de haute voltige a pour objectif de sensibiliser le grand public sur le sujet de la qualité de l'air. Le site de Chamonix, au pied du mythique Mont-Blanc mais aussi dans la vallée de L’Arve, territoire sensible à la pollution, a été choisi pour ce premier trail.

Tous les bénéfices de la course seront reversés à l’association Inspire. Partenaire de la course, l’association œuvre en effet depuis plus de 20 ans pour une meilleure qualité de l’air au Pays du Mont-Blanc.

Pourquoi participer au Running Up For Air ?

La participation d’Atmo à ce premier événement européen, qui se déroule en région Auvergne-Rhône-Alpes, s’inscrit pleinement dans son ADN et dans la politique RSE. En effet, l'engagement et la solidarité sont deux axes centraux de notre démarche de développement durable. Il est donc naturel de nous associer à cet évènement sportif régional. Participer au RUFA permet de soutenir l'action solidaire locale en :

  • Sensibilisant aux enjeux liés à l’amélioration de la qualité de l’air
  • Participant à la mise en avant d'associations au travers d’ateliers mis en place durant l'événement,
  • Récolant des dons pour une association locale, engagé à améliorer la qualité de l’air dans le pays du Mont-Blanc.

 

Pour cette première édition européenne, l'association à l'honneur est Inspire, qui travaille depuis 1996 à améliorer la qualité de l’air.

Courir pour l’air

En solo ou en équipe, 3 choix de courses sont proposés au départ des Planards : 3, 6 ou 12 heures. A côté de ce challenge sportif, des ateliers se tiennent toute la journée pour les participants et supporters. Atmo sera à ce titre présent de 12h à 17h pour sensibiliser chacun sur la qualité de l’air. Une visite de la station de mesures de Chamonix sera également proposée.

RUFA Chamonix - 4 mai 2019

 

 

Valoriser les données sur la qualité de l’air : découvrir les lauréats du concours de datavisualisation Wednesday 24 April 2019

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Jean-Luc Fugit, Président du Conseil National de l’Air (CNA), et Laurence Monnoyer-Smith, commissaire générale au développement durable, ont rendu hommage aux acteurs de la société civile, au cours de la dernière réunion du CNA. Ils ont notamment récompensé les deux lauréats du concours de valorisation des données sur la qualité de l’air, lancé par le ministère de la Transition écologique et solidaire.

Le sujet du concours : modifier les comportements autour de la pollution de l’air

La pollution de l’air est à ce jour la 3eme cause de mortalité en France, après la tabac et l’alcool. Elle est responsable de 68 000 décès par an. C’est pourquoi ce concours s’est donné pour objectif de donner à chacun les moyens de comprendre et de s’emparer de la thématique « qualité de l’air », et plus loin encore modifier les habitudes.

Le ministère de la Transition écologique et solidaire a souhaité mettre en place ce concours de valorisation des données relatives à la qualité de l’air en partenariat avec la Fédération Atmo France, le Laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air, le consortium PREV’AIR, le CITEPA et l’INERIS. Le concours était ouvert à toute personne physique majeure : entrepreneurs, étudiants, chercheurs, membres d’associations, usagers etc. du 4 septembre 2018 au 15 février 2019.

En partant des données disponibles sur la qualité de l’air, les participants devaient aborder la ou les thématiques suivante(s) :

  • Améliorer la compréhension des mécanismes contribuant à la pollution de l’air : influence des sources de pollution, influence des conditions météorologiques… ;

  • Améliorer l’identification des enjeux en matière de qualité de l’air : comment optimiser les moyens de transport ou de chauffage pour améliorer la qualité de l’air ? Comment mieux aménager les centres urbains ? ;

  • Améliorer les connaissances de l’impact de la pollution sur la santé, les écosystèmes, l’économie etc.

Les participants avaient aussi la possibilité de soumettre des améliorations telles que :

  • Des bases de données sur la qualité de l’air mises à disposition dans le cadre du concours ;

  • Des sites Internet correspondant à ces données.

Les outils conçus dans le cadre du concours peuvent prendre différentes formes : fiches d’informations interactives, indices, vidéos, infographies, réseau social, portail Internet, cartographies interactives, diagrammes, maquettes ou prototypes d’applications informatiques ou Smartphone, des outils de calcul…

Qui sont les deux projets récompensés ?

Le projet « La qualité de l’air près de chez soi » de Vincent Lemaire est le premier lauréat du concours. Il s’agit d’une application grand-public, pour voir la qualité de l’air près de chez soi et découvrir les sources de pollution de sa commune. Ces informations encouragent ainsi changer les habitudes et comportements en mettant l’accent notamment sur les sources de pollution principales près de chez soi. Le projet a reçu un prix de 6000 euros de la part du ministère de la Transition écologique et solidaire.

Le projet « DATA’AIR » de Fabrice Caïni est le second lauréat du concours. C’est un projet destiné à la fois au grand-public, afin de le sensibiliser aux impacts des activités humaines et l’exposition à la pollution, mais aussi aux collectivités afin d’améliorer la prise de décision pour améliorer la qualité de l’air et enfin aux bureaux d’études qui utilisent ces données.

 

 

Bilan de la qualité de l’air 2018 en Auvergne-Rhône-Alpes : poursuivre les efforts et relever de nouveaux défis ! Tuesday 16 April 2019

Région Auvergne-Rhône-Alpes

Pour 2018, la tendance à l’amélioration générale de la qualité de l’air dans la région se vérifie. A l'instar de 2017, les valeurs réglementaires européennes pour les particules PM10 et PM2.5 ont été respectées. Toutefois, certains polluants, notamment l’ozone et le dioxyde d’azote, restent à surveiller. En effet, l'ozone est  le seul polluant en hausse ces dernières années, principalement en raison de la recrudescence des épisodes de canicule. Plus de 2.6 millions d’habitants de la région sont trop exposés.

Une tendance à l'amélioration qui ne doit pas occulter les défis restant à relever pour notre air :

- un défi de santé publique afin de se rapprocher voire même respecter les seuils sanitaires préconisés par l'OMS.

- un défi d'amélioration des connaissances et de surveillance de nouveaux polluants (émergents ou non réglementés) pour disposer de données en vue d'évaluer l'exposition des populations.

 

Une amélioration de la qualité de l'air d'un point de vue réglementaire mais des efforts à poursuivre sur le plan sanitaire.

Il est primordial de poursuivre les efforts tant individuels que collectifs, surtout dans le but de respecter les seuils sanitaires préconisés par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Actuellement, près de la moitié de la population régionale (42%) demeure trop exposée aux particules PM2.5 au regard des seuils sanitaires préconisés par l’OMS, soit plus de 3 millions d’habitants. Les territoires de la région les plus touchés sont le Rhône (Lyon), l’Isère (Grenoble), l’Ain, la Savoie, la Haute-Savoie, la Drôme et l’Ardèche (axe de la vallée du Rhône). 

Anticiper les polluants de demain

Au-delà de son rôle de surveillance des polluants inscrits dans la réglementation, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes doit anticiper la surveillance de polluants « émergents » du fait du développement de nouvelles technologies, d’enjeux sanitaires ou d’interrogations sociétales. C’est un préalable indispensable afin de disposer de données de mesure suffisantes pour permettre par la suite l’évaluation des effets pour la santé des habitants de la région. C’est pour cela que l’observatoire dispose de moyens de surveillance des particules ultrafines, des pesticides et du carbone suie notamment.

Pour en savoir plus sur le bilan 2018 de la qualité de l'air en Auvergne-Rhône-Alpes :

Périphérique de Lyon : abaissement de la vitesse de 90km/h à 70km/h Friday 12 April 2019

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Si les automobilistes ont commencé à prendre l’habitude de diminuer leur vitesse lors des épisodes de pollution, les lyonnais vont désormais devoir s’habituer à abaisser en permanence leur vitesse de 90km/h à 70km/h sur le périphérique Laurent Bonnevay.

En effet à partir du 29 avril, la vitesse sera limitée à 70 km/h sur le périphérique lyonnais depuis la porte du Valvert au Nord jusqu’à la jonction avec l’A7 au sud. Cette baisse de 20km/h a, entre autres, pour objectif de diminuer la pollution générée par la circulation et d'améliorer la qualité de l'air

Au niveau de l’agglomération lyonnaise, le trafic routier est responsable de 60% des émissions de d’oxydes d’azote. Cette limitation de  la vitesse engendrera, d’une part, une baisse de la consommation de carburant et donc la réduction de ces émissions de polluants. D’autre part, elle devrait permettre également de fluidifier le trafic, d’homogénéiser la vitesse de tous les véhicules, et favoriser une meilleure utilisation de toutes les voies, en particulier celle de droite.

Contributions par secteurs d'activités - Emissions 2016- Métropole de lyon

Ainsi réduire la vitesse à 70 km/h pourrait avoir un effet bénéfique sur la fluidité du trafic, et donc accentuer la réduction des polluants, les phases d’accélération/décélération étant très émettrices de polluants atmosphériques à l’échappement.

La baisse attendue des émissions du périph à 70 km/h (sur la base de 5% de Poids Lourds) est de l’ordre de :

Dans le cadre de l’application de cette mesure, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes va suivre l’évolution des NOx et des particules et réaliser une analyse comparative des mesures avant et après la mise en place de l’abaissement. Cette analyse sera alimentée par des données de comptage et complétée par une étude de l’impact de la mesure sur les nuisances sonores réalisée par Acoucité, l’observatoire de l’environnement sonore de la Métropole de Lyon.

La réduction de vitesse des axes de circulation constitue ainsi l’un des leviers possibles de réduction des émissions de polluants atmosphériques mais doit être combinée avec d’autres actions relatives à la circulation afin d’obtenir une meilleure efficacité : diminution du nombre de véhicules, renouvellement du parc automobile, fluidification des conditions de circulation etc. D’autre part, les plans d’actions doivent également porter sur l’urbanisme pour réduire l’exposition de la population.

C’est pourquoi Atmo Auvergne-Rhône-Alpes accompagne la Métropole de Lyon dans la mise en place de son plan oxygène, notamment sur la création d’une zone à faible émission pour les poids lourds destinés au transport de marchandises et les véhicules utilitaires légers.

Eco-conduite 
Certains comportements au volant font consommer en moyenne 20 % de carburant en plus. En adoptant l'éco-conduite, vous pourrez réduire votre consommation et donc faire des économies mais surtout contribuer à l’amélioration de la qualité de l’air. L’ADEME et l’Ifpen ont d’ailleurs développé une application gratuite Geco Air permettant à l’utilisateur d’évaluer l’impact de l’ensemble de ses déplacements sur la qualité de l’air et le climat. Cette application détecte automatiquement les trajets et attribue un score mobilité délivré chaque jour et après chaque trajet. L'application aide aussi l'automobiliste à améliorer sa façon de conduire par des conseils simples, pratiques et personnalisés après chaque trajet.

 

Rencontres du réseau international des villes Michelin Monday 1 April 2019

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Atmo Auvergne-Rhône-Alpes était présent au sein de la délégation clermontoise lors des 2èmes rencontres du réseau international des villes Michelin qui se sont déroulées du 27 au 29 mars à Vitoria Gastiez, capitale du pays basque espagnol sur la thématique de la ville durable.

Le Réseau international des villes Michelin compte une cinquantaine de villes à travers le monde qui ont pour point commun d'accueillir sur leur territoire un centre de production ou de recherche de la Manufacture Michelin.

Durant ces 3 jours, la qualité de l’air a été mise en avant par l’intermédiaire du film « la pollution vue du ciel » traduit en anglais et par l’animation d’une table ronde sur les liens entre mobilités durables et qualité de l'air.

Cyril Besseyre, référent territorial chez Atmo Auvergne-Rhône-Alpes est intervenu pour présenter la qualité de l'air comme problématique transversale du réseau international des villes Michelin, l'intérêt de partager les solutions mises en œuvre et de coopérer avec la mise en place d'un observatoire participatif commun, basé sur la technologie micro-capteur. 
Une belle occasion d'échanger sur les pratiques dans ces différentes villes et de valoriser les initiatives en faveur de la préservation de la qualité de l'air menées par les acteurs de  l'agglomération clermontoise présents dans la délégation.

Rencontres 2019 Ville Michelin

Les particules voyageuses - Qualité de l'air du 22 au 25 mars 2019 Monday 25 March 2019

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Depuis vendredi 22 mars, notre région enregistre une élévation des taux de particules fines. La provenance de ces particules est nettement différente entre les journées de vendredi et dimanche/lundi.

Au fil des jours

Vendredi 22 mars, la progression des taux était liée à un affaiblissement du vent et à une forte stabilité atmosphérique, favorisant l’accumulation de particules produites principalement par les activités au sein même de notre région.

Samedi 23 mars, avec un léger renforcement du vent, les taux de particules étaient en baisse.

Dimanche 24 mars, peu d’évolution apparente sur le plan météorologique, le temps restait très doux et ensoleillé, dans un léger flux de nord (vent en provenance du nord). Mais dès la nuit de samedi à dimanche, une forte progression des taux de particules était enregistrée, principalement au nord de l’Auvergne, dans l’Allier, territoire le plus touché. Le Puy-de-Dôme était également touché, de même que le couloir rhodanien, dans une moindre mesure.

Dans la nuit de dimanche à lundi et lundi 25 mars matin, le phénomène observé en Auvergne la veille se retrouve dans toute la partie Est de la région, dans le bassin stéphanois, voire dans le sud de la région : les taux de particules augmentent rapidement.

Durant toutes ces journées, les indicateurs permettant de connaitre la composition des particules mettent en évidence la présence de nitrate d’ammonium, composé issu de la combinaison de nitrates, provenant principalement des oxydes d’azote émis par les transports routiers, et d’ammoniac émis en majorité par des activités agricoles. Entre le 21 et le 25 mars, les concentrations d’ammonium ont été multipliées par deux.

Le nitrate d’ammonium, qu’est-ce que c’est ?
Le nitrate d’ammonium n’est pas le seul constituant des particules, mais il vient s’ajouter aux autres constituants organiques ou minéraux qui composent les particules, contribuant à augmenter la concentration de ces dernières. Le nitrate d’ammonium se forme par réaction chimique sous l’action du rayement solaire, dans certaines conditions de température et d’humidité, conditions rencontrées souvent au printemps, et notamment en cette année 2019 depuis quasiment mi-février. On parle alors de particules secondaires, du fait de leur mode de formation, se distinguant des particules primaires directement rejetées par différentes sources. La présence de particules secondaires peut se traduire par une baisse de la visibilité atmosphérique, un aspect laiteux.

Les particules voyagent

L’évolution des concentrations constatée dès la nuit de samedi à dimanche met en évidence une influence extérieure à notre région, influence qui était beaucoup moins marquée vendredi. Outre le fait que des taux élevés de particules ont été mesurés dans la nuit dans plusieurs secteurs géographiques, la progression d’une masse d’air chargée en particules, du nord/nord-est de la France et de l’Europe vers le sud, apparait clairement en visualisant les mesures de particules à l’échelle européenne. D’abord concentrées dans le Benelux, le nord de l’Allemagne, l’Europe de l’Est, les particules se déplacent vers le sud au fil des journées.

Pour visualiser les taux de pollution mesurés à l'échelle européenne : http://airindex.eea.europa.eu/

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Pourquoi n’y-a-t-il pas eu de vigilance pollution ?

Le passage de cette masse d’air polluée s’est traduit par une élévation ponctuelle des taux de particules durant quelques heures, de dimanche à lundi selon les territoires, sans toutefois atteindre les critères de diffusion  d’une vigilance pollution, basés sur une pollution moyenne sur la journée.  

Par ailleurs, le fort vent annoncé pour la journée de lundi laissait présager une nette baisse des taux de particules en journée.


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