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Actualités

Un outil pour les territoires : les cartes stratégiques air Wednesday 13 November 2019

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La réduction de l’exposition de la population à la pollution de l’air demande non seulement d’agir « à la source », en réduisant les émissions de polluants, mais également de concevoir un urbanisme qui protège les populations de l’influence des grandes infrastructures routières. Cela est possible grâce à une réflexion en amont des projets d’urbanisme sur le choix de la localisation et de la morphologie des bâtiments en fonction des niveaux de pollution atmosphérique. 

Pour répondre à ces besoins, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes met à disposition des acteurs du territoire une Carte Stratégique Air. Il s’agit d’un outil de diagnostic qui permet de hiérarchiser rapidement les zones du territoire sous l’angle de la qualité de l’air. 

Un outil de diagnostic pour la protection des populations 

Les cartes stratégiques air sont conformes aux préconisations du guide méthodologique réalisé par un groupe de travail national regroupant 9 associations agréées de surveillance de la qualité de l'air et sous suivi du Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire et du Laboratoire Central de la Surveillance de la Qualité de l’Air. Elles peuvent être adaptées en concertation avec les collectivités pour mieux répondre aux enjeux de chacune. 

Stable dans le temps (bâtie sur la base de données collectées sur 5 ans, elle est moins marquée par les aléas météorologiques que les cartes annuelles de qualité de l'air) et multi-polluants, la carte stratégique air a pour vocation de préciser les zones prioritaires où des actions d’urbanisme pourraient être mises en œuvre afin de limiter l’exposition de nouvelles populations à la pollution de l’air, ou de réduire l’exposition des populations résidentes ou des populations les plus vulnérables.  

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Carte stratégique air de Grenoble-Alpes Métropole

 La carte stratégique air a pour vocation de préciser les zones prioritaires où des actions d’urbanisme pourraient être mises en œuvre afin de limiter l’exposition de nouvelles populations à la pollution de l’air, ou de réduire l’exposition des populations résidentes ou des populations les plus vulnérables.  

Le croisement de cette carte stratégique air avec la localisation des établissements recevant des populations vulnérables (établissements d’accueil de jeunes enfants, écoles, établissements d’accueil de personnes âgées ou malades, …) permet aux collectivités d’identifier les établissements les plus exposés et de réfléchir à la mise en œuvre d’actions pour les protéger. 

Un outil d’aide à la décision pour des projets d’aménagements urbains 

La carte stratégique air permet d’adapter les projets d’aménagement selon leur niveau d’exposition à la pollution atmosphérique :  

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Exemples de mesures de protection pouvant être mise en œuvre dans des projets d’aménagement urbains   

  • Favoriser le retrait par rapport à l’axe routier des bâtiments ou des espaces de vie intérieurs des constructions, et également les espaces de vie extérieurs (par exemple jardin public) 
  • Prévoir un aménagement qui limite le transfert des polluants de l’infrastructure vers la zone d’aménagement concernée (par ex. bâtiments écran) 
  • Concevoir un traitement paysager limitant l’accès et l’usage des espaces situés au plus proche de l’axe routier. 
  • En centre urbain, éviter la création de rues «canyons» (configurations propices à l’accumulation des polluants) en prévoyant des espaces de circulation d’air entre les bâtiments et en privilégiant des linéaires bâtis discontinus ainsi que des hauteurs différenciées des constructions … 

Exemples de mesures de protection pouvant être mise en œuvre dans des projets existants :  

  • Repenser l’organisation interne et fonctionnelle du bâtiment : éloigner les pièces de vie des pollutions extérieures 
  • Vérifier l’efficacité des systèmes de ventilation pour limiter le transfert de la pollution extérieure vers l’intérieur ... 

Des cartes stratégiques progressivement disponibles 

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes mettra progressivement à disposition les cartes stratégiques des agglomérations de plus de 100 000 habitants, en concertation avec les collectivités concernées. 

La carte stratégique de la métropole de Lyon est disponible depuis le 10avril 2019 et la carte de Grenoble-Alpes Métropole est désormais disponible sur le site www.atmo-auvergnerhonealpes.fr 

Sur l’agglomération grenobloise, la carte stratégique Air a été intégrée au Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUI). Un document d’orientation d’aménagement et de programmation spécifique à la qualité de l’air a été rédigé et intégré au PLUI afin de prendre en compte les problématiques d’exposition à la pollution atmosphérique dans tous les projets d’aménagement de la métropole grenobloise. 

Etude des niveaux de particules à proximité du chantier de la place de la République à Gières (38) Thursday 7 November 2019

gières suivi de chantier

D’importants travaux ont eu lieu en 2019, sur la commune de Gières, en Isère, notamment à proximité d’une école. Suite à l’inquiétude des parents d’élèves, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a été sollicité par Grenoble-Alpes Métropole pour réaliser une étude sur la pollution aux particules.
Un bilan intermédiaire a été réalisé par l'observatoire sur la période de janvier à juin 2019 et le dispositif a été reconduit pour 6 mois supplémentaires.

 

Les objectifs 

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a assuré sur toute l’année 2019, un suivi des niveaux de particules en suspension à proximité du chantier afin :

  • d’évaluer a posteriori l’influence des travaux sur la zone, notamment au niveau de l’école.

  • d’assurer un suivi « en direct » des niveaux, permettant d’outiller un dialogue avec les opérateurs des travaux, en vue d’une meilleure maîtrise des émissions.

 

Méthode 

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La méthode mise en place visait à discriminer l’influence des travaux par rapport à la pollution de fond.

4 microstations de mesures des particules (PM10 et PM2,5) ont été installées en différents points, afin de réaliser des mesures sous influence et hors influence du chantier.

Les mesures en continu réalisées ont également permis une mise à disposition en direct des informations, à travers le développement d’une interface de visualisation des données avec paramétrage d’alertes.

De plus, la diffusion de bulletins hebdomadaires de février à juillet 2019 a appuyé les échanges entre Atmo Auvergne-Rhône-Alpes et les services techniques de la ville de Gières.

 

Conclusions

Globalement, l’exposition moyenne de la zone de l’école aux particules en suspension (PM10 et PM2,5) est conforme à l’exposition générale de la commune de Gières et ne présente pas de spécificité marquée en lien avec le chantier.

Toutefois, au cours de la période d’étude, les sites de mesures de l’air extérieur à proximité de l’école présentent un certain nombre de « pics » de particules PM10, de courte durée, qui peuvent être attribuables aux activités du chantier. L’influence du chantier est donc globalement modérée sur la qualité de l’air extérieur de l’école mais le renforcement de la mise en œuvre de bonnes pratiques (arrosage pour précipiter les particules, réalisation des activités les plus émettrices en dehors de périodes de présence des élèves,…) permettrait de prévenir l’émergence de « pics » de particules à l’avenir.

D’autre part, les niveaux de particules mesurés au niveau de l’air intérieur de l’école ne semblent pas (ou très peu) influencés par les niveaux extérieurs et ils sont généralement plus faibles. Cela est le signe d’une faible porosité à l’air du bâtiment (et peut-être d’un défaut d’aération). Au cours de la période d’étude, quelques valeurs ponctuellement élevées ont été enregistrées et attribuées à des sources intérieures (par ex. soudure chauffe eau).

Rencontre dans le cadre de la Convention Alpine : un groupe de travail dédié à la qualité de l'air s'est tenu le 11 octobre à Annecy Monday 14 October 2019

Vue aérienne annecy

La france préside pendant deux ans la convention alpine, traité international qui regroupe les pays de l’arc alpin. 
Un groupe de travail constitué des 8 pays de l’arc alpin* est chargé de présenter les évolutions et les contraintes de la qualité de l’air dans les Alpes. 
A ce titre, le 11 octobre dernier à Annecy, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a pu présenter ses connaissances, ses outils et ses coopérations spécifiques aux vallées. 

Cette concertation entre les experts de la qualité de l'air de l'espace alpin doit abourtir à dresser une feuille de route présentant des préconisations pour la préservation de la qualité de l'air. Rédigée à l'attention des acteurs en charge des politiques publiques des 8 pays, elle doit permettre de favoriser des synergies dans les solutions à mettre en oeuvre sur ce territoire commun  qui constitue un environnement naturel, culturel, économique et de vie pour plus de 14 millions de personnes.

Consulter la présentation d'Atmo Auvergne-Rhône-Alpes

Pour en savoir + :  

Consulter le site web de la convention alpine  : https://www.alpconv.org/fr/home/
Les contenus ci-dessous sont extraits du site  

Qu’est-ce que la convention Alpine ? 

La présidence française a orienté ses priorités autour des thèmes suivants :

  • La qualité de l’air : ce thème présent à l’article 2c de la Convention alpine a jusqu’ici été peu abordé, et il suscite par ailleurs de vives inquiétudes dans les vallées alpines. Avancer sur le sujet correspondait à une nécessité scientifique, environnementale et politique. Sur proposition de la France, le 8e Rapport sur l’état des Alpes (RSA 8) sera consacré à la qualité de l’air.
  • L’eau comme ressource et milieu vivant fera l’objet d’une conférence prévue à Annecy à l’automne 2019. Cet événement présidence sera l’occasion d’une implication concrète des collectivités territoriales, et son programme sera axé autour de deux grands thèmes : (1) L’eau comme ressource et l’adaptation au changement climatique dans les territoires alpins , (2) La restauration physique des cours d’eau, les rivières comme atout pour un territoire alpin.
  • La biodiversité est un thème fondamental pour la France qui veut en faire une priorité d’importance équivalente à celle du climat. Elle prévoit pour sa présidence un événement consacré à la biodiversité de montagne en marge du congrès UICN qui se tiendra en juin 2020 à Marseille.

Incendie à Scientrier et odeurs ressenties jusqu'à Genève Sunday 13 October 2019

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Jeudi 10 octobre un incendie a ravagé un établissement agricole sur la commune de Scientrier, en Haute-Savoie, dans la région d'Annemasse. Les pompiers étaient toujours sur place hier, samedi 12.

Une grande quantité de foin et paille a été brûlée, mais aucun produit phytosanitaire.

Suite à cet incident, des odeurs génantes sont ressenties depuis et jusque dans l'agglomération de Genève et d'Annemasse. Nous avons pu en effet constater sur nos sites de mesures d'Annemasse et Gaillard une légère élévation des concentrations en particules fines, particulièrement vendredi 11 octobre, mais encore samedi 12. Cependant, la moyenne journalière proche des 20 µg/m3 reste loin du premier niveau de vigilance de 50 µg/m3.

Les conditions météorologiques actuelles ne sont pas encore propices à un brassage important, et peuvent continuer de diffuser les fumées vers l'agglomération annemassienne, même si l'incendie semble terminé. Les perturbations attendues dès mardi permettront certainement de mettre un terme définitif à cet épisode.

Dispositif de gestion des épisodes pollués : le cadre réglementaire évolue Thursday 10 October 2019

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Deux ans après son approbation, le dispositif de gestion des épisodes de pollution en région Auvergne-Rhône-Alpes a été actualisé en début d'été 2019. Ce nouveau dispositif permet de mettre en œuvre plus rapidement les actions limitant les émissions de polluants, notamment la circulation différenciée.

Le dispositif réglementaire d’information et d’alerte de la population en cas d’épisode de pollution était encadré depuis le 22 mai 2017 par l’Arrêté Cadre Zonal N°PREF-DIA-BCI-2017-05-22-01 applicable à l’ensemble des habitants d’Auvergne Rhône-Alpes. Après deux années de mise en application, des ajustements ont été proposés afin de tenir compte des retours d’expérience, et un nouvel Arrêté Cadre Zonal N°69-2019-06-19-01 a été approuvé par le préfet de Région le 19 juin 2019.

La mise en œuvre de cet Arrêté à l‘échelle départementale incombe aux préfets de départements, qui disposent donc d’un délai de 18 mois pour le décliner sur leur territoire. Pour information, seul l’arrêté préfectoral (n° 69-2019-07-03-005 du 03 juillet 2019) du département du Rhône, relatif aux procédures d’information-recommandation et d’alerte du public en cas d’épisode de pollution de l’air ambiant, a été actualisé en ce sens jusqu’à présent.

Les évolutions figurant dans le nouvel arrêté Cadre Zonal ont pour vocation essentielle de répondre à deux objectifs :

  • Accroître l’efficacité des actions mises en œuvre afin de limiter l’ampleur et l’intensité des épisodes de pollution,

  • Améliorer la lisibilité des procédures en cours pour le grand public et homogénéiser les actions mise en place sur un même territoire.

Accroître l’efficacité des actions

Le dispositif de gestion des épisodes de pollution veille avant tout à éviter une dégradation de la qualité de l'air et à limiter les effets sanitaires sur la population.

Dès 2017 était acté un plan gradué visant à limiter ou interdire certaines activités relevant des secteurs industriels, agricoles, résidentiels et du secteur des transports. Avec l’Arrêté signé en 2019, ces mesures ont encore été renforcées, le nouveau dispositif permet une meilleure anticipation et une plus grande réactivité. 

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Ainsi, l’une des principales évolutions du nouvel Arrêté consiste dans le fait de pouvoir engager la mesure de circulation différenciée dès le déclenchement du niveau d’Alerte 1 (avec effet dès le lendemain à 5h du matin). La typologie (certificats de qualité de l’air Crit’Air) des véhicules concernés par la circulation différenciée évolue en fonction de l’intensité et de la persistance de l'épisode, à la discrétion du préfet de chaque département.

Pour illustrer ce propos, lors de l’épisode pollué qui a eu lieu du 24 juin au 2 juillet 2019 sur le Bassin lyonnais Nord-Isère, la préfecture du Rhône a décidé de mettre en place la circulation différenciée dès le 2ème jour de l’épisode, en autorisant à circuler uniquement les véhicules dotés d’une vignette Crit’Air 0, 1 ou 2. Cette mesure, si elle est totalement respectée, permet de réduire de 64% les émissions d’oxydes d’azote issus du secteur des transports routiers, sur la zone géographique de Lyon/Villeurbanne. Avec le précédent arrêté, il aurait fallu attendre a minima quatre journées supplémentaires avant de pouvoir mettre en place cette mesure qui permet de limiter l'exposition de la population.

Améliorer la lisibilité du dispositif et harmoniser la mise en place des actions

Le dispositif datant de 2017 prévoyait une graduation de la procédure en cinq niveaux :

  • Information/recommandation,
  • Alerte 1,
  • Alerte 2,
  • Alerte 2 renforcée,
  • Alerte 2 aggravée.

A chaque niveau, les modalités de déclenchement étaient différentes, ainsi que les actions associées, graduées en fonction du nombre de jours de persistance d'un épisode de type "alerte". Afin de simplifier le dispositif, l’Arrêté de 2019 ne conserve que 4 niveaux de procédure en supprimant le niveau « d’alerte 2 renforcée».  De plus, pour faciliter la compréhension, la communication publique s’attachera à parler essentiellement de niveau d’information/recommandation, ou de niveau d’alerte.

 

Pour circuler lors des épisodes de pollution lorsque la mesure de circulation différenciée est activée
Comment obtenir son certificat qualité de l’air_Crit’Air ?  connectez vou au site : www.certificat-air.gouv.fr. 
Confectionné à la demande par l’Imprimerie nationale, le certificat est délivré par voie postale, à titre individuel, à chaque propriétaire de véhicule qui en fera la demande. La classification du véhicule est valable pour toute la durée de vie du véhicule.
Pour un envoi en France, le coût revient à 3,62€.
Attention : des sites internet sans aucun lien avec le ministère de la Transition écologique et solidaire proposent la vignette Crit’Air à un prix bien supérieur au prix réel. Soyez vigilant !Que risquent les conducteurs en cas d’infraction aux mesures de circulation différenciée ?
Se déplacer avec un véhicule non autorisé ou sans certificat qualité de l’air, lors des épisodes de pollution dans les zones en circulation différenciée, est passible d’une contravention de 3e classe pour les véhicules légers (soit 68 € d’amende simple) et de 4e classe pour les poids lourds (soit 135 € d’amende simple).

 

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Incendie à Villeurbanne : des analyses complémentaires en cours Wednesday 9 October 2019

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Un important incendie s’est déclaré mardi 8 octobre dans un entrepôt situé dans le quartier Bel-Air de Villeurbanne (69). Cinquante-cinq sociétés ont été détruites ou fortement endommagées. Un important panache de fumées noires était visible. Le vent, en provenance du sud, a poussé les fumées vers le nord.  A la demande des services de l'Etat, Atmo-Auvergne Rhône-Alpes a complété son réseau permanent de surveillance en déployant des dispositifs spécifiques de prélèvements et d'analyses.  

Déploiement de moyens complémentaires pour effectuer des analyses

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a en effet déployé, à la demande des services de l'Etat, un dispositif en complément de l’observatoire permanent de surveillance, pour mesurer les concentrations de polluants dans l’air et dans les retombées sur le territoire susceptible d’être impacté par l’incendie. L’objectif de ces mesures est d'informer la population et de fournir des éléments de diagnostic à l'État et aux autres services intervenant dans le dispositif de crise et post-crise, chargés d’analyser l’ensemble des impacts sur la pollution, et notamment la contribution à l’exposition chronique des citoyens résidents dans les zones touchées par cet évènement.

Installée à Miribel, la remorque dotée du matériel de prélèvements et d'analyses est opérationnelle depuis le 8 octobre et permet de connaitre en temps réel les taux de dioxyde de soufre, dioxyde d'azote, ammoniac et particules PM10. Après récupération des échantillons, des analyses de composés organiques volatils, hydrocarbures aromatiques polycycliques et dioxines/furanes seront réalisées par des laboratoires.  

Des prélèvements instantanés d'air ont par ailleurs été effectués sur le parcours potentiel du panache de fumées, de Villeurbanne jusqu'à Mionnay. Ils permettront de connaitre les taux de composés organiques volatils, après analyse en laboratoire.

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Premiers résultats

Si certains polluants nécessitent une analyse différée en laboratoire (dioxines/furanes, hydrocarbures aromatiques polycycliques, éléments traces métalliques, composés organiques volatils), après prise d’échantillon, d’autres sont mesurés par des analyseurs automatiques, ce qui permet de connaitre leur concentration en temps réel, notamment les particules, le dioxyde de soufre et le dioxyde d’azote.  

Particules

Une élévation ponctuelle des taux de particules dans l’air a été relevée le 08/10 sur plusieurs sites de l’agglomération lyonnaise, notamment en bordure du périphérique à Lyon (site Lyon Périphérique) et à Vaulx-en-Velin, entre 9h30 et 11h30. Le maxima horaire mesuré est de 205 µg/m3 en bordure du périphérique, 39 µg/m3 à Vaulx-en-Velin. Ces taux mettent en évidence un impact probable de l’incendie, sans être exceptionnels. Ainsi, la valeur horaire à 205 µg/m3 en bordure de périphérique est la plus élevée de ces 3 dernières années, 2 fois plus forte que le maxima enregistré en 2018 et sur le reste de l'année 2019.  Pour autant, cette valeur n'est pas atypique, des taux nettement supérieurs ont été relevés en 2019 sur d'autres sites de surveillance, en bordure d'autoroute notamment, indépendamment de tout évènement.

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A 11h30, les taux de particules étaient en baisse et retrouvaient des valeurs plus habituelles. Le seuil d’information et de recommandations pour les particules, fixé à 50 µg/m3 en moyenne journalière, n’a pas été dépassé.  Sur le site complémentaire investigué à Miribel, une légère élévation des taux a été relevée à 15h30 le 8 octobre, avec une valeur horaire de 40 µg/m3. Il ne s'agit toutefois pas d'une valeur atypique. Depuis le 8/10 16h00, les taux de particules sont habituels.

Concernant d'autres polluants ayant pu être émis, à savoir le dioxyde de soufre, le dioxyde d'azote et l'ammoniac, aucune valeur atypique n'a été mesurée, les concentrations sont très faibles à faibles.

Concernant les composés organiques volatils, lres résultats issus des prélèvements effectués entre le 8/10 12h (jour de l'incendie) et le 9/10 12h ne mettent en évidence aucune valeur atypique. Les taux sont très faibles à faibles, de l'ordre de ceux mesurés en continu sur un site urbain de référence de la région (illustration ci-dessous avec quelques composés).

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Les autres éléments seront portés à connaissance au fur et à mesure de leur arrivée, et un rapport complet de l’intervention sera diffusé sur ce site web après réception de l’intégralité des résultats d’analyses et interprétation des données.

Pour consulter les données des sites de mesures permanents :  https://www.atmo-auvergnerhonealpes.fr/donnees/acces-par-station

Les odeurs ressenties lors de ce genre d'incident peuvent être signalés sur la plateforme ODO : https://www.atmo-odo.fr/odoaura.

Actualité mise à jour le 11/10 à 10h30

Le mystère de la poudre jaune… Thursday 3 October 2019

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Chaque année, de fin septembre à octobre, des particules jaunes se déposent sur le sol, sur les voitures, les mobiliers de jardins, provoquant inquiétude et questionnements au sein de la population. Rejets industriels, poussières sahariennes ?

Rien de tel, il s’agit de grains de pollens de cèdre, conifère originaire du Moyen-Orient mais acclimaté en Europe, et très utilisé en ornementation dans nos parcs et jardins. C’est le dernier arbre, avant l’hiver, à relâcher des pollens, au gré du vent.

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Le cèdre, comme le pin, produit des pollens de couleur jaune en grande quantité, mais la saison de pollinisation diffère : printemps pour le pin, automne pour le cèdre.

La structure du grain de pollen de cèdre, muni de deux ballonnets remplis d’air (cf. photo), le rend très volatil, de sorte qu’il peut voyager sur de longues distances. Il mesure de 50 à 90 µm de diamètre, soit 5 à 9 fois plus gros qu’une particule PM10 régulièrement mesurée et surveillée par Atmo Auvergne-Rhône-Alpes !

Le potentiel allergisant du pollen de cèdre est très faible. Cependant, en présence de très grandes quantités, notamment à proximité de l’arbre, les personnes sensibles peuvent être incommodées. Il est alors conseillé de consulter un médecin en cas de fortes gênes.

Pour en savoir plus sur les pollens : www.atmo-auvergnerhonealpes.fr/allergie-pollen/indice-pollinique

 

 

 

 

 

Elargissement de la Zone à Faibles Emissions (ZFE) pour les véhicules de transports de marchandises de la Métropole de Grenoble : donnez votre avis Thursday 3 October 2019

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Depuis le 2 mai 2019, une Zone à Circulation Restreinte (ZCR), également appelée Zone à Faibles Emissions (ZFE) pour les véhicules utilitaires légers et les poids-lourds, a été mise en place sur 10 communes de Grenoble-Alpes Métropole et le Domaine Universitaire. Son élargissement à 28 communes est prévu en février 2020 : vous êtes invités à donner votre avis sur cette évolution.

Consultez et participez

La participation du public est en cours et se déroule du 16 septembre au 16 octobre.
Pendant cette période, il est possible de prendre connaissance du dossier de consultation ainsi que des avis rendus par les différents partenaires et de donner votre avis sur le projet sur la plateforme participative de la Métropole de Grenoble. Le dossier de consultation présente notamment, une analyse des enjeux de la qualité de l’air du territoire ainsi que l’évaluation des effets de la mise en place de la ZFE sur l’exposition de la population, réalisées par Atmo Auvergne-Rhône-Alpes.

PARTICIPEZ

La ZFE en bref

Une mise en place progressive

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Extraits du dossier de Presse de Grenoble-Alpes-Métropole du 4 avril 2019
A gauche :  Cartographie  - En jaune  : les 10 communes concernées en mai 2019. En orange : les 18 communes supplementaires en 2020.
A droite : Chronologie - Evolution de la réglementation. 

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Des effets positifs marqués sur la qualité de l’air et les émissions de gaz à effet de serre
Globalement, associée aux effets tendanciels, la mise en place de la ZCR VUL et PL aurait une efficacité marquée sur les émissions d’oxydes d’azote et donc sur l’exposition de la population au dioxyde d’azote (NO2) et une efficacité plus modérée sur les émissions de particules en suspension ainsi que sur l’exposition de la population à ce polluant.
En outre, la ZCR VUL et PL va influencer la transition énergétique du parc avec une mutation vers les motorisations GNV, électrique et hydrogène ayant un effet très positif sur la pollution sonore et sur la consommation et la production d’énergies renouvelables et potentiellement locales. En favorisant l’introduction d’une part de GNV renouvelable, la ZCR VUL et PL constitue un outil de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

 

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Nouveau plan de circulation lié au projet « Cœurs de ville, Cœurs de Métropole » : quels effets sur la qualité de l’air de l’agglomération grenobloise ? Thursday 3 October 2019

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Le projet d’aménagement « Cœurs de ville, Cœurs de Métropole » initié par la Métropole de Grenoble vise notamment à « rendre les centres-villes de l’agglomération plus accessibles, plus agréables à vivre, avec des déplacements apaisés ».
Ce projet a conduit à la mise en place d’un nouveau plan de circulation dans le centre-ville de Grenoble à partir d’avril 2017. Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a réalisé une étude de grande envergure de 2016 à 2018 afin d’en évaluer les effets sur la qualité de l’air. Point sur les principaux enseignements.

Contexte, objectif et méthodologie de l’étude

Le projet d’aménagement urbain « Cœurs de ville, Cœurs de Métropole » (CVCM), se traduit notamment dans le centre-ville de Grenoble par la création d'une zone à trafic limité, le développement d'un axe « Chronovélo » et l’extension du plateau piéton. Ces aménagements ont conduit à la mise en place d’un nouveau plan de circulation à partir d’avril 2017.
Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a réalisé une étude de grande envergure visant à en évaluer les effets sur la qualité de l’air. Deux approches complémentaires ont été utilisées : des campagnes de mesures « Avant/Après » conduites en 2016 puis 2018 et des modélisations numériques des scénarios « Sans CVCM » et « Avec CVCM ».
Cette étude cible essentiellement le dioxyde d’azote (NO2) car ce polluant gazeux, outre les enjeux sanitaires et règlementaires qu’il représente,  est essentiellement lié au trafic routier et constitue donc un « traceur » pertinent des impacts de la pollution dont il est à l’origine.

Principaux résultats

Les analyses réalisées permettent d’aboutir à une conclusion en deux points :

  • La mise en place du nouveau plan de circulation n’aurait pas d’effet global sur l’exposition au NO2 des habitants de l’agglomération grenobloise. En effet, en condition « Avec CVCM », la distribution globale de l’exposition des habitants de la Métropole serait pratiquement identique à celle de la condition « Sans CVCM » conduisant à des valeurs d’indicateurs globaux d’exposition identiques eux aussi.
  • En revanche, la mise en place du nouveau plan de circulation lié à CVCM entrainerait des effets locaux, positifs et négatifs, sur l’exposition au NO2 à proximité de certains axes du centre-ville.
    Ces effets locaux concerneraient environ 11 700 habitants, comptant parmi les habitants les plus exposés au NO2 de la Métropole.
    Parmi ces habitants dont l’exposition est affectée par la mise en place du nouveau plan de circulation :6 400 habitants bénéficieraient d’une réduction de leur exposition (notamment en bordure de l’axe Rey-Sambat-Lyautey). En revanche, 5 300 habitants subiraient une augmentation de leur exposition (notamment en bordure du cours Gambetta ou de la rue Lesdiguières). Pour chacun de ces deux groupes, les variations d’exposition des habitants seraient d’amplitude modérée.

 

La mise en place du nouveau plan de circulation n’aurait pas d’effet global sur l’exposition des habitants de l’agglomération grenobloise, en revanche, elle entrainerait des effets locaux, positifs et négatifs, à proximité de certains axes du centre-ville.

Eléments de discussion et perspectives

L’évaluation des effets du nouveau plan de circulation lié à « Cœurs de ville, cœur de Métropole » repose sur une analyse de la situation en 2018, soit l’année suivant sa mise en place. Elle met donc en évidence les conséquences « à court terme » et ne considère pas les possibles adaptations des pratiques de mobilité sur le long terme.
Dans un contexte de possibles reconfigurations des trafics dans l’agglomération (en lien avec différents projets d’aménagements dont CVCM), il y a un enjeu à assurer un suivi des nuisances associées au trafic et notamment de la pollution de l’air, en complément de la surveillance permanente.

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Evaluation de la concentration annuelle moyenne de dioxyde d’azote (NO2) dans la situation « Sans CVCM » et « Avec CVCM » basée sur les approches combinées de la modélisation et de la mesure. En haut : cartes de la concentration modélisée et des valeurs enregistrées au niveau des sites de mesure pour les conditions « Sans CVCM » et « Avec CVCM » ; en bas : écart de concentrations entre les conditions « Avec CVCM » et « Sans CVCM » (la couleur verte indique une diminution de la concentration entre « Sans CVCM » et « Avec CVCM », la couleur rouge indique une augmentation).

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Synthèse récapitulative des valeurs d’exposition moyenne de quatre groupes d’habitants de la Métropole dans les conditions « Sans CVCM » et « Avec CVCM »

 

 

16 jours de pollution estivale: faut-il faire un lien avec le réchauffement climatique ? Monday 16 September 2019

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A l’occasion de la 5ème journée national de la qualité de l’air le 18 septembre, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes fait le bilan estival des épisodes de pollution et attire l’attention sur l’ozone, un polluant qu’il faut surveiller de près et pour lequel une mobilisation individuelle et collective est nécessaire.

Quand les grosses vagues de chaleur font leur apparition, d’importants épisodes de pollution les accompagnent. Sans surprise l’été 2019 n’y a pas échappé, marqué par des niveaux d’ozone parmi les plus élevés sur ces 10 dernières années, sans égaler ceux de l’historique été 2003. La présence simultanée de particules désertiques, véhiculées par l’air chaud en provenance du sud de l’Europe, a aussi particulièrement dégradé la qualité de l’air de la saison estivale. Avec le réchauffement climatique, une augmentation annuelle des concentrations d’ozone de l’ordre de 2 à 3 μg/m3 en moyenne sur l’été est probable, et les pics de pollution estivaux pourraient être plus fréquents.

Un été marqué par de nombreux dépassements de seuils et la présence simultanée d’ozone et de particules

L’été 2019 a été marqué par des vagues de chaleur avec des températures caniculaires, notamment aux mois de juin et juillet, au cours desquels ont été observés plusieurs jours de pollution à l’ozone. Selon Météo France, l’été 2019 se classe au 3ème rang des étés les plus chauds, loin derrière 2003 (+ 3,2 °C). Certains épisodes ont aussi été exceptionnels en raison de la présence simultanée d’ozone et de particules à des concentrations élevées. En effet à cause du réchauffement des sols en Afrique, des dépressions se sont formées et ont entrainé des vents violents mettant de grandes quantités de particules en suspension. Ces particules ensuite peuvent voyager sur des milliers de kilomètres et gagner l’Europe, comme cela s’est produit cet été.

De plus l’indice pollinique fut majoritairement « élevé » sur la région durant l’été. Pollution à l’ozone, canicule et pollens ne font pas bon ménage, les effets sur la santé des uns et des autres ont tendance à se combiner. Ainsi la pollution à l’ozone constitue un facteur aggravant des allergies aux pollens, en augmentant le potentiel allergène des grains de pollens et la sensibilité des personnes allergiques.

Chiffes clés des épisodes de pollution de l'été 2019

 

Niveaux atteints dans la région ces dernières années

L’été 2019 a été marqué par 16 journées de mise en vigilance sur la région, toutes zones et tous polluants confondus, réparties en 3 épisodes. La quasi-totalité des zones ont été mises en vigilance à un moment ou à un autre, soit pour l’ozone, soit pour les particules, soit les deux. Pour l’ozone, l’année 2019 s'inscrit parmi celles qui a connu le plus d’épisodes ces 10 dernières années, rejoignant 2010, 2015 et 2018, et juste après 2003 pour le maxima horaire. Toutefois, la situation de 2019 était moins citrique que celle de 2003, qui détient encore le record historique, tant en durée des épisodes qu’en intensité.

Changement climatique et pollution à l’ozone : quels sont les effets des températures caniculaires ?

 

Les enjeux de la pollution atmosphérique et du climat sont inextricablement liés, nécessitant une approche coordonnée et des politiques de guestion cohérente.

 

Malgré la baisse importante des émissions des principaux polluants précurseurs d’ozone (NOx et COV) enregistrée ces dernières années, une compilation d’études menée par l’INERIS en 2015 montre que le changement climatique aura un effet pénalisant à long terme sur la pollution à l’ozone pour une grande partie de l’Europe continentale. Une augmentation des concentrations d’ozone en été de l’ordre de 2 à 3 μg/m3 en moyenne est probable, voire jusqu’à 10 μg/m3 en Europe Centrale et en Europe du Sud pour les scénarios les plus pessimistes. Les impacts les plus forts se feraint sentir sur la France, l’Espagne, l’Italie et l’Europe Centrale. Cette tendance à la hausse des concentrations moyennes d’ozone se vérifie dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, avec un écart de 27% entre 2007 et 2018.

Alors l’ozone : bon ou mauvais ?
Même s’il s’agit de la même molécule, il faut bien faire la différence entre deux types d'ozone :
  • Le « bon », dans la stratosphère (entre 10 et 60 km d'altitude), qui nous protège des rayons ultraviolets du soleil en les filtrant
     
  • Le « mauvais », que nous respirons quotidiennement dans la troposphère ; oxydant puissant, il impacte notre santé (irrite les muqueuses et voies respiratoires, affaiblit l’appareil cardiorespiratoire) et la végétation (diminue la croissance ou la productivité des cultures, et ainsi leur capacité d’absorption de CO2)

Comment limiter la formation de l’ozone ?

A court terme : via des arrêtés préfectoraux qui imposent des actions de réduction des émissions de polluants. Tous les secteurs d’activité sont visés, notamment le trafic routier (restriction de circulation visant jusqu’aux véhicules dotés de certificat de qualité de l’air 3 dans certains territoires), l’industrie et le secteur résidentiel. Les actions peuvent différer d'un département à un autre, voire entre zones ; elles sont listées dans la rubrique pics de pollution du site de la DREAL Auvergne-Rhône-Alpes. L’efficacité de ces actions est avérée pour les précurseurs eux-mêmes, permettant notamment une diminution de l’exposition des populations riveraines des grands axes routiers. Pour l’ozone, résultant de mécanismes complexes de formation, l’impact est plus difficile à montrer. Des travaux sont en cours au niveau national par l’INERIS et localement par les observatoires de l’air comme Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, afin de mieux évaluer l’incidence des réductions de précurseurs sur l’ozone, et d’identifier les leviers les plus efficaces. 

A long terme : l’ozone est un polluant qui affecte une très grande partie de la région Auvergne-Rhône-Alpes et en moyenne, les concentrations augmentent. Pour réduire ces concentrations il convient de mettre en place des actions coordonnées de réduction des émissions des principaux précurseurs, oxydes d’azote et composés organiques volatils, à grande échelle. Bien que l’ozone ne soit pas pris en considération dans les contentieux européens, il est intégré dans les différentes politiques publiques qui contribuent à cette démarche de réduction des émissions, notamment le Plan national de réduction des émissions de polluants atmosphériques (PRÉPA) à l’échelle nationale, ou les Plans de Protection de l’atmosphère (PPA) à l’échelle locale.


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