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16 jours de pollution estivale: faut-il faire un lien avec le réchauffement climatique ? Monday 16 September 2019

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A l’occasion de la 5ème journée national de la qualité de l’air le 18 septembre, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes fait le bilan estival des épisodes de pollution et attire l’attention sur l’ozone, un polluant qu’il faut surveiller de près et pour lequel une mobilisation individuelle et collective est nécessaire.

Quand les grosses vagues de chaleur font leur apparition, d’importants épisodes de pollution les accompagnent. Sans surprise l’été 2019 n’y a pas échappé, marqué par des niveaux d’ozone parmi les plus élevés sur ces 10 dernières années, sans égaler ceux de l’historique été 2003. La présence simultanée de particules désertiques, véhiculées par l’air chaud en provenance du sud de l’Europe, a aussi particulièrement dégradé la qualité de l’air de la saison estivale. Avec le réchauffement climatique, une augmentation annuelle des concentrations d’ozone de l’ordre de 2 à 3 μg/m3 en moyenne sur l’été est probable, et les pics de pollution estivaux pourraient être plus fréquents.

Un été marqué par de nombreux dépassements de seuils et la présence simultanée d’ozone et de particules

L’été 2019 a été marqué par des vagues de chaleur avec des températures caniculaires, notamment aux mois de juin et juillet, au cours desquels ont été observés plusieurs jours de pollution à l’ozone. Selon Météo France, l’été 2019 se classe au 3ème rang des étés les plus chauds, loin derrière 2003 (+ 3,2 °C). Certains épisodes ont aussi été exceptionnels en raison de la présence simultanée d’ozone et de particules à des concentrations élevées. En effet à cause du réchauffement des sols en Afrique, des dépressions se sont formées et ont entrainé des vents violents mettant de grandes quantités de particules en suspension. Ces particules ensuite peuvent voyager sur des milliers de kilomètres et gagner l’Europe, comme cela s’est produit cet été.

De plus l’indice pollinique fut majoritairement « élevé » sur la région durant l’été. Pollution à l’ozone, canicule et pollens ne font pas bon ménage, les effets sur la santé des uns et des autres ont tendance à se combiner. Ainsi la pollution à l’ozone constitue un facteur aggravant des allergies aux pollens, en augmentant le potentiel allergène des grains de pollens et la sensibilité des personnes allergiques.

Chiffes clés des épisodes de pollution de l'été 2019

 

Niveaux atteints dans la région ces dernières années

L’été 2019 a été marqué par 16 journées de mise en vigilance sur la région, toutes zones et tous polluants confondus, réparties en 3 épisodes. La quasi-totalité des zones ont été mises en vigilance à un moment ou à un autre, soit pour l’ozone, soit pour les particules, soit les deux. Pour l’ozone, l’année 2019 s'inscrit parmi celles qui a connu le plus d’épisodes ces 10 dernières années, rejoignant 2010, 2015 et 2018, et juste après 2003 pour le maxima horaire. Toutefois, la situation de 2019 était moins citrique que celle de 2003, qui détient encore le record historique, tant en durée des épisodes qu’en intensité.

Changement climatique et pollution à l’ozone : quels sont les effets des températures caniculaires ?

 

Les enjeux de la pollution atmosphérique et du climat sont inextricablement liés, nécessitant une approche coordonnée et des politiques de guestion cohérente.

 

Malgré la baisse importante des émissions des principaux polluants précurseurs d’ozone (NOx et COV) enregistrée ces dernières années, une compilation d’études menée par l’INERIS en 2015 montre que le changement climatique aura un effet pénalisant à long terme sur la pollution à l’ozone pour une grande partie de l’Europe continentale. Une augmentation des concentrations d’ozone en été de l’ordre de 2 à 3 μg/m3 en moyenne est probable, voire jusqu’à 10 μg/m3 en Europe Centrale et en Europe du Sud pour les scénarios les plus pessimistes. Les impacts les plus forts se feraint sentir sur la France, l’Espagne, l’Italie et l’Europe Centrale. Cette tendance à la hausse des concentrations moyennes d’ozone se vérifie dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, avec un écart de 27% entre 2007 et 2018.

Alors l’ozone : bon ou mauvais ?
Même s’il s’agit de la même molécule, il faut bien faire la différence entre deux types d'ozone :
  • Le « bon », dans la stratosphère (entre 10 et 60 km d'altitude), qui nous protège des rayons ultraviolets du soleil en les filtrant
     
  • Le « mauvais », que nous respirons quotidiennement dans la troposphère ; oxydant puissant, il impacte notre santé (irrite les muqueuses et voies respiratoires, affaiblit l’appareil cardiorespiratoire) et la végétation (diminue la croissance ou la productivité des cultures, et ainsi leur capacité d’absorption de CO2)

Comment limiter la formation de l’ozone ?

A court terme : via des arrêtés préfectoraux qui imposent des actions de réduction des émissions de polluants. Tous les secteurs d’activité sont visés, notamment le trafic routier (restriction de circulation visant jusqu’aux véhicules dotés de certificat de qualité de l’air 3 dans certains territoires), l’industrie et le secteur résidentiel. Les actions peuvent différer d'un département à un autre, voire entre zones ; elles sont listées dans la rubrique pics de pollution du site de la DREAL Auvergne-Rhône-Alpes. L’efficacité de ces actions est avérée pour les précurseurs eux-mêmes, permettant notamment une diminution de l’exposition des populations riveraines des grands axes routiers. Pour l’ozone, résultant de mécanismes complexes de formation, l’impact est plus difficile à montrer. Des travaux sont en cours au niveau national par l’INERIS et localement par les observatoires de l’air comme Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, afin de mieux évaluer l’incidence des réductions de précurseurs sur l’ozone, et d’identifier les leviers les plus efficaces. 

A long terme : l’ozone est un polluant qui affecte une très grande partie de la région Auvergne-Rhône-Alpes et en moyenne, les concentrations augmentent. Pour réduire ces concentrations il convient de mettre en place des actions coordonnées de réduction des émissions des principaux précurseurs, oxydes d’azote et composés organiques volatils, à grande échelle. Bien que l’ozone ne soit pas pris en considération dans les contentieux européens, il est intégré dans les différentes politiques publiques qui contribuent à cette démarche de réduction des émissions, notamment le Plan national de réduction des émissions de polluants atmosphériques (PRÉPA) à l’échelle nationale, ou les Plans de Protection de l’atmosphère (PPA) à l’échelle locale.

Conférence débat du SPPPY : la qualité de l’air ambiant et ses effets cocktails. Thursday 5 September 2019

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La recherche sur les effets cocktails prend une importance croissante. Quels sont les axes de recherche et les retours du terrain ? Avec quelles méthodes et quels outils progresser dans la connaissance et la prévention ? C’est ce sujet que la commission environnement-santé du Secrétariat Permanent pour la Prévention des Pollutions et des risques dans l’agglomération grenobloise (SPPPY)  a choisi pour sa première conférence-débat organisée ce jeudi 5 septembre. 

L’homme est exposé à de multiples substances chimiques présentes dans son environnement, notamment par l’alimentation, l’eau, l’air, le sol et les biens de consommation. L’effet cocktail est le terme employé pour désigner les effets qui peuvent affecter la santé humaine lors d’une exposition à plusieurs substances chimiques simultanément. L’idée principale de l’effet cocktail est que si l’on est exposé en même temps à plusieurs substances chimiques différentes, cela peut théoriquement renforcer les effets nocifs de chaque substance ou produire des effets inattendus.  Pour l’heure, la connaissance scientifique sur les effets cocktails est relativement faible, mais elle fait l’objet de recherches de plus en plus fréquentes. 
 

« Aller au-delà de la surveillance des polluants réglementés et améliorer les connaissances des effets cocktails et des polluants émergents représentent des enjeux fort pour les prochaines années afin de pouvoir agir plus efficacement pour améliorer notre santé »

L’évènement a été introduit par Jean-Charles Colas Roy, député de l’Isère et co-président du SPPPY et par Claire-Marie N’Guessan adjointe au chef de l’unité départementale de la DREAL.
Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, l’EHESP-INSERM-IRSET, la ville de Grenoble, l’ARS et la DREAL, ont présenté les éléments clés de compréhension avant une table ronde qui a permis de riches échanges avec l’auditoire, composé d’élus, de représentants des associations, des collectivités, des acteurs économiques ou des services de l’Etat. 

Les présentations des différents intervenants seront prochainement disponibles que le site du SPPPY.

[#journéeair] Qu’êtes-vous prêts à faire pour mieux respirer ? Tuesday 3 September 2019

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La qualité de l’air on en parle ? oui mais trop souvent lors des épisodes de pollution ! A l’occasion de la journée de la qualité de l’air, qui aura lieu le 18 septembre Atmo Auvergne-Rhône-Alpes et ses homologues de toutes les régions de France ont voulu savoir ce que les français sont prêts à faire au quotidien pour améliorer la qualité de l’air. 

12 jours, 12 thèmes, 1 question vous sera proposée sur Facebook et twitter quotidiennement pour partager votre engagement pour la qualité de l’air (entre le 6 et le 17 septembre).

Les résultats seront dévoilés le 18 septembre, quelles actions remporteront le plus de succès ? la région Auvergne-Rhône-Alpes se distinguera-t-elle par son implication ? 

Que vous agissiez déjà quotidiennement pour la qualité de l’air ou que vous soyez prêts à vous investir sur des petits gestes du quotidien, marquez votre engagement et venez chaque jour répondre aux défis de l’air !

Pour plus d’informations sur la journée nationale de la qualité de l’air et pour retrouver tous les évènements qui auront lieu près de chez vous, rdv sur : http://evenements.developpement-durable.gouv.fr/campagne/jnqa2019

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Les défis de l'air : 

J-12 avant la #journéeair : #1- Êtes-vous prêt à modifier vos habitudes pour améliorer la qualité de l'air ?

J-11 avant la #journéeair : #2 Aujourd’hui vous vous engagez pour une meilleure qualité de l’air ? pour les déchets végétaux, par exemple, êtes-vous prêt à privilégier d'autres options que le brûlage ? 

J-10 avant la #journéeair : # 3 Êtes-vous prêt à utiliser chez vous des produits ménagers moins polluants ? 

J-9 avant la #journéeair : # 4 Êtes-vous prêt à privilégier les moyens de transport autre que la voiture pour tous vos trajets de moins de 3 kilomètres ? 

J-8 avant la #journéeair : #5 Avez-vous pris l’habitude comme la réglementation l’exige de procéder à l'entretien de vos chaudières, cheminées et poêles chaque année ?
J-7 avant la #journéeair : #6  Êtes-vous prêt à réduire votre utilisation de parfums d'ambiance (encens, bougies,..) ?

J-6 avant la #journéeair : #7 Avez-vous pris l’habitude comme la réglementation l’exige de procéder à l'entretien de vos chaudières, cheminées et poêles chaque année ?

J-5 avant la #journéeair : #8 Êtes-vous prêt à privilégier les moyens de transport autre que la voiture pour tous vos trajets de moins de 3 kilomètres ?

J-4 avant la #journéeair : #9 Êtes-vous prêt à utiliser chez vous des produits ménagers moins polluants ?

J-3 avant la #journéeair : #10 Pour les déchets végétaux, êtes-vous prêt à privilégier d'autres options que le brûlage et ainsi respecter la réglementation ?

J-2 avant la #journéeair : #11 Avez-vous pris l'habitude de ne plus utiliser de pesticides dans votre jardin ou pour vos plantes d'intérieur ?

J-1 avant la #journéeair : #12 Êtes-vous prêt à aérer au moins 15 minutes par jour dans votre logement ?

Journée de la qualité de l'air  : le 18 septembre - Résultats à 15h30 sur Facebook ou Twitter pour connaître les 3 actions  plébiscitées par les habitants d'Auvergne-Rhône-Alpes.

 

SRADDET : lancement de l'enquête publique du 2 septembre au 4 octobre 2019 Monday 2 September 2019

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12 rencontres départementales, 1600 participants, près de 100 contributions, le projet de Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires (SRADDET) de la région Auvergne-Rhône-Alpes baptisé "Ambition Territoire 2030 » est le fruit d’une analyse approfondie et d’une large concertation de l’ensemble des acteurs du territoire. 
Destiné à répondre aux nouveaux enjeux économiques, sociétaux et environnementaux, ce projet d’envergure, piloté par la Région Auvergne-Rhône-Alpes est aujourd’hui ouvert en enquête publique. 

Prévue par la loi NOTRe (loi sur la Nouvelle Organisation Territoriale de la République du 7 août 2015), le pré-projet de SRADDET Auvergne-Rhône-Alpes a été arrêté lors de l'Assemblée plénière des 28 et 29 mars 2019 et est dans une phase active de concertation. Après la consultation des Personnes Publiques Associées et de l’autorité environnementale, l’enquête publique, étape obligatoire pour tout projet à répercussion environnementale, est organisée du lundi 2 septembre jusqu’au vendredi 4 octobre. Elle se déroule conjointement à l’enquête publique PRPGD Auvergne-Rhône-Alpes (Plan Régional de Prévention et de Gestion des Déchets) qui sera, dès son adoption, intégré au SRADDET

Cette étape est l’occasion pour les habitants de la région Auvergne-Rhône-Alpes de se prononcer sur le projet avant qu’il soit définitivement adopté par le Conseil Régional Auvergne-Rhône-Alpes et remis au Préfet de région pour approbation.
Tous les documents soumis à l’enquête publique sont disponibles sur la plateforme numérique participative du SRADDET :

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Rappel des enjeux du sraddet 

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Le SRADDET ne se contente pas de compiler en un seul document divers schémas régionaux stratégiques préexistants. L’objectif est de fixer, pour Auvergne-Rhône-Alpes, des axes d’aménagement territorial pour les grands bassins de vie en cohérence les uns avec les autres, de « définir une vision unifiée du territoire à l’horizon 2030 » prenant en compte le développement global, les grands projets les plus impactant, les zones rurales aussi bien que les zones urbaines, ...

L’enjeu est d’aboutir à un projet de territoire partagé par la population et l’ensemble des acteurs régionaux, publics et privés, avec, pour fils conducteurs, la simplification et la mise en cohérence des politiques publiques, ainsi que le développement durable du territoire.

 

La qualité de l’air dans le projet de SRADDET [extrait du projet de rapport d’objectifs]

La contribution d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes

Le SRADDET conjugue 11 thématiques parmi lesquelles la maîtrise et la valorisation de l’énergie, la lutte contre le changement climatique et la pollution de l’air.

A ce titre, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a été très présent dans la démarche de consultation territoriale. L’observatoire a ainsi réalisé un travail approfondi sur la définition des enjeux, qui a conduit à la rédaction :

  • d'un document régional des enjeux détaillant le contexte et les orientations,
  • d'un diagnostic et d’une carte territoriale des enjeux pour chaque département de la région,
  • d'un diagnostic et d’une carte à l’échelle régionale.

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a également été à l’initiative, avec la Région, de travaux réalisés dans le cadre d’une concertation thématique régionale dédiée à la qualité de l’air qui a permis, avec les acteurs territoriaux, de réfléchir à la proposition d’objectifs, de règles et d’actions spécifiques à la qualité de l’air.

Concrètement ? 

Le projet de SRADDET prévoit des objectifs de réduction des émissions de polluants (par rapport aux émissions constatées en 2015) : 

  • une diminution de 44 % des émissions globales de NOx
  • une diminution de 38 % des émissions globales de particules fines PM10 ;
  • une diminution de 41 % des émissions globales de particules très fines PM2.5
  • une diminution de 35 % des émissions globales de COV (composés organiques volatils, précurseurs de l’ozone) ; une diminution de 72 % (par rapport à 2005) des émissions de SO2 ;
  • une diminution de 3 % des émissions de NH3.

L’atteinte de ces objectifs nécessite la mobilisation de l’ensemble des acteurs du territoire, notamment les collectivités territoriales, les entreprises, les citoyens. Les collectivités pourront s’engager dans le cadre de leur PCAET. Atmo Auvergne-Rhône-Alpes veillera à jouer un rôle d’interface pour accompagner les actions portées par les acteurs territoriaux et susciter les changements de comportement des citoyens.

Ces objectifs permettront d’apporter une contribution régionale à la hauteur des objectifs nationaux de réduction des émissions inscrits dans le PREPA (Plan national de Réduction des Emissions de Polluants Atmosphériques). 

Pour ce faire, à l’horizon 2030, il conviendra de :

  • Mettre en œuvre, prioritairement, des actions spécifiques et adaptées sur les 9 zones prioritaires les plus concernées par l’enjeu réglementaire : Vallée de l’Arve, métropoles de Grenoble, Lyon, Saint-Étienne et Clermont-Ferrand, agglomérations de Valence, Chambéry et Annecy, ainsi que le territoire du Grand Genève. 
  • Accompagner, sur le long terme, les territoires concernés par un dépassement de seuil dans leurs efforts pour atteindre les niveaux de recommandations sanitaires de l’OMS. 
  • Rester vigilants au côté des territoires ayant déjà une bonne qualité de l’air pour la maintenir et la valoriser en termes d’attractivité économique, touristique et résidentielle. 
  • Veiller à une communication pédagogique et une sensibilisation du public aux problématiques de qualité de l’air. 
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Captothèque : réussite pour la 2ème phase d’expérimentation grenobloise Monday 19 August 2019

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Les habitants de la métropole grenobloise participants au dispositif expérimental “la captothèque”, testé à Grenoble, en Haute-Savoie et sur la métropole de Clermont-Ferrand cet hiver, se sont réunis le 03 juillet dernier à L’espace Air-Climat-Energie de Saint-Martin-D’hères pour échanger autour des différents résultats de l’expérience citoyenne Checkbox.

Après l’expérience Mobicit’air, voici CheckBox : une expérimentation dans la continuité de la première permettant, à une trentaine de citoyens grenoblois d’expérimenter la mesure de la qualité de l’air. Ainsi, de janvier à mars, les 30 personnes sélectionnées pour cette expérimentation, financée par le projet PRIMEQUAL de l’ADEME et soutenue par la Métro et la Région, ont pu emprunter gratuitement des micro-capteurs pour mesurer les particules fines et analyser l’air respiré dans leur quotidien.

De quoi créer du dialogue entre expérimentateurs mais surtout dans l’espace publique, notamment sur l’impact du chauffage au bois.

Grenoble, métropole motrice pour la mesure citoyenne de la qualité de l’air

Voir des micro-capteurs de mesure de qualité de l’air se balader dans l’agglomération de Grenoble va devenir une habitude : après la première expérimentation Mobicit’air, cette nouvelle itération nommée CheckBox organisée par Atmo Auvergne-Rhône-Alpes - accompagnée par le CNRS, science-po Grenoble et la turbine.coop, a permis de dessiner un peu plus les contours de ce que pourrait être l’observatoire citoyen à l’avenir. Car cette année encore, de nombreuses sessions de mesures ont été réalisées par les expérimentateurs, équivalent à plus de 700h de mesures cumulées. Au total, c’est plus de 2.5 M de données qui ont pu être récoltées, un potentiel fort pour un observatoire augmenté !

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Le micro-capteur et son application smartphone ont permis aux expérimentateurs de mesurer la qualité de l'air de leur environnement direct - photo : Lucas Frangella

 

Et même si, dans l’agglomération grenobloise, la pollution de l’air est un enjeu déjà largement intégré et que les niveaux de connaissances sont supposément plus élevés qu’ailleurs, nos expérimentateurs ont quand même été surpris de leurs découvertes. Notamment sur la présence de pollution en altitude : “En habitant 800m en montagne, je me rends compte qu’on est aussi touché par la pollution certains jours. On n'imaginait pas être concerné à ce point-là” témoigne un expérimentateur. A tel point que l’on sent apparaître une pointe de déception : “Ça m’intéressait de voir s'il y avait une vraie différence entre la ville et là où j’habite, en campagne... et quelque part, c’est un peu décevant de voir que mon petit village pouvait être autant pollué que la grande ville de Grenoble”. Le responsable désigné semble étonné par le chauffage au bois : “Moi je suis convaincu de l’impact du moteur thermique, et j’étais conscient de l’impact du chauffage au bois, mais pas autant que ça.”

 

 j’étais conscient de l’impact du chauffage au bois, mais pas autant que ça.

 

Mais attention, l’impact du chauffage au bois non performant n’est pas le seul sujet discuté ce soir-là : corrélation entre brume et qualité de l’air, identification de la couche d’inversion, odeurs et pollution, impact du trafic routier, brulage agricole... autant de sujets débattus à la lumière des mesures réalisées par les expérimentateurs.

 

De la participation citoyenne... à la transformation citoyenne

Justement, le fait de mesurer soi-même, et comprendre de fait les phénomènes de qualité de l’air sur nos territoires, incite de l’aveu des participants à se transformer soi-même, voire à aller au-delà :

“Ce qu’il y a de bien avec le capteur, c’est la sensibilisation des gens. On se rend compte de ce que l’on respire et on se l’applique directement. Et c’est important, il n’y a que comme ça qu’on peut améliorer la conscience collective : par la conscience individuelle”. Et à l’instar des conclusions du projet Mobicit’air, on constate ici encore, une grande propension à porter le message : “ [La découverte des phénomènes de pollution, NDLR] m’a tellement marqué que j’en ai informé le village entier... et cela été très bien accueilli !”

Une participation citoyenne qui aboutit donc à une transformation... c’est l’ambition même du dispositif de Captothèque, qui cherche à outiller ceux qui souhaitent mesurer, comprendre et s’impliquer dans l'action pour la qualité de l’air de leur territoire.

 

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Lors de la restitution finale de l'expérimentation grenoblois, les témoignages sur le changement de comportement individuel, grace au micro-capteur, sont nombreux

 

Une expérimentation pour imaginer l’avenir de l’observatoire

Pour Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, l’expérience apporte également une somme de pistes pour améliorer son observatoire en y intégrant le citoyen via le micro-capteur. Car même si l’idée de multiplier les points de mesures grâce au micro-capteurs semble belle, les questionnements restent nombreux pour l’association régionale : Comment le citoyen s’approprie-t-il le micro-capteur ? Comment les mesures individuelles de qualité de l’air sont-elles interprétées ? Quelles modalités sont nécessaires pour une meilleure interprétation des données ? Quel est l’apport du micro-capteur dans la réflexion globale sur le changement de comportement ? 

Certaines réponses ont été apportées par les expérimentateurs sous l’œil du sociologue Stéphane Labranche affilié à Science Po, et chargé d’analyser l’apport de ce type d’expérimentation pour les citoyens mais aussi les modalités de réussite pour l’observatoire. Ces conclusions feront l’objet d’un rapport et viendront alimenter les solutions d’accompagnement des citoyens ou des partenaires à l’avenir.

 

Checkbox, la suite

Le projet CheckBox va se poursuivre dès l’hiver prochain sur deux quartiers/villes de la métropole grenobloise pour favoriser la mesure citoyenne de qualité de l’air et partager des questionnements à l’aide d’outils collaboratifs.

Pour cela, le dispositif Captothèque, qui permet le prêt gratuit de micro-capteur et qui offre une plateforme de visualisation des données et d’échanges entre participants, sera adaptée et améliorée en fonction des retours des expérimentateurs de cet hiver 2019.

En fin d’année, une nouvelle version améliorée verra donc le jour et sera testée sur de nouveaux territoires partenaires de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Captothèque : les expérimentateurs de la CCPMB font le bilan Wednesday 14 August 2019

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Les habitants de la communauté de communes des Pays du Mont-Blanc (CCPMB) participants au dispositif expérimental “la captothèque”, testé également à Grenoble et sur le territoire de Clermont métropole, se sont réunis le 25 juin dernier à Sallanches pour échanger autour des différents résultats de l’expérience citoyenne BB-Clean.

L’appel à candidature avait été lancé le 12 décembre dernier : les citoyens de la CCPMB sont invités à participer à une expérimentation inédite en Haute-Savoie sur les bases de l’expérimentation Mobicit’air testée en 2016 sur Grenoble, de mesure citoyenne de la qualité de l’air. Ainsi, de Janvier à la mi-Avril, plus de 150 habitants ont emprunté gratuitement des micro-capteurs pour mesurer les particules fines et participer à des ateliers thématiques sur la qualité de l’air avec des experts et élus.

Des temps de découverte qui ont permis semble-t-il d’affiner leurs connaissances, de concrétiser les bonnes pratiques en faveur de la qualité de l’air, mais surtout d'initier le dialogue entre expérimentateurs, experts et les élus.

A la (re)découverte de la qualité de l’air de la vallée

Ainsi plus de 150 capteurs se sont déplacés sur tout le territoire, à toute altitude, générant 3800 sessions de mesures qui ont été réalisées par les participants. Soit 2000 heures de mesures de particules et plus de 4 000 000 de données !

Mais au-delà des chiffres, l’intérêt de l’expérimentation, de l’aveu des participants, est la découverte de l’impact réelle de certaines sources de particules sur la qualité de l’air de la vallée :

“ Je voulais me rendre compte [des polluants] par rapport au trafic, par rapport aux usines, par rapport au bois. Je voulais vraiment me faire mon opinion… Et j’ai beaucoup appris, notamment sur le chauffage au bois !” témoigne un expérimentateur. La (re)découverte de l’impact du chauffage au bois se montre invariable dans les témoignages...mais l’analyse des autres sources de pollution n’a pas été oubliée, comme le trafic routier : "Les mesures de véhicules cela m’a intéressé. Je me suis rendu compte qu’il y avait vraiment des différences avec les véhicules anciens. Les véhicules modernes sont finalement plutôt bons en PM10 et PM1.”

 

Je voulais me rendre compte [des polluants] par rapport au trafic, par rapport aux usines, par rapport au bois. Je voulais vraiment me faire mon opinion

 

Peu de mesures du côté de l’industrie en revanche, sauf dans le domaine du décolletage, amenant certains expérimentateurs à ouvrir le dialogue entre salariés et directeurs d’usines pour sensibiliser sur leur exposition personnelle.

Côté qualité de l’air intérieur aussi, les mesures faites par les citoyens révèlent des surprises : les différents modes de cuisson, ou pratiques de cuisine, ne sont pas tous égaux en termes d’émission. Exemple avec le grille-pain, qui a fait l’objet de mesures par un grand nombre d’expérimentateurs, et qui se montre fort émetteur de particules.

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Voici l'Air beam 2, le micro-capteur de mesure prété l'hiver dernier aux habitans de la CCPMB

Au-delà des sources, c’est enfin leur perception du contexte et de son influence qui s'affine grâce à leurs mesures, notamment le contexte météorologique : “J’ai appris la variabilité suivant la météo, suivant l’altitude, la position géographique… j’ai appris aussi que le plafond d’inversion bougeait… Que tout cela était dynamique”.

Tu me dis, j'oublie. Tu m'enseignes, je me souviens. Tu m'impliques, j'apprends

Cette sentence, attribuée à Benjamin Franklin, pourrait résumer le bénéfice de cette expérience. Car pour les expérimentateurs, peu importe les motivations ou le niveau de connaissance préalable, l’utilisation du micro-capteur et la participation aux ateliers a permis d’apprendre pour aborder plus sereinement la complexité que représente la compréhension de la qualité de l’air dans la vallée :

 “Ça permet vraiment de se poser les bonnes questions au niveau des comportements individuels, […] C’est du vécu, c’est du local. Cela permet de réaliser qu’on a certaines pensées sur [les sources de] pollution qui sont erronées”

 

 Cela m’a vraiment permis de changer mon comportement, comme par exemple proposer plus du co-voiturage...

 

Des réflexions et une mise à niveau qui amène de nouvelles questions... et semble pousser fortement vers le changement de comportement individuel ou collectif :

“Cela m’a vraiment permis de changer mon comportement, comme par exemple proposer plus du co-voiturage… Je le faisais déjà, mais pas assez souvent.” assure un expérimentateur.  Plus loin que soi, c’est aussi en parlant de leurs découvertes aux autres que les expérimentateurs incitent aux changements de comportement, comme ici sur le chauffage au bois : “Moi je ne me chauffe pas au bois mais si j’avais un poêle à bois, je démarrerais mon feu par le haut… je changerais un certain nombre de pratiques. D’ailleurs j’en parle à ceux qui se chauffent avec ce mode de chauffage !” ou encore auprès des enfants : “ Le changement cela a été d’en parler à nos enfants… On a pu parler avec eux de l’air propre, de l’air sale… [le micro-capteur] nous a permis d’en parler avec plus de facilité avec eux.”

 

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Rencontre entre expérimentateurs et expert lors de l'atelier "Gestion d'épisode de pollution" à la CCPMB

 

Une expérimentation pour imaginer l’avenir de l’observatoire

Pour Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, l’expérience apporte également une somme de pistes pour améliorer son observatoire en y intégrant le citoyen via le micro-capteur. Car même si l’idée de multiplier les points de mesures grâce aux micro-capteurs semble belle, les questionnements restent nombreux pour l’association régionale : Comment le citoyen s’approprie-t-il le micro-capteur ? Comment les mesures individuelles de qualité de l’air sont-elles interprétées ? Quelles modalités sont nécessaires pour une meilleure interprétation des données ? Quel est l’apport du micro-capteur dans la réflexion globale sur le changement de comportement ? 

Certaines réponses ont été apportées par les expérimentateurs sous l’œil de la sociologue Louise Michelin, du cabinet MyUsages, chargée d’analyser l’apport de ce type d’expérimentation pour les citoyens mais aussi les modalités de réussite pour l’observatoire. Ces conclusions feront l’objet d’un rapport et viendront alimenter les réflexions de l’observatoire et des partenaires du projet.

Le projet BB-Clean est un projet du programme INTERREG Alpine Space, financé par l'union européenne avec la participation de la région Auvergne-Rhône-Alpes :

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BB-clean, la suite
L’avenir s’écrira très vite pour le projet BB-clean, réalisé dans le cadre du programme européen INTERREG Alpin Space. En effet, dès la fin de l’année, l’expérimentation réalisée sur le territoire de la communauté de communes des pays du Mont Blanc, sera transposée de l’autre côté des Alpes, en Autriche et en Italie.
Dans notre région, le dispositif Captothèque, qui permet le prêt gratuit de micro-capteurs et qui offre une plateforme de visualisation des données et d’échanges entre participants, sera adaptée et améliorée en fonction des retours des expérimentateurs de cet hiver 2019.

Appel à manifestation d’intérêt dans le cadre du Plan Régional Santé Environnement 3 (PRSE3) : pour un accompagnement des collectivités qui s’engagent dans la préservation de la qualité de l’air Thursday 1 August 2019

RA15 - Axe5 - prevenir alerter

Un appel à manifestation d’intérêt (AMI) «  santé, qualité de l’air et changement climatique » destiné à favoriser l’élaboration de plans d’actions sur la qualité de l’air à l’échelle des EPCI a été lancé le 9 juillet dernier sur le site internet du Plan Régional Santé Environnement 3 (PRSE 3).

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes est largement impliqué dans le PRSE 3. Il est notamment copilote de l’action 11 « soutenir l’action locale en faveur de la qualité de l’air extérieur ».
L’une des mesures est d’inciter les territoires à mettre en œuvre des initiatives locales visant à limiter les émissions de particules fines et/ou à réduire l’exposition des populations aux particules fines et à l'ozone.
 
La candidature à l’AMI porte sur l’élaboration d’un plan d’actions en faveur de la qualité de l’air, qui pourra concerner l’ensemble des secteurs d’activité avec des effets positifs sur la qualité de l’air et la prise en compte du changement climatique.
L’AMI apportera un accompagnement technique et ciblera les particules fines, le dioxyde d’azote et l’ozone.
 
Tous les EPCI qui portent un Plan climat air énergie territorial (PCAET) ou un Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi ), sont éligibles, prioritairement ceux à proximité de grandes agglomérations, et ceux en dehors des zones couvertes par un plan de protection de l’atmosphère (PPA). Les porteurs de projets ont jusqu'au 30 septembre 2019 pour déposer leur dossier de candidature.
 
 
N’hésitez pas à nous contacter pour tout renseignement complémentaire.

Les observatoires de qualité de l'air appuient les travaux de l'INSEE pour mieux évaluer l'impact sanitaire de la pollution automobile Wednesday 31 July 2019

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Une nouvelle étude publiée par INSEE Analyses à la fin du mois de mai 2019 a permis d'établir un lien entre la pollution de l'air due au trafic automobile et une hausse des admissions aux urgences pour "affections respiratoires aigües".

Une augmentation des admissions pour maladies respiratoires aux urgences

Quand une grève perturbe les transports en commun, une partie de la population se tourne vers le transport automobile, ce qui accroît la pollution de l’air le jour même et les jours suivants. Ce surcroît de pollution peut avoir à très court terme un effet néfaste sur la santé respiratoire. S’appuyer sur l’occurrence d’une grève dans les transports en commun permet d’isoler une cause particulière à l’origine d’un surcroît de trafic automobile et de pollution de l’air. Les deux faits ont ainsi pu être corrélés sur ces périodes de mouvements sociaux : l'air plus pollué entraîne une progression des pathologies respiratoires.

Le jour de la perturbation, la concentration en monoxyde de carbone est plus élevée. En conséquence, les admissions aux urgences pour affections aiguës des voies respiratoires supérieures sont significativement plus nombreuses. Les jours suivants, la concentration en particules fines dans l’air augmente, ainsi que les admissions aux urgences pour anomalies de la respiration.

Une étude menée sur 10 agglomérations avec les données des AASQA

L'analyse a été conduite par l'INSEE sur les 10 principales aires urbaines de France (Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Lille, Nice, Nantes, Strasbourg et Rennes). Les AASQA ont contribué à cette étude, notamment en mettant à disposition les données de concentrations de polluants à l'INSEE. Ainsi pour le territoire de l'agglomération de Lyon, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a fourni ses données.

Aller plus loin sur l'étude INSEE "La pollution de l'air due au trafic automobile augmente les admissions aux urgences pour maladies respiratoires"

[Rediffusion] Barbecue, qualité de l'air et santé Monday 29 July 2019

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Midis ensoleillés et douces soirées d'été : voilà qui donne assurément envie de faire des barbecues dans le jardin ou sur sa terrasse ! Et les Français en raffolent. Notre pays serait le deuxième pays, ex-aequo avec la Pologne, pour la pratique du barbecue : en moyenne les français font 17 barbecues par an et les allemands 19 d’après un sondage réalisé en 2016.
Atmo s’est intéressé à cette pratique estivale largement répandue pour comparer les différents appareils et modes de cuisson et leur impact sur l’environnement, en particulier sur la qualité de l’air, et sur notre santé.

Le barbecue au charbon de bois : attention à la fumée ! 

Les barbecues au charbon de bois, bien que très répandus (environ 60 % des ventes en France), émettent un mélange de substances polluantes pour l’air et pouvant occasionner des effets sur notre santé : particules fines, dioxyde de carbone, monoxyde de carbone, oxydes d’azote, composés organiques volatils, HAP…

Leur utilisation doit se faire impérativement dans un lieu bien aéré et ventilé sous peine d’accumuler, entre autres, du monoxyde de carbone, gaz nocif inodore et incolore potentiellement mortel.

Si les principaux risques, et de très loin, demeurent la brûlure et l'incendie, faire cuire ses merguez au charbon de bois libère des substances toxiques. En effet, lorsque l’on grille une viande au barbecue, la chaleur fait fondre ses graisses qui s’écoulent ensuite sur les braises. A forte température (plus de 300°C), dans un contexte de combustion incomplète, les fumées de cuisson libèrent des Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) dont certains, comme le benzo(a)pyrène, sont connus pour leurs propriétés cancérigènes, mais aussi des dérivés pyrolytiques d’acides aminés, qui peuvent être dangereux pour notre santé. Ces fumées toxiques peuvent alors se déposer sur les aliments ou être inhalées lors de la combustion du charbon de bois.
 
Néanmoins l’ensemble des données scientifiques actuellement disponibles montre que le risque de surexposition alimentaire à ces composés par l’utilisation de barbecue est tout à fait limité si certaines recommandations sont respectées. Consultez les recommandations de l’ANSES pour prévenir des risques d’exposition aux substances chimiques lors d’une cuisson au barbecue.

Pour les puristes qui souhaitent cuisiner au charbon, voici quelques conseils : 
- Choisissez du charbon 100% naturel, évitant ainsi les additifs contenus dans les briquettes. 
- Evitez autant que possible les allume-feu chimiques à base de pétrole qui contiennent des composés organiques volatils. Préférez donc les allume-feu électriques ou l’allumage à l’aide de branchages ou de la laine de bois…
- N’utilisez pas de bois de récupération qui a été traité ou peint, car sa combustion peut libérer des substances très toxiques ! 
- Assurez-vous que votre barbecue  ne soit pas trop près de la maison, car la fumée peut facilement entrer dans la maison par les portes et les fenêtres et dégrader la qualité de l’air intérieur de votre logement.

Quelles alternatives au barbecue au charbon ? 

Le barbecue à gaz

Les barbecues à  gaz sont soit reliés au gaz de ville lorsque c'est possible, soit, cas le plus répandu, à une bonbonne de gaz ou bouteille de propane. Les barbecues à gaz, qui ont le vent en poupe, ont l’avantage d’offrir une combustion plus propre que celle de leurs homologues qui fonctionnent au charbon, en plus de provoquer moins de déchets.

Un barbecue à gaz émet 500 fois mois de PM10 et 100 000 fois mois de B(a)P qu’un barbecue au charbon de bois.

Cependant, le barbecue à gaz réclame une attention plus particulière au niveau de son entretien afin d’assurer une combustion maximale et prévenir tout incident. Le contrôle de l’état de propreté et de fonctionnement des brûleurs, flexibles d’alimentation et éventuels circuits électriques est en effet à réaliser régulièrement.

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Le barbecue électrique

Très facile d’utilisation, le barbecue électrique a également l’avantage de ne pas générer de flammes. Avec un mode de cuisson exempt de toute émission polluante directe, les barbecues électriques observent un avantage majeur en termes de qualité de l’air mais aussi de sécurité à condition d’un entretien adapté et régulier.

Malgré ces avantages, ces appareils électriques présentent à l’inverse le défaut d’être souvent de grands consommateurs d’énergie.

 

Les barbecues au charbon de bois lors d'un épisode de pollution 

Afin de limiter l’ampleur des épisodes de pollution qui touchent le territoire Auvergne-Rhône-Alpes et d’en prévenir les effets négatifs sur le plan sanitaire et économique, l’arrêté cadre zonal signé par le préfet de région en mai 2017 prévoit un plan gradué de mesures de limitation ou d’interdiction des activités industrielles, agricoles, résidentielles et dans le secteur des transports.  Parmi les mesures qui concernent le secteur résidentiel, le texte prévoit l’interdiction des barbecues à combustible solide (bois, charbon, charbon de bois) durant un épisode de pollution. 

Même si les barbecues au charbon de bois contribuent seulement à 0,3 % des émissions de PM10 et 0,5 % des émissions B(a)P annuelles de la région, en été leur contribution peut largement augmenter.
En effet, une journée d’été, les émissions de PM10 et de B(a)P pourraient représenter respectivement environ 10 % et 40 % des émissions totales de la région, tous secteurs confondus. Ces pourcentages pourraient même atteindre plus de 40 % pour les PM10 et près de 70 % pour les HAP en zone péri-urbaine.

Ainsi, cette mesure de restriction de l’usage des barbecues lors d’épisodes pollués vise à ne pas ajouter une pollution de proximité qui viendrait s’ajouter à une situation déjà dégradée à une plus large échelle géographique. 
Dans des conditions météorologiques souvent stables (peu ou pas de vent) associées à un épisode de pollution, les polluants émis resteront près du sol et risqueront davantage d’être inhalés.

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Hypothèses de calcul : 1 kg de charbon de bois pour 400 g de gaz par barbecue  - 12 barbecues au charbon par an par foyer pratiquant un barbecue (sondage Idealo 2016) - Barbecues repartis de mai à septembre, à raison de deux fois par semaine sur les deux mêmes journées (les émissions sont donc concentrées sur 40 jours)

Pour la petite histoire… En Chine, le barbecue fait l’objet d’une interdiction à Pékin ! En novembre 2013, les autorités de la capitale ont détruit plusieurs centaines de barbecues extérieurs, utilisés dans les restaurants,  petites échoppes et vendeurs ambulants du « downtown » de la ville. Bien que très critiquée, cette mesure avait pour but de réduire les taux de particules dans l’atmosphère.

En savoir plus :

 

 

 

 

Episode de pollution : après plus de 6 jours de vigilance, la région devrait mieux respirer dès demain Friday 26 July 2019

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Les concentrations d’ozone devraient sensiblement baisser en fin de journée, et l'arrivée d'une perturbation orageuse dés demain devrait écarter tout risque d’assister à de nouveaux épisodes pollués dans les prochains jours.

Comment apparaît l'ozone ? Quelles zones sont concernées et quelles sont les évolutions attendues ? Que faire pour se protéger ? Comment rester mobilisé pour diminuer nos émissions de polluants ? On fait le point. 

Episode de pollution actuel 

Vendredi 26 juillet, un changement de masses d’air devrait s’amorcer en cours de journée, avec l’arrivée d’une perturbation orageuse conséquente. Les concentrations d’ozone devraient sensiblement baisser à l’Est et à l’Ouest de la Région où la qualité de l’air sera qualifiée de moyenne. Sur le Nord-Est du territoire, l’arrivée du vent et des orages pourrait n’avoir lieu qu’en début de nuit, les taux d’ozone pourraient donc rester élevés jusque-là et la qualité de l’air restera médiocre à mauvaise.

Samedi 27 juillet, les températures vont largement baisser et les orages devraient perdurer tout le week-end. Le risque d’assister à de nouveaux épisodes pollués est donc écarté pour les prochains jours. La qualité de l’air va s’améliorer sensiblement pour redevenir globalement bonne dès dimanche.

Prochain bulletin demain à 13h30, pour recevoir le bulletin par mail abonnez-vous

Evolution de l'épisode au fil des jours

Jeudi 25 juillet, l’absence de vent et les températures caniculaires sont restés très favorables à la pollution photochimique. La qualité de l’air a été médiocre au Sud de la Région et mauvaise sur la partie Nord. Les taux de particules fines ont en revanche nettement diminué sur l’ensemble du territoire.

Mercredi 24 juillet, lla qualité de l’air était médiocre à mauvaise sur la région. Le seuil d’information a été approché ou dépassé sur plusieurs zones. 

Mardi 23 juillet, la qualité de l’air était médiocre à mauvaise sur la région. Le seuil d’information a été approché ou dépassé sur plusieurs zones.
Lundi 22 juillet, la qualité de l’air était moyenne à médiocre sur la région.

Dimanche 21 juillet, la qualité de l’air était moyenne à médiocre sur la partie rhônalpine de la région, bonne sur la partie Auvergnate.

 Suivez l’épisode en cours territoire par territoire  

Si vous souhaitez connaître en détail la qualité de l'air des autres régions de france, consultez les sites des autres associations de la qualité de l'air en France. 

Qu’est-ce que la pollution à l’ozone ?  
 

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                                                                                                                 La pollution à l'ozone expliquée en 1mn par ATMO Grand Est

Pour en savoir plus sur les épisodes dû à l’ozone

L’ozone joue un rôle important et complexe dans l’atmosphère. La couche d’ozone dans la haute atmosphère (20km d’altitude) nous protège des rayons ultra-violets, alors que l’ozone produit par les activités humaines au niveau du sol est un oxydant qui irrite les yeux et les poumons. En plus d'être un polluant, l'ozone a des propriétés radiatives qui lui confèrent un rôle de gaz à effet de serre en troposphère.

Les actions mises en place

Ci-dessous pour rappel les actions en cours : 

RHONE et ISERE  :  au vu de l'amélioration de la situation, l'ensemble des mesures restrictives qui avaient été mises en place dans le Rhône, l'Isère depuis le début de l'épisode ont toutes été levées ce vendredi 26 juillet à 14h. 

Crit'air et véhicules

AIN, ARDECHE, DROME, LOIRE, SAVOIE, HAUTE-SAVOIE :  depuis le début de l'épisode les Préfets de ces départements avaient également activé des alertes de niveau 1 sur tout ou partie des départements, ce qui a entraine la mise en oeuvre de mesures d'urgence comme la limitation de vitesse. A l'heure où nous publions l'article  nous ne disposons pas de toutes les informations quant aux actions décidées par les préfectures ou les collectivités. Merci de consulter votre préfecture ou mairie pour connaitre le détail des actions contraignantes ou d'accompagnement.

Pour connaître les mesures en détails  :  préfecture de l'Ain, préfecture de l'Ardèche,  préfecture de l'Isère  préfecture de la Drôme, préfecture de la Loire, préfecture de la Savoie, préfecture de la Haute-Savoie.

 

Je me protège

 
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Voici les gestes à adopter en cas d’épisode de pollution : Episode de pollution à l'ozone : les gestes à adopter

Pour en savoir plus sur les effets de l’ozone sur la santé et l’environnement rendez-vous notre page : « Pollution à l’ozone »  

L'ozone à long terme : ​ 

L’ozone est un polluant qui affecte une très grande partie de la région Auvergne-Rhône-Alpes et en moyenne, les concentrations augmentent. Pour réduire ces concentrations, dans un contexte pénalisant lié au réchauffement climatique (plus de canicules = formation d’ozone favorisée), il convient de mettre en place des actions coordonnées de réduction des  émissions des  principaux précurseurs, oxydes d’azote et composés organiques volatils, et ce sur de vastes territoires (a minima à l’échelle régionale). 

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Bilan ozone 2018 

J'agis pour réduire mes émissions de polluants

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La lutte contre la pollution par l'ozone représente un enjeu majeur dans le domaine de la qualité de l'air, compte tenu de l'impact de cette pollution sur la santé humaine et sur l'environnement. L’équilibre entre les émissions d’oxydes d’azote et de composés organiques volatils détermine les teneurs d’ozone dans l’air. Seules des actions combinées de réduction des émissions de précurseurs peuvent donc permettre de diminuer les niveaux d’ozone dans l’atmosphère.  

A court terme : 

  • Je n’utilise pas de produits chimiques comme les solvants ou les peintures, 
  • Je privilégie les transports en commun, le covoiturage et/ou les transports doux, 
  • Je respecte les limitations de vitesse, 
  • Je reporte tout déplacement inutile nécessitant l’usage d’un véhicule, 
  • Je coupe le moteur lors d’arrêts prolongés, 
  • J’évite toute conduite sportive. 

Je reste informé(e)

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Pour être informé tout au long de l'année, et recevoir des alertes en cas d'épisode de pollution : 

 

 


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